Séisme Japon

Ouh la vache, une première vidéo impressionnante du tsunami :

Une seconde prise au coeur de l’action :

Et une troisième puisque les images commencent à arriver :

Maintenant, vous le savez sans doute, le Japon est maudit des dieux. Après le séisme et le tsunami, c’est au tour des centrales nucléaires d’inquiéter. Sur ce dernier point, je me demande si les journalistes n’en font pas des tonnes en parlant déjà de fusion du coeur du réacteur. D’autant que le niveau de risque est de « seulement » 4/7 sur l’échelle INES. L’avenir nous le dira, mais je les soupçonne fortement de dramatiser (voir la vidéo BFM). Les informations de Wikipedia sont sans doute plus fiables.

Edition : Ayé ! Six jours après le séisme, l’avenir nous a dit. C’est la merde et le niveau de risque oscille entre 6 et 7. Cette fois, la fusion menace vraiment et le papy à Los Angeles qui a construit un abris anti-atomique va pouvoir  se moquer des hippies.

Suivons un peu tout ça :

Opportunisme : Lu sur Europe 1 : « Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts) a réclamé lundi la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, pour des raisons de sécurité, après les accidents nucléaires déclenchés au Japon par le séisme de vendredi. » Euh, lol ?
« Si une centrale française présente le moindre risque, elle sera fermée, selon François Fillon » . Ah non, pas lol…

Arrêt d’un réacteur, pourquoi a-t-on encore besoin de le refroidir ? « Après un arrêt d’urgence un réacteur nucléaire continue à produire de la chaleur, de l’ordre de 5 à 10% de la puissance du réacteur, une puissance encore considérable de l’ordre de 50 à 100 MW. » Une centrale de 3 GW tombe à 50 MW 1h après son arrêt d’urgence, mais il lui faut 3 à 6 mois pour atteindre un niveau négligeable. Durant ce temps, elle doit être refroidie.  Source.

Peu d’information. On sait que peu d’informations sont diffusées par le gouvernement japonais. De fait, les journalistes extrapolent, allant de la fusion à « tout va bien ». La réalité est plus simple, les gens ne savent pas, et les journalistes non plus.

Mieux comprendre les effets de l’irradiation : Wikipedia recense les signes cliniques en fonction des doses de radiations reçues sur une courte période.  En gros, on apprend que les risques de développer un cancer sont réels au delà de 0.1 sievert et la mort est pratiquement certaine au delà de 8 Sv. Le maximum atteint sur la centrale de Fukushima les 15 et 16 mars est de 0.4 Sv.

La dose radioactive est également limités en quantité cumulée par an, voir l’article Débit de dose.

La centrale peut-elle exploser comme Tchernobyl ? Gizmodo publie un ensemble d’articles qui se veulent rassurants quant à une éventuelle explosion ou aux fuites radioactives. Si la première hypothèse est simplement impossible, les fuites semblent elles aussi limitées. De bonnes nouvelles, si elles sont vraies.

Paranoïa ? Le nuage d’éléments radioactifs n’aura pas d’effet notable en France. A 14 000 Km, il faudrait un nuage vachement motivé pour parcourir une telle distance sans être dispersé. Par contre, si vous aviez prévu un voyage à Saint Pierre et Miquelon, pensez à demander un gros rabais…

Résumons : Vous prendrez bien un petit résumé sensé pour changer des articles de presse alarmistes ?

Publication originale le 11 mars. Edité régulièrement.

Spi

Tombé de l'arbre de l'évolution, tente vainement de rattraper son retard. Se rassure en surfant sur les skyblogs.

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