Et si ces enfoirés de vegans avaient raison ?

Asperges

Connaître des vegans n’est pas de tout repos. Le vegan considère que tuer un animal équivaut à tuer une personne. Il vous parle de spécisme et vous explique que maltraiter n’importe quelle espèce, c’est mal. Il va jusqu’à comparer les abattoirs aux camps de concentration : une vision des choses qui nous parait tellement disproportionnée qu’elle nous choque. Pas eux.

troll_thinkingA force de côtoyer ces hurluberlus, un jour vous aurez le choix :

  1. vous arrêtez de leur parler,
  2. vous allez les troller,
  3. vous écoutez.

Pour ma part, j’aime les débats alors j’ai joué le jeu et j’ai écouté avec cependant la quasi-certitude d’être dans le vrai : pour moi, le véganisme était une « préoccupation de riche occidental qui avait satisfait tous ses besoins primaires et s’attachait maintenant à satisfaire ceux des animaux ». Un truc de bobo hipster lopette, quoi.

Petit plongeon chez les hippies.

troll noLorsque vous commencez votre incursion dans leur monde, vous ne connaissez pas grand chose à leur concept puisque vous avez très probablement été élevé dans une famille où l’on mange traditionnellement de la viande. On vous aura dit partout que c’était dans l’ordre des choses, que nous étions au sommet de la chaîne alimentaire, qu’on faisait ce qu’on voulait et qu’on pouvait emmerder les bestioles à loisir. Et puis de toutes façons, on est omnivores et remettre en question un mode de vie qui existe ainsi depuis des siècles, ça semble vain (ou au mieux très difficile). Mais bon, OK, on a dit qu’on essayait de comprendre alors on va s’y mettre.

Pourquoi ces gens sont ils vegans ? 

Pour commencer, vous pensez qu’ils ont juste une grosse empathie envers les animaux ; vous comprenez, mais l’empathie c’est subjectif, pas la peine de s’étendre dessus. Alors vous commencez à leur parler plus concrètement de leur régime. Ne vous inquiétez pas ils sont habitués, ils sont armés pour répondre à toutes vos questions (pour peu que vous écoutiez leurs réponses) et ils s’en sortent bien : l’argumentaire des vegans est plus réfléchi que vous ne le pensez et s’articule autour de ces points :

  • Ils font preuve d’empathie à l’égard des animaux.
  • Ils ont une alimentation plus saine.
  • Ils réduisent l’impact environnemental car la viande consomme beaucoup de ressources.

Oubliez donc l’image de cette con**sse de Brigitte Bardot. Rien à voir.

troll_wtf

Les convaincre qu’ils ont tort !

Comme leur raisonnement se tient et va au-delà de « j’aime les chatons, n’en mangez pas SVP », vous êtes pris au dépourvu. Va falloir assurer pour défendre votre morceau de viande. Vous vous préparez donc à aller chercher des arguments aiguisés pour les annihiler dans un petit « pouf » ridicule. Sauf que… Sauf que vous avez un peu de mal à leur opposer des idées qui tiennent la route. Vous étiez pourtant persuadé que ça viendrait tout seul, que vous en auriez des dizaines des raisons valides de becqueter des bêbêtes, mais il vous en reste juste une poignée et en plus elles sont un peu foireuses :

Vous avez l’air fin avec ça, d’autant que les conditions de vie ont changé depuis que votre arrière-arrière-arrière-grand-mère grimpait aux arbres. Votre cerveau est maintenant bien développé (plus que celui de Lucy ou Kevin) et c’est plus dû au fait de cuir les aliments qu’à la viande cuite (semble-t-il). Quant au « on a toujours fait comme ça », vous savez bien qu’on a toujours excisé des jeunes filles et que ce n’est peut-être pas la meilleure chose à faire (peut-être). Je parlerai des carences dans un instant mais on ne vaincra pas par là non plus…

Pas de panique, on peut contre-attaquer : allez jeter un œil à la définition du spécisme dont on vous rabat les oreilles, il y a bien quelqu’un qui vous dira qu’il est normal de différencier les traitements en fonction des espèces… Et bien… Euh… Non. Le spécisme est cautionné uniquement par habitude (lui aussi) et de nombreux savants, scientifiques et philosophes le déconseillent au même titre que le sexisme ou le racisme. Merde.

Et si j’avais tort…?

fffffuuuuVotre confiance en vous vacille. On mange sans doute de la viande en quantité parce qu’on en a besoin. Pourquoi sinon ? On en a besoin car manger uniquement des légumes entraîne des carences en fer et en protéines. Et ça c’est vrai ! Ou pas, crotte. Les végétariens, ne mangent pas que des légumes. Ils doivent varier leur alimentation en incluant des aliments auxquels on ne pense pas : des céréales, des fruits secs, des sources de protéines comme la quinoa, etc. Nous les viandards, on sait que notre alimentation habituelle subviendra à nos besoins, mais on n’a aucune éducation sur comment varier notre alimentation sans viande. Forcément, si vous virez veggie et que vous ne mangez que des haricots, vous êtes mal. Mais si vous vous éduquez sur le choix de votre nourriture, ça a l’air de même pouvoir convenir à des femmes enceintes.

Bon, les enfants, on a un problème. Personne ne nous donne de raison valide de manger de la viande plusieurs fois par semaine. Et si ces enfoirés de vegans avaient raison ? Ca parait fou. On a toujours mangé de la viande, c’est impossible. Peut-être est-il temps d’arrêter de se moquer et d’écouter.

Le bouffeur de mousse et le viandard

trollEcouter en essayant de rester neutre, c’est important car les confrontations entre vegans et carnivores se résument souvent au même show. Chacun balance des arguments et personne ne cherche à comprendre :

– Z’en avez pas marre d’être des meurtriers ?
– Z’en avez pas marre de nous faire hièch avec vos images dégueulasses de veaux morts ?
– Ouais ben si vous assumiez de manger de la viande vous les tueriez vous-même !
– J’fais c’que j’veux et je te pisse à la raie !
– La raie aussi à le droit de vivre, salop !
– Non, euh…
Etc.

Toujours, un groupe tente de se faire entendre en insistant lourdement, ce qui fait chier l’autre groupe qui se braque. Ca ne fait pas avancer le schmilblick d’un iota.

Si vous participez à cette guerre des tranchées, vous n’en tirerez rien. Au mieux vous vous débarrasserez de quelques amis. Mais si vous abordez le sujet de façon ouverte et constructive, vous allez peut-être découvrir des choses. Des choses qui vous feront mal au fion. Mais ça, je vous laisse le plaisir de le faire.

Et alors ? 

Morpheus: This is your last chance. After this, there is no turning back. You take the blue pill – the story ends, you wake up in your bed and believe whatever you want to believe. You take the red pill – you stay in Wonderland and I show you how deep the rabbit-hole goes.

troll cry

Et alors, il faut bien que je l’admette : il n’est pas impossible qu’ils aient en grande partie raison. Aujourd’hui on sait que :

Alors qu’est-ce qu’on fait ? Je ne vais pas vous dire ce qu’il faut faire, ce serait prétentieux. Juste que ça mérite réflexion.

Vous trouverez plein de documentation sur le Net sur les vegans. Comme d’habitude, sachez prendre du recul et décider de soit : continuer à consommer un burger par jour, diminuer votre consommation de viande en achetant de qualité (bio, de saison), passer au véganisme. Pour le dernier, changer ses habitudes n’est pas facile et les vegans se feront un plaisir de vous aider à assurer la transition. Nous, on a choisi la 2ème en mode petits joueurs. 😉

Aucun animal n’a été blessé durant la rédaction de cet article. Peut-être qu’il blessera un vegan ou un carnivore à sa lecture, tout au plus. 😉

Edition : On revient sur l’enthousiasme suscité par cet article dans Retour sur ces enfoirés de véganes. A lire si vous avez aimé celui-ci. 🙂

Spi

Tombé de l'arbre de l'évolution, tente vainement de rattraper son retard. Se rassure en surfant sur les skyblogs.

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144 Responses to Et si ces enfoirés de vegans avaient raison ?

  1. Nicolas C dit :

    C’est l’un des articles les plus informés que j’ai pu lire.

    Plus que Magicjack, je mettrais Philip Wollen, ancien banquier devenu végan qui a une voix et une portée politique des plus importantes : https://www.youtube.com/watch?v=uQCe4qEexjc

    Pour Gary Yourovsky qui est habituellement plus connu, c’est la carte à 1000 points « oui mais c’est un extrémiste » qui est utilisée, et il est dénié ainsi facilement : https://www.youtube.com/watch?v=uQCe4qEexjc
    De son discours à lui,ce qu’il m’est resté c’est « il n’y a pas besoin de filtrer ses nutriments à travers le corps de quelqu’un d’autre ». Ca compte aussi pour la B12, préparée à partir de bactéries et refilée à l’élevage à grandes pertes.

    En soit, pas grand chose n’a changé pour moi, je fait toujours le même poids, même énergie (voire plus), je mange juste différemment. On ne devient ni surhomme ni sousloque. Le tout est de faire ça tranquillement, y a pas beaucoup d’émotions ou de peur. Le plus difficile pour être honnête est l’entourage, les gens les plus proches seront souvent les plus décevant, et ce sont les plus surprenants qui l’accepteront le mieux.

    Pour les animaux, pour avoir fini par faire bénévole en refuge pour animaux de ferme, c’est là où on se rend compte de leurs individualités. Particulièrement avec les cochons, mais aussi les vaches plus récemment.

    Le mode petits joueurs, c’est encore à l’heure actuelle la meilleure façon d’y arriver.
    Pour anticiper les « pièges », il y a cet excellent article, bien écrit tout en disant des choses vraies, et ça c’est rare en nutrition vg : http://antigonexxi.com/2015/01/22/nouveau-vegetarien-pourquoi-jai-tout-le-temps-faim/

    • Spi dit :

      Hello Nicolas,

      J’ai accumulé les infos données notamment par Flo et essayé de comprendre avant de donner mon avis sur le sujet. Ravi si l’article t’a intéressé. 🙂
      Evidemment, je ne connais pas Philip et Gary mais j’irai voir les vidéos.
      J’ai mis une vidéo de MagiCJack parce qu’il est dans le ton de la « distraction », c’est une vidéo qui expose ses idées et qui peut facilement accrocher un large public.

      Je comprends les proches qui « peuvent être décevants », la viande est très ancrée dans notre culture. Même si finalement, ça ne fait que quelques dizaines d’années qu’on en mange beaucoup beaucoup.
      Après, je me dis (aujourd’hui) que c’est un régime comme un autre.

      Pour ton dernier lien, je l’avais trouvé (dans « Et si j’avais tort…? »). 🙂 Ca répond à l’une des questions récurrentes sur les carences.

      En tout cas, je vais continuer à me documenter sur le sujet. 🙂

      Merci d’être passé. ++, Spi. 🙂

    • Nesingwary dit :

      Sans prendre d’avis sur la question vegan ou non, j’aimerais posé quelques questions qui s’écarte peut être un peu du sujet mais qui y sont tout de même directement lié.
      Ces question vont surement semblé scandaleuse pour certaine personne, mais j’aimerais précisé que c’est une démarche sincère, auquel j’aimerais connaitre vos avis.
      On parle a plusieurs reprise de l’impacte humanitaire qu’a l’élevage, et que l’on pourrait résoudre une grande partie de la famine en stoppant l’élevage qui consomme une bien trop grand part des production agricole. Et bien que l’idée soit séduisante je me demande simplement se qu’il adviendrait de la surpopulation.
      Surpopulation Humaine dans un premier temps, car si l’on venais du jour au lendemain a nourrir un milliard d’humains, qui pourront alors se reproduire, meme si l’on réduit notre empreinte écologique, sa risque d’etre lourd a encaissé pour notre planéte.
      Mais aussi la surpopulation animal, en effet a partir du moment ou l’on accepte que tous les animaux ne doivent pas subir de traitement injuste et douloureux cela signifie que l’on a aucun moyen de réguler leur démographie. Il éxiste déja des exemples ou la faune trop importante pause des soucis . Je pense notamment a la surpopulation des cervidé en angleterre qui mettait en danger la biodiversité de plusieurs Km de forets.

      Permettre a tout les humains et les animaux de coexisté en paix est une idée merveilleuse mais la Terre , bien que grande, reste un espace limité. Aussi pouvons nous vraiment nous le permettre ?

      Alors oui sa n’excuse en rien le fait de mangé de la viande, mais déja que nous avons du mal a géré l’expension et le comportement de notre propre espéce. Comment faire pour assuré a des espèce qui n’ont pas nos faculté de décisions et qui se basent principalement sur leur instinct les même droits fondamentaux tout en évitant les conséquences.

      Qui plus est comment ne pas faire de spécisme ni de racisme a la fois? Pourquoi le poulet a le droit de vivre librement dans une grande ville mais pas un tigre? n’est ce pas la un cas flagrant de discrimination ? Sans moyen de communication comment s’assuré que ces espèce a qui on octrois une certaine égalité ne crée pas de problème ? et comment réglé d’éventuel problème, on les enfermes ? on les déménages ?

      J’ai du mal a exprimé mes interrogation, et de fait elles sont toutes obscure.Mais vous arriverez peut être a me comprendre, qui sait .

      • Nicolas C dit :

        Déjà,

        Les animaux d’élevage sont tous, TOUS, inséminés artificiellement (la fameuse PMA, procréation médicalement assistée … mais pour les animaux). On peut douter qu’ils atteindraient ce même nombre par eux-mêmes.
        Cette interrogation a aussi son penchant inverse chez les mangeurs de viande « mais si on élevait plus, ils disparaitraient ».
        La vérité est que la population animale retournerait a leur vrai niveau (car là on est au delà du n’importe quoi avec 65 milliards/an), et que des animaux qui ont été en élevage peuvent retrouver une semi-liberté en conservant une protection humaine, sans l’abattoir au bout, c’est ce que font les refuges pour animaux de ferme.

        On subventionne l’élevage pour le manger à grand coup de milliards (la PAC), sinon peu de monde pourrait se payer la viande. Une infime fraction de ces sommes (qui sont des impôts) suffiraient pour de la protection animale;

        2/3 des terres émergées du monde sont accaparées par l’élevage, par la pâture ou la culture réservée voire « volée » pour eux. Et le tiers restant n’est pas forcément cultivable. Je vous laisse imaginer ce que l’abolition de l’élevage libérerait comme place.
        Sans compter qu’un boeuf consomme chaque jour de sa vie comme plusieurs humains, pour finir par en nourrir une poignée, la perte est fabuleuse, mais on aime les circuits longs.
        quand aux écosystèmes, on n’a su faire qu’une chose : bousiller les prédateurs. Le prédateur naturel du ragondin est le renard. Les chasseurs s’amusent a tuer des milliers de renards par pur sadisme (ah les chti fox days ou les journées du goupil des weekends a 4000 renards) et les agriculteurs se plaignent d’être envahi .. par les ragondins.

        Pour le tigre, il ne se retrouvera pas en ville, son habitat n’est en plus pas l’Europe et je me doute que les gens qui s’aventurent en forêt asiatique le font en état de cause et s’assurent de pouvoir se défendre.

        Ne pas vouloir être violent envers des espèces n’empêche pas de ne pas se défendre en cas d’attaques.

        Je n’arrive pas a retrouver quelle ville de norvège est protégée par des barrières, tout le monde sort avec un fusil pour les ours. S’ils en voient un, c’est un coup de semonce, s’il ne pars pas (il pars dans la majorité des cas), la deuxième est pour lui. C’est encore un cas particulier car l’homme est venu se poser très près d’eux.

        Si on appliquait la logique actuelle occidentale, l’ours n’atteindrait même pas la ville car il serait chassé jusque dans la forêt dans sa grotte. et il n’y aurait plus d’ours. Donc on est TRES loin d’un monde comme ca.

        Enfermer les animaux qui ne nous feraient aucun mal car d’autres pourraient le faire ressemble a une double peine pour les premiers qui vivraient très bien leur vie sinon.

        Enfin, que tous les endroits du monde ne soient pas aussi sûrs que l’Occident est un fait et qu’on doive y survivre aussi. En Syrie ou en Palestine, on s’inquiéterait plus des humains que des tigres. On n’est pas en famine, on n’est pas en survie et on va quand même plus fort que jamais dans la cruauté.

        C’est sain de se les poser ces questions, il faut savoir quand c’est réaliste ou quand c’est de la science-fiction.

        • Ben L dit :

          Bonjour,

          Je ne suis pas végétalien mais j’ai été confronté au phénomène assez régulièrement dans mon milieu professionnel. Je pense que de nombreux arguments des végétaliens sonnent assez justes et je n’ai jamais senti le besoin de prouver à tout prix qu’ils ont tort, démarche en tout point absurde à mon sens par ailleurs au même titre que son contraire…
          Ma position sur le végétalisme est relativement bien résumée au début de l’article d’ailleurs: « préoccupation de riche occidental qui avait satisfait tous ses besoins primaires et s’attachait maintenant à satisfaire ceux des animaux ». Le végétalisme est à mon sens une option cohérente pour les consommateurs occidentaux que nous sommes, en revanche militer pour l' »abolition de l’élevage » est une position absolutiste qui manque singulièrement d’un certain recul anthropologique. En des termes moins pédants, comment pourriez-vous convaincre du bienfondé de vos revendications un éleveur peul dont le groupe ethnique n’existe que par ou pour l’élevage depuis plus d’un millénaire? Cela n’est qu’un exemple parmi d’autres, de nombreuses tribus (nomades ou sédentaires) ont l’élevage comme pilier fondamental de leur culture… La fin de l’élevage, c’est l’arrêt de mort des sociétés pastorales. N’auraient-elles pas suffisamment souffert de la violence coloniale pour se voir imposer de nouveaux changements culturels radicaux par une nouvelle « lubie civilisationelle » occidentale?

          D’autre part, je tenais à revenir sur certains arguments développés dans les commentaires et vous faire part de ma modeste expertise en la matière (je suis chercheur en agroecologie):
          « 2/3 des terres émergées du monde sont accaparées par l’élevage, par la pâture ou la culture réservée voire « volée » pour eux. Et le tiers restant n’est pas forcément cultivable. Je vous laisse imaginer ce que l’abolition de l’élevage libérerait comme place.
          Sans compter qu’un boeuf consomme chaque jour de sa vie comme plusieurs humains, pour finir par en nourrir une poignée, la perte est fabuleuse, mais on aime les circuits longs.
          quand aux écosystèmes, on n’a su faire qu’une chose : bousiller les prédateurs. Le prédateur naturel du ragondin est le renard. Les chasseurs s’amusent a tuer des milliers de renards par pur sadisme (ah les chti fox days ou les journées du goupil des weekends a 4000 renards) et les agriculteurs se plaignent d’être envahi
          .. par les ragondins. » Nicolas C

          Il est vrai que l’élevage est gourmand en espace puisqu’il faut produire de quoi nourrir les animaux. Les dogmes modernes de l’agriculture capitaliste demandent l’élaboration de rations toujours plus riches à moindre coût, la maximisation du profit comme seul objectif. Les statistiques sur l’évolution du poids moyen du bétail du cheptel français sur les 50 dernières années parlent d’elles-mêmes. Le résultat est la culture industrielle et de grande échelle de plantes riches et profitables, notamment le maïs et du soja, pour la seule alimentation animale, avec sa ribambelle de conséquences environnementales et sanitaires désastreuses que l’on connait…
          Cependant, il s’agirait aussi de ne pas généraliser nos modes de productions occidentaux à l’ensemble de la production animale mondiale. Déjà il faut considérer que la majorité des animaux élevés par l’homme sont des ruminants (il est d’ailleurs très surprenant pour beaucoup d’européens d’apprendre que la viande la plus consommée à l’échelle mondiale est… la chèvre!). Et qui dit ruminant, dit pâturage.

          Là aussi, le pâturage est très gourmand en espace , plus d’ailleurs que les monocultures de céréales et d’oléagineux utilisées en complément énergétique dans les rations, mais à l’inverse de ces dernières, il n’endommage pas l’environnement, bien au contraire ! Le pâturage est une condition indispensable au maintien de la biodiversité dans les écosystèmes pastoraux, et tous particulièrement celle des insectes et parmi eux de nombreux auxiliaires de culture indispensables (pollinisateurs, agents de lutte biologique…). En effet, l’activité de pâturage du bétail bloque l’évolution de ces écosystèmes qui tend naturellement vers la forêt (c’est le principe de succession écologique).

          Sans l’activité pastorale, les écosystèmes pastoraux seraient à terme tous remplacés par des forêts, si l’on laissait faire la nature, ou pire si l’on décidait de s’accaparer cet espace, par des monocultures nocives pour l’environnement et de moins en moins productives du fait de la raréfaction des auxiliaires de culture mentionnés plus haut.

          Dernier détail par rapport au dernier exemple : le renard n’est pas le prédateur « naturel » du ragondin, du moins en France, pour la simple et bonne raison que le ragondin est une espèce exotique importée d’Amérique du Sud et non une espèce native. Sa présence en Europe est entièrement la conséquence de l’action de l’homme. Les espèces exotiques se sont par définition développées dans des écosystèmes différents et donc selon un cheminement évolutif différent. Introduites dans un écosystème étranger, elles tendent soient à disparaitre très rapidement, n’ayant pas développé les caractéristiques nécessaires pour y être compétitives, ou à l’inverse, se multiplient et envahissent littéralement l’écosystème, ayant développé des caractéristiques compétitives face auxquelles les espèces natives ne peuvent lutter. C’est le principe des invasions écologiques. Le ragondin étant donc une espèce invasive, son impact sur l’environnement et l’agriculture n’a pas pour origine la chasse au renard (qui n’est d’ailleurs pas un prédateur du ragondin même s’il peut parfois s’attaquer aux jeunes). Le problème c’est le caractère invasif du ragondin, l’absence, justement, de prédateurs naturels et l’inefficacité des mesures de contrôle de l’invasion (menées d’ailleurs par… les chasseurs !)…

          Au final je pense que si de nombreux arguments des végétaliens sont tout à fait justes, il est sage de considérer l’infinie complexité de la nature et de la société moderne pour aborder ce type de question. Je préfère le pragmatisme au dogmatisme, et il me semble que la dénonciation de l’économie capitaliste et ses conséquences désastreuses pour l’environnement et la production agricole est un combat bien en phase avec de nombreuses revendications du végétalisme et surtout en accord avec l’intérêt général de l’être humain et de son environnement dans toute leur diversité. La lutte contre toute production animale me parait à l’opposée remplie d’idéalisme et de dogmatisme, et à ce titre quelque peu déconnectée des réalités. La production animale est ancrée dans l’évolution des sociétés humaines et l’évolution naturelle des écosystèmes qui se rencontrent dans l’activité agricole. Les dérives gigantesques de l’économie productiviste et de la consommation de masse, dont l’élevage industriel est l’un des symptômes les plus choquants, doivent bien évidemment être combattues avec rage, mais ne doivent pas cacher ces réalités fondamentales.

          En espérant que vous auriez eu le courage de me lire !

          • Nicolas C dit :

            Tout le premier paragraphe est un commentaire sur l’abolition de l’élevage, chose dont je ne parle pas dans mon commentaire. C’est adorable. Je vois pas bien quoi vous dire là-dessus.

            Je suis ravi que vous disiez que « ce sont des préoccupations de riches occidentaux », je vous rappelle que les ONG plenty food et food for life global distribuent des millions de repas végétaliens à des pauvres juste parce que … c’est ce qui coûte le moins cher. je vous rappelle également que des pays comme les USA, le luxembourg ou la même mangent plus de 90kg de viande/an/habitant. Tandis que des pays à riches bobos comme le sri lanka, le rwanda ou le sierra leone sont à 6-7 kg/an/habitant.

            Donc votre jugement à l’emporte-pièce sur l’état du porte monnaie des gens qui adhèrent à une cause quel qu’elle soit, vous pouvez vous le garder. On a encore le droit de décider dans quoi on met notre argent.

            J’ai pas bien compris votre paragraphe sur l’élevage, il semble tourner le fait pour contredire .. tout en disant que c’est vrai. Enfin, plutôt que la FAO dit quelque chose de vrai. Dont voilà son rapport qui dit ça d’ailleurs, mais on excusera les maigres expertises de l’organisation des nations unies pour l’agriculture :x…
            ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/010/a0701e/a0701e07.pdf

            Pour l’aspect monoculture, bon ben on va répondre rotation des cultures, je vous laisse voir avec cette association :
            http://www.itab.asso.fr/downloads/rotab/rotab-synthese-regions.pdf

            Pour le ragondin, merci, je sais qu’il est là à cause de l’action de l’homme … et de son élevage pour sa fourrure (BEN TIENS). Toute l’explication de l’invasion écologique était superflue. Par contre, prétendre que le renard n’est pas son prédateur, je vous laisse vous arranger avec la ligue ROC,
            Je cite :
            « Ses prédateurs naturels (caïman, jaguar) sont absents mais le renard, le putois, la loutre et certains rapaces exercent une prédation significative sur les jeunes ragondins »
            http://www.roc.asso.fr/protection-faune/ragondin.html

            –> les renards mangent les ragondins -tant qu’ils ne sont pas adultes-, puisqu’il faut le dire texto. S’ils ont tord, allez débattre avec eux. Il aurait été appréciable que ce point apparaisse dans votre texte au lieu de glorifier les chasseurs qui se font un honneur de buter les deux (renard comme ragondin).

            Pour votre passage « Ruminants dit pâturage », je vous laisse en compagnie de la ferme aux 1000 vaches avec Dupont-Aignant, en cinq secondes.
            « 90 % des vaches laitières ne pâturent plus ».
            Bravo.

            Tout votre texte oublie un truc formidable : la conversation des espèces c’est un acte qui se décide et peut se mettre en oeuvre. Les zoos, anciennes prisons faites pour dominer les animaux ou les faire disparaitre (regarder un peu leur histoire d’il y a un siècle) se prévalent de cette mission, mais il n’y a pas qu’eux (voir plus loin)

            C’est irritant de voir a quel point les gens n’auraient rien a foutre des animaux s’ils ne pouvaient plus les exploiter/torturer a merci pour du pognon ou pour de la bouffe. Le tout après avoir dit qu’il fallait lutter contre le capitalisme, hum.
            -Prendre soin d’eux pour eux-même- c’est si difficile à penser ? Les surfacesse réduiront

            C’est ce qui se dégage de « mais sinon ils disparaîtraient et tout va s’effondrer », sauf que l’on oublie quelque chose que des gens font déjà pour des animaux de ferme, ça s’appelle … DES REFUGES. Oui, ce ton est volontairement énervé et condescendant, mais c’est pour insister sur le fait que des gens prennent tous les jours soins d’animaux de ferme de ruminants qui pâturent … sans les bouffer à la fin. Les voilà sur une carte
            http://www.animal-lovers.eu/sanctuaries.php
            Ca commence dans les civilisations occidentales, mais dire que le milieu de la colombie ou le nord de l’inde sont « de riches occidentaux », faut peut-être pas pousser non?

            Vu ce qu’ils font avec quelques dons -ce ne sont jamais que des associations caritatives-.

            La moitié des animaux sauvages aurait disparu, les animaux d’élevages sont tués toujours en plus grand nombre, mais pas de soucis, préférons le pragmatisme au dogmatisme, ne soyons « pas trop extrémistes » vu que c’est ce qui se cache sous ces phrases, autant ne rien changer et continuer comme ça :).

            « auriez eu » le courage ?

          • Ben L dit :

            Nicolas C, je n’arrive pas à répondre en dessous de votre réponse, donc je mets ça là, en espérant que vous me lirez!

            C’est dommage que vous soyez à ce point sur la défensive.
            Premier constat sur votre réponse: votre ton est plutôt agressif, alors que le mien n’était qu’une illustration de mon point de vue et de mes connaissances. Deuxième constat: votre réponse est remplie de jugements péremptoires auxquels je répondrais pêle-mêle:
            « Donc votre jugement à l’emporte-pièce sur l’état du porte monnaie des gens qui adhèrent à une cause quel qu’elle soit, vous pouvez vous le garder. On a encore le droit de décider dans quoi on met notre argent »
            En gros avec vous il faut être de votre avis ou se taire? Quoiqu’il en soit, que vous le vouliez ou non, le végétalisme est une préoccupation occidentale. La majeure partie de la population mondiale a autre chose à penser (à commencer par la gestion d’un quotidien par forcément facile, pour ne pas appeler ça survie dans d’autres cas). Ce n’est pas un » jugement à l’emporte-pièce », même pas mon opinion, mais une réalité factuelle. Désolé que ça fasse autant de mal à votre égo. Et vous avez tout bien entendu tout à fait le droit de faire ce choix alimentaire, là encore je ne vois pas bien ou vous êtes allé chercher que je prétendais le contraire. J’ai d’ailleurs bien dit que c’est un choix tout à fait cohérent pour un occidental à mon sens et que les arguments des végétaliens sont souvent justes. Ca n’empêche pas de garder en tête certaines réalités dont celle-ci implacable: le végétalisme, sauf peut-être quelques exceptions de tribus végétaliennes dont je n’ai pas connaissance, c’est avant tout un problème de riche. Votre contre-argumentation ne tient pas : les ONG, ce sont aussi des organisations occidentales, et les pauvres gens à qui ils distribuent la nourriture se moquent bien qu’elle soit bio, végétalienne ou je ne sais quoi, allons… Et évidemment que l’on consomme plus de viande dans les pays riches, mais là encore ça n’a rien à voir avec le constat initial. Les pays pauvres ne consomment pas moins de viande parce qu’ils sont plus préoccupés par le bien-être animal, juste parce qu’ils ne peuvent se permettre financièrement d’en consommer autant…

            Pour ma critique de la monoculture, je ne vois pas trop non plus ou vous voulez en venir. Déjà gardez en tête que je suis chercheur en agroécologie avec une formation d’agronome avant de me prendre de haut avec vos connaissances partielles. Vous n’allez donc pas m’apprendre ce qu’est une rotation. Et là encore vous tapez à côté, quand je parle de monoculture je parle bien de l’aspect spatial, à savoir la culture d’une seule espèce à l’échelle du champ (donc d’une unité spatiale). Vous me répondez (je ne sais pas trop ce à quoi vous chercher à répondre d’ailleurs?) en me parlant de l’aspect temporel (la succession des cultures). Alors deux précisions: chaque fermier, même le plus dégueulasse pisseur d’engrais chimiques, pratique des rotations du moment qu’il fait des cultures en sol. C’est un principe élémentaire de l’agronomie si on fait pousser la même culture plusieurs années de suite au même endroit, on ne récolte plus rien après trois ans. Cela n’est en aucun cas une réponse au problème de la monoculture. Un champ en monoculture est par définition un écosystème artificiel non durable car trop simplifié qui nécessite en tant que tel une intervention extérieure lourde (engrais, pesticides, etc) pour se maintenir en état de production. A l’inverse, l’écosystème pastoral est un écosystème semi-naturel où cohabitent de nombreuses espèces végétales, ce qui favorise le maintien de la biodiversité à l’échelle du champ. Les prairies contribuent positivement à l’agriculture en tant qu’habitat de nombreux auxiliaires de culture et ont un impact écologique positif. Et les prairies ont besoin de pâturage pour se maintenir en tant que tel. C’est le seul sens de mon propos: les prairies ont un impact écologique positif, les champs en monoculture un impact écologique négatif. Rien n’est tout blanc, ni tout noir.
            Et bravo pour votre argumentation digne d’un journaliste du paf avec le coup du « je prends un exemple pour justifier une généralité » avec la ferme des 1000 vaches. Au cas où vous n’auriez pas compris mon message (qui est pourtant très clair, désolé pour vous) et mon point de vue sur l’agriculture moderne, je suis extrêmement critique à l’égard des modes de production industrielle. Vous croyez que je me suis orienté dans la recherche en agroécologie parce que je suis passionné de production de poulet en batterie et des vaches qui ne voient jamais le Soleil??? Allons… Mais encore une fois, il faudrait sortir un peu de votre perception quelque peu occidento-centrée. Le pastoralisme est une pratique plurimillénaire dans des milliers de sociétés, et la surface pastorale représente à l’échelle de la planète 70% de la surface agricole, statistique FAO (http://www.fao.org/ag/agp/agpc/doc/grass_stats/grass-stats.htm). Cesser de voir une réalité immuable dans des cas particuliers. Le monde est complexe et voir tout en blanc ou tout en noir sur un sujet particulier c’est faire preuve de ce dogmatisme dont je parlais.

            « C’est irritant de voir a quel point les gens n’auraient rien a foutre des animaux s’ils ne pouvaient plus les exploiter/torturer a merci pour du pognon ou pour de la bouffe. Le tout après avoir dit qu’il fallait lutter contre le capitalisme, hum.
            -Prendre soin d’eux pour eux-même- c’est si difficile à penser ? Les surfacesse réduiront
            C’est ce qui se dégage de « mais sinon ils disparaîtraient et tout va s’effondrer », sauf que l’on oublie quelque chose que des gens font déjà pour des animaux de ferme, ça s’appelle … DES REFUGES. Oui, ce ton est volontairement énervé et condescendant, mais c’est pour insister sur le fait que des gens prennent tous les jours soins d’animaux de ferme de ruminants qui pâturent … sans les bouffer à la fin. Les voilà sur une carte »

            Encore et encore des jugements péremptoires. Mais bon, passons. Je passe sur les zoos, ça n’a rien à voir avec rien de ce que j’ai dit.
            Pour le reste, là encore, même argument fallacieux: vous prenez quelques exemples spécifiques pour me répondre sur un problème global. Donc si j’ai bien compris votre argumentation bien confuse, vous sous-entendez qu’on pourrait maintenir 35 millions de kilomètre carrés d’écosystèmes pastoraux en élevant des animaux sans perspectives de revenu? Comment couvrirez-vous les coûts colossaux d’une telle opération? J’espère que vous vous rendez compte que vous êtes dans l’utopie la plus complète… Et allez expliquer aux peuples qui ont construit leurs civilisations et cultures, en somme la réalité de leur existence, autour de l’élevage qu’ils devront faire ça comme un hobby désormais…
            Je n’ai a aucun moment fait l’apologie de l’exploitation ou de la torture des animaux. Je suis radicalement opposé à tout ce qui se rapproche à l’agriculture industrielle moderne mais je reste pragmatique et ancré dans le monde réel et non dans de petites rêveries idéalistes. Je vous recommande vivement d’approfondir vos connaissances anthropologiques et ethnologiques pour prendre un peu de recul. Vous apprendrez notamment que l’élevage a été une composante essentielle de la naissance et de l’évolution des civilisations modernes, qu’il n’est pas né d’une pulsion sadique de l’être humain envers l’animal mais d’une évolution spontanée des sociétés primitives. Peut-être que vous comprendrez un peu plus le sens profond de mon message initial (puisqu’à la vue de votre réponse c’est loin d’être le cas)
            Rien qu’avec cet article simple vous aurez de quoi affiner votre réflexion: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pastoralisme
            Et pour clarifier une bonne fois pour tout mon avis, puisque vous avez visiblement du mal à faire la part des choses entre les informations objectives que j’ai données et un avis subjectif :
            1- Je n’ai rien contre le végétalisme en tant que choix de consommation individuel, j’ai moi-même été végétarien pendant une longue période et ne mange de la viande qu’occasionnellement à l’heure actuelle, et ne consomme aucun produit issu de l’agriculture industrielle (vu les prix exorbitants de la viande bio, ça devient facile de changer ses habitudes)
            2- Pour l’aspect éthique je désapprouve bien entendu toute les pratiques actuelles de l’élevage industrielle : engraissement forcé, privation de l’accès à l’extérieur, sélection orientée sur le rendement… etc et mêmes certaines traditions qui n’ont plus de lien fort avec notre civilisation moderne et qui devraient par conséquent être stoppées (par exemple le gavage des oies ou, bien entendu même si j’extrapole un peu, la corrida).
            3- De même je désapprouve fortement la ‘chasse loisir’ et les hobbies de riches tels que les safaris qu’il faut bien distinguer de la chasse traditionnelle qu’on retrouve encore chez certains sociétés dites primitives (pour faire une analogie de plus) et d’une manière générale, toute exploitation des animaux pour une consommation superflue (fourrures, cuirs et tutti quanti…)
            4- Pour l’aspect environnemental et sanitaire, il est évident que les pratiques de l’élevage industriel moderne (et j’insiste bien sur ces termes) ont des conséquences écologiques désastreuses en termes notamment de pollution des eaux et de destructions des écosystèmes naturels.
            Je pense que nous sommes d’accord sur tous ces points n’est-ce pas?
            Mon message est le suivant : c’est à mon sens faire preuve de dogmatisme de tirer à partir de ces faits des conclusions telles que : ‘les causes profondes sont l’élevage et la consommation de viande en tant que tels’. Le problème est à mon sens clairement un problème de mode de production et de consommation. On atteint de tels dérivent puisque nous vivons dans un monde dominé par l’idéologie du profit, et tous les moyens sont bons pour augmenter les marges, de la réduction des coûts (d’où l’engraissement des animaux bien au-delà de leurs capacités naturelles à prix toujours plus bas grâce à la merde OGM dopés aux engrais et aux pesticides) à la stimulation de la consommation (d’où la promotion d’un mode de vie jouisseur, du MacDo et de l’alimentation pas chère).
            Elle est là l’origine à toutes les dégueulasseries que pointent les végétaliens et non pas dans la nature même de l’élevage, phénomène anthropologique plurimillénaire et pratique agricole qui, quand pratiquée en dehors d’une logique de profit (dans le cas des civilisations pastorales par exemple), peut avoir des vertus culturels et environnementales amplement démontrées (ce qui est encore le cas dans une grande partie du monde).
            Voilà j’espère que maintenant c’est clair. Je sais que c’est long et compliqué, mais c’est à l’image du sujet replacé dans un contexte global. Si on se contente de la surface, on en reste au choix individuel de mode de vie. Quand on va au fond des choses et tente de trouver les causes réelles des phénomènes, on passe au degré supérieur, celui du combat politique.
            J’espère que vous ne ferez pas trop cas de mes petites piques, c’est de bonne guerre au vu du ton de votre réponse…

            Cordialement,

          • Nicolas C dit :

            Pour ce qui est du ton de ma réponse précédente, vous avez légèrement commencé là :
            « l’inefficacité des mesures de contrôle de l’invasion (menées d’ailleurs par… les chasseurs !)… »
            Donc les piques de la seconde me laissent de marbre et si vous trouviez que c’était agressif vous êtes loin du compte.

            Tel que vous le suggérez donc, il ne faut rien changer juste pour « conserver en l’état » 2/3 des surfaces de la planète et de continuer à buter plusieurs dizaines de milliards d’animaux, tranquillement. C’est super pragmatique.

            Parfait, ca me va.

            En fait, de tout vos deux posts, je vais le répéter, a aucuns moments je ne parle de l’abolition de l’esclavage, donc vous voulez me dire quoi en fait ?

          • Nicolas C dit :

            élevage, vive le t9.

  2. Eddy Malou dit :

    Cette communauté doit cesser de prendre de l’ampleur. Le végétalisme empêche une application correcte et globale de la congolexicomatisation des lois du marché. Au Brésil, l’amélioration des stratégies d’obtention des autorisations d’extraction du valium est perturbée par la mésapplication de la théorie générale des organisations, due à l’excès de végétalisme combiné à une climatologie tropicale, causant déjà l’impossibilité de la mise en pratique de la nucléarisation du valium et donc de la congolexicomatisation des lois du marché !

  3. jefflec dit :

    La principale question que je me pose, c’est : est-ce qu’aujourd’hui tu finis tes légumes quand il n’y plus de steak dans ton assiette ? 🙂

  4. Whiteworld dit :

    Je suis une enfoirée de vegan et j’approuve cet article 8)
    Sérieusement, félicitations, vous avez su faire un article à la fois documenté mais aussi faisant ressortir le point de vue des uns et des autres.
    Merci !

  5. Bonjour,

    Enfin un article qui ose dire les choses!
    Tout n’est pas parfait biensûr et des choses sont discutables mais dans l’ensemble c’est assez bienveillant pour les « deux camps » vegan ou non :-), le problème je pense c’est qu’il n’y a que les vegans qui vont lire celui-ci et ce féliciter (comme moi xD) d’être tombé dessus, et non les mangeurs de viandes qui risque de trouver tout ça trop long et de fermer la fenêtre dès la deuxième ligne.

    En tout cas bravo,

    Une mangeur de graine, :3

    Et n’oublier pas: « l’avenir dépend de nous! » – Captain planet (okay je sors…)

    • Spi dit :

      Hello Captain Désinvolte 🙂

      le problème je pense c’est qu’il n’y a que les vegans qui vont lire celui-ci

      Ce serait un peu dommage. Car pour moi, un des intérêts de l’article c’est justement de parler aux autres carnivores : de leur donner la vision d’un autre mangeur de viande (qui essaye d’être neutre dans le traitement).
      Moi je pense que ça peut les intéresser et que ça peut convaincre plus facilement les trolls de s’intéresser sérieusement au sujet. 🙂

      ++

    • TopaZe dit :

      Bonjour M’dame !

      Je trouve ton commentaire un poile dégradant quand même. En tant que carnivore , je dois avouer me poser de questions quand même a ce sujet. Et même si je ne compte pas arrêter de manger de la viande, j’ai tout de même lu l’article en entier.

      Ceci dit, bravo pour l’article,

      Une mangeuse de cadavre.

    • Miam dit :

      Bonjour,

      Je rejoins TopaZe, je te trouve bien méprisant envers les mangeurs de viande !
      Je suis également une bouffeuse de cadavres de la catégorie des lâches (une ou de fois par semaine et du local pas trop torturé durant son élevage) et malgré tout j’ai lu l’article de A à Z, avec intérêt. Si si ! Pour ta gouverne, le carnivore est également un être capable de lire un texte dans son intégralité même s’il n’est pas d’accord avec tout ce qui y est écrit.

      Parmi les carnivores que tu sembles regarder de haut, beaucoup s’intéressent à leurs congénères vegans et ont envie de comprendre leur démarche et leur mode alimentaire, pour certains dans le but d’y migrer, pour d’autres pour comprendre simplement.

      Une petite pensée pour la route : il me semble indispensable de faire preuve de tolérance et d’écoute si l’on souhaite en être gratifié aussi.

      Peace & Love mon frère !

      • Spi dit :

        Plein de bon sens. 🙂

        • Miam dit :

          Merci Spi, j’en profite pour te remercier pour cet article très intéressant, très bien tourné et avec la petite pointe d’humour qui va bien.
          Très appréciable également la neutralité qui permet à chacun de s’intéresser au sujet sans se sentir agressé dans ses choix et donc de s’ouvrir plus facilement à ceux des autres.
          Je vais visiter le reste du blog, tiens. Bonne journée !

          • Spi dit :

            Noooon, ne visite pas le reste du blog, je préfère que tu restes sur une bonne image ! 😉
            Je plaisante. Merci à toi d’avoir pris le temps de le lire. 🙂

      • biquette dit :

        Mangeons dans le respect des uns et des animaux…

      • Nicolas C dit :

        Si les végans regardent les carnivores de haut,
        Ce site montre a peu près comment les carnivores regardent les végans, tout sauf de la tolérance et encore moins de l’écoute.
        http://levegetarismematuer.tumblr.com

        D’autres exemples de ce que subissent des végétariens, que ce soit même des pouvoirs publics, alors que le végétarisme est très nettement accepté en angleterre ou en allemagne :
        http://grenier.veggiepride.fr/2011/livret_végéphobie_pour_lecture.pdf

        Voilà le genre de commentaires, donc non, les gens qui s’y intéressent ne sont pas « beaucoup » hélas et font plus partie d’une minorité que des vg très chanceux peuvent connaitre.

        Pour la petite pensée, pour beaucoup de carnivores, ça se résume a « de la compassion/pitié, j’en donne pas mais j’en veux ».

        • biquette dit :

          Au secours, je suis vegan, je suis infestée de souris, que faire ?

          • Spi dit :

            Acheter un chat ?

          • Nicolas C dit :

            Cages non-léthales et relâcher (beaucoup plus loin)

            La souris vis plus longtemps, des prédateurs qui en auraient éventuellement plus besoin en profiteraient.

          • ericccccc dit :

            trempez les dans l’huile ca fera des escargots tous chauds…. puton les escargots au beurre aïllé quel délice!!!!

        • Michael dit :

          Il manque un peu de tolérance dans tous ces propos. Je ne ferais pas de prosélytisme, de toute manière je suis du genre à « aller contre ».
          Deux réflexions me viennent. La première serait de savoir si les végétaux dont on se nourrit, étant non pas carnivores mais omnivores, donc si ces végétaux ont une conscience. Certe limite si on s’en tien a notre prédominance sur la nature. Mais pour ma pars les plantes arbres algues et autres végétaux sont des organismes vivants et ont sûrement eux aussi une conscience…….
          Une autre piste pourrait être de partir dans une logique toute différente. Si mes souvenirs sont bon un film d’anticipation : soleil vert. Une alternative à la viande « animale » pourrait être De recycler la viande humaine. Mais on soulèverait une autre question étique….

          Pour conclure, on peu débattre sans fin, apres tout tous les choix sont possible, et nous ne tomberont jamais d’accord le tout est de faire preuve d’écoute, de respect et de tolérance.

          • Spi dit :

            Aaaah la tolérance. Pas facile. Même ici ça tend à déborder.

            Concernant Soleil Vert, je me suis déjà demandé comment ça pouvait fonctionner.
            Attention, spoil !
            Une personne qui meurt ne peut sans doute pas produire assez de nourriture pour subvenir aux besoins de tous les autres. Ca m’a toujours chagriné vu la quantité produite dans le film.
            Il me semble qu’ils ont aussi du soleil jaune et rouge mais le vert est majoritaire.

            Le problème de la conscience des végétaux, je l’ai aussi abordé en plaisantant. Je pense qu’ils en ont marre. 😀
            Certains sites y répondent d’ailleurs maintenant avec humour : http://insolente0veggie.over-blog.com/article-23410961.html

            Cela dit, il y a aussi un débat plus réaliste sur la douleur du poisson : http://www.20minutes.fr/planete/1079437-20130114-douleur-sensation-inconnue-poissons

          • Nicolas C dit :

            Dit autrement et simplement :
            que les végétaux aient une conscience ou pas, je m’en cogne. Parce que c’est une non-question encore complètement ouverte.

            La raison ?
            2/3 des terres émergées sont utilisées par l’élevage. Que ce soit par la pâture et l’agriculture indirecte
            –> Pour sauver un maximum de végétaux, il suffit d’arrêter d’élever du bétail pour les leur donner. (parce qu’un boeuf mange beaucoup plus qu’un humain)

            Et l’air de rien, ce n’est encore qu’un moyen de continuer a asservir les animaux. car les « expériences » ont toute été invalidées…
            Pour une analyse plus complète et en deux parties :
            http://coteboudreau.com/2014/09/13/ethique-vegetale-1/

            Coté quantité :
            Pour example, 75-80% du soja mondial est donné au bétail selon le WWF. Du coup, même cet argument « de conscience » est favorable au végétalisme.

            Pour le reste, il n’y a qu’à regarder les conséquences du cannibalisme pour savoir que ça ne tiens pas.

            Le véganisme c’est vouloir profiter des moyens et techniques de la civilisation pour arrêter de causer des souffrances superflues et futiles à autrui. Pas le retour aux âges sombres.

          • Catherine dit :

            Je crois que l’enjeu est plus précisément la souffrance (sensibilité physique et psychologique vérifiable) que la conscience (invérifiable). Pas besoin d’expliquer, donc, ce qu’est un système nerveux central et les êtres vivants qui en sont pourvus ou non! Il est évident que la souffrance causée aux animaux ne se mesurent en rien avec la réalité végétale. C’est hélas souvent un argument que les carnivores et les omnivores utilisent beaucoup.

            Pour ce qui est de votre deuxième réflexion, je m’interroge. Je n’en suis pas venue à une conclusion claire. Pourquoi ne pas interroger la philosophie à ce propos?

    • martine gorin dit :

      je suis vegan dans ma tete mais pas du tout dans mes actes je suis de ces mangeurs de viandes et j ai lu l article jusqu ‘ au bout et j ai beaucoup aimé : moins d agressivité et plus d humour , chacun va à son rythme et l évolution est en marche !!

    • Joshua dit :

      « le problème je pense c’est qu’il n’y a que les vegans qui vont lire celui-ci et ce féliciter (comme moi xD) d’être tombé dessus, et non les mangeurs de viandes qui risque de trouver tout ça trop long et de fermer la fenêtre dès la deuxième ligne. »
      Je mange de la viande, et pourtant j’ai lu jusqu’au bout, même jusqu’aux commentaires pour te dire.
      Je trouve ta remarque un peu hautaine en fait, je ne suis pas Vegan mais j’en connais plein, je respecte ce choix et je m’intéresse au sujet, même si je ne changerais pas d’avis la dessus, j’aime bien comprendre le point de vue des autres. Manger de la viande ne rend pas plus bete, au meme titre que manger des légumes ne rend pas plus intelligent, à moins que je ne sois dans le tord. 😉

      • Johannisbeer dit :

        Je rejoins Joshua et les autres… Je trouve TopaZe assez hautain(e)! Oui il est vrai que certains carnivores sont très bêtes et méchants… Réduire tous les gens mangeant de la viande à de vilains ignorants, n’est pas un peu simple?… Il me semble évidant (rien qu’en lisant les commentaires de cet articles) que c’est aussi (chez certains) un choix réfléchi…
        Ceci dit j’ai bien aimé l’article.

      • Sunalee dit :

        C’est parce qu’on a l’habitude de voir ce genre d’articles tourner entre vegans et être complètement ignoré par la majorité des gens qui ne le sont pas. Vos réactions sont disproportionnées…

  6. Van Essa dit :

    Article très bien mené 🙂 Après avoir si bien écrit, et donc avoir récupéré autant d’informations et commencé à comprendre un maximum, la 3ème solution semble pourtant évidente 😉 Et ce n’est pas si compliqué qu’il n’y parait…

  7. j dit :

    « et non les mangeurs de viandes qui risque de trouver tout ça trop long et de fermer la fenêtre dès la deuxième ligne. »
    C’est avec des phrases comme ça qu’on déclenche des guéguerres. 😉 soit vous attayez le fond de votre pensé, soit cette phrase risque d’être mal interprétée.

  8. Cris dit :

    J’ai beaucoup aimé votre article, bien écris, drôle et avec plein de bons arguments. Végétarienne depuis presque un an, je suis une convertie très heureuse.. en fait je ne ressenti aucun changement physique, mais la joie de ne plus participer à des tueries (des animaux et de la planète) compense tout manque des habitudes carnivores que je puisse avoir..

  9. marcelle dit :

    Bon article Spi, pour envoyer quelqu’un vers une écoute, comme tu dis, de la vision du végétarisme. Réduire et améliorer qualitativement sa consommation de viande est plus simple qu’on ne l’imagine, et n’apporte que des avantages…
    (En revanche, concernant le « peut-être » sur la question de l’utilité de l’excision, je pense que cette mutilation est inutile… me demande pourquoi tu émets ce dérangeant « peut-être »…).

  10. Sonia Nemo dit :

    L’article part d’un bon sentiment mais est à côté de la plaque. Je suis vegan et je fréquente des dizaines de vegans qui sauteraient au plafond en lisant ça. D’abord, il y a une confusion regrettable entre vegan et végétarien (le mot « végé » étant par ailleurs confusionniste puisque personne ne le définit pareil : vgr + vgl + vgn pour certains ; seulement vgr et vgl pour d’autres). Le végétarisme est un régime alimentaire, pas un mode de vie global qui exclut l’exploitation animale de notre consommation (alimentation végétalienne, boycott des produits testés sur les animaux nonhumains, du cuir, de la laine, des zoos, cirques avec animaux NH, etc.). De plus, le végétarisme tue des animaux dans la mesure où il s’agit d’ovo-lacto-mielo-végétarisme. Pour avoir du lait, on insémine une vache chaque année et on lui retire son veau. Le veau est ensuite engraissé puis tué si c’est un mâle ; il aura la même misérable vie que sa mère si c’est une femelle. Quant aux oeufs, même bio, on broye, gaze, jette directement à la poubelle (au choix) les poussins mâles… Le végétalisme, qui lui aussi est un simple régime alimentaire n’exclut pas non plus l’exploitation animale. Un végétalien peut très bien assister à une corrida et porter de la fourrure (par exemple). Bref, il y a l’exploitation animale et le véganisme. Il n’y a PAS DE TROISIEME OPTION. Par ailleurs, le véganisme est philosophique et POLITIQUE et on n’est pas vegan par compassion (ou du moins ce n’est pas la raison première). On est vegan car par JUSTICE. On reconnaît l’égalité en droits fondamentaux des animaux SENTIENTS (humains et nonhumains). Tous ont un égal intérêt à être traités comme des personnes et non come des biens, des (MARCHANDISES). Concernant les arguments santé et environnement, ce ne sont pas non plus la raison déterminante pour devenir vegan. Certains omnis se portent très bien et on est pas vegan pour ne pas polluer. On est vegan POUR LES ANIMAUX. Concernant la comparaison avec les camps de concentration ou l’esclavage, je pense qu’il vaut mieux les éviter car on ne lutte pas contre une oppression en en invoquant une autre. L’oppression systémique qu’est le spécisme et le massacre inutile de milliards d’animaux chaque année sont suffisament injustes pour justifier que les gens deviennent vegan. Maxime Ginolin n’a pas compris cela puisqu’il est « human first » et donc spéciste. Il a organisé un happening utilisant une tête de veau et cautionne les marquage au fer rouge d’humains, ce qui discrédite le mouvement vegan. Enfin, manger bio ou être « flexitarien », c’est rester omni et ça ne sauve pas d’animaux. C’est juste hypocrite. Prôner le « Chacun son rythme », c’est oublier les victimes et rester dans nos privilèges d’oppresseurs. C’est indécent quand on connaît le sort des animaux et l’urgence qu’il y a à devenir vegan pour eux.

    • Spi dit :

      Hello Sonia.

      L’article ne part pas d’un bon sentiment, il résume juste factuellement ce que j’ai appris en discutant avec des vegans pendant quelques mois. 🙂

      Comprenez qu’entre manger des burgers tous les jours et militer activement pour le droits des animaux, il y a tout un panel de gens et de sensibilités : des gens qui ne changeront pas, des gens qui se posent des questions, d’autres qui font de petits gestes. Je ne pense pas que critiquer ces petites avancées soit un bien car ces gens sont peut-être les vegans de demain.

      Je peux comprendre votre rage à défendre les animaux, mais c’est malheureusement le type de discours qui nous repousse. On a l’impression de se faire engueuler parce que l’on n’atteint pas assez vite l’objectif « full vegan ».

      J’ai mis cette vidéo de Ginolin car justement, il présente un aspect abordable au « carniste ». J’imagine qu’il ne fait pas l’unanimité chez les spécialistes, mais il informe le néophyte d’une façon ludique et bien fichue qui m’a plu.

      ++, Spi.

    • Johanne dit :

      Sonia, faut vous calmer.En effet c’est chacun son rythme, vous avez tort. Tout le monde n’est pas physiquement ou mentalement capable de stopper la viande du jour au lendemain.
      Ensuite y’en a marre des hystériques végé qui nous font tous passer pour des cons à la science infuse avec un esprit fermé.
      De plus, vous généralisez les vegans! On ne mange pas de viande effectivement pour l’animal mais aussi en grande partie, meme très grande partie, pour l’impacte environnemental qu’a la production de viande.
      Pour finir, quelqu’un qui passe sa vie à défendre la cause et la protection animale sous toutes ses formes, ils ne faut pas le blâmer s’il mange de la viande de temps en temps. Je ne veut pas raconter ma vie aux végé comme toi qui me gonfle mais sache que je suis vegan dans ma façon de vivre, dans mes combats et dans toute ma philosophie de vie. J’ai malheureusement été contraite de remanger de la viande après plusieurs mois de végétalisme et un an de végétarisme pour des raisons de santé qui n’ont rien à voir avec des carences. Et ça me m’empêche pas d’être fière de la façon dont je vis à côté et fiêre d’avoir changé la façon de vivre et même la façon de manger de beaucoup de personne de mon entourage.
      Pourquoi? Parce que j’ai les bons arguments et que je ne suis pas une pétasse agressive sur ce genre de sujets sensibles qu’il faut prendre avec des pincettes.

      À bon entendeur.

      • Spi dit :

        Hello Johanne, j’approuve le commentaire parce que le « pétasse » est impersonnel et ne désigne pas Sonia (attention à ce que ce ne soit pas interprété comme tel).
        Sinon je suis de votre avis. 🙂

    • Milo dit :

      Bonjour, merci d’éviter de généraliser ! Je ne me reconnais pas du tout dans vos propos, et je connais des vegans sauteraient au plafond en lisant votre message.

      Il serait judicieux que vous donniez une définition précise de ce que vous entendez par vegan, parce que par exemple, pour moi, il s’agit simplement de chercher à s’abstenir dans tous ses actes de ce qui peut utiliser les animaux. Ce mode de vie peut être pris par compassion. Compassion et surtout empathie, pour les animaux, tous, êtres humains compris pour ne pas faire de spécisme. Tout le monde n’est pas forcément poussé par son cerveau et une idée de la justice ; il est possible d’être poussé dans cette voie par son cœur et ses sentiments !

      Sinon, à part ça, j’ai beaucoup aimé l’article, qui m’a bien rappelé ce que j’ai traversé au moment où j’ai commencé à me renseigner sur le végétar/lisme. 🙂

    • tissier dit :

      Heu, si: ma principale motivation a été l’environnement. Je suis coordinatrice humaniste activiste. La consommation de viande est une injustice qui concerne la totalité du vivant: en ne respectant pas l’interdépendance, nous détruisons écosystème, et menaçons la biosphère.
      Donc, le vivant dans son intégralité est menacé. Et je suis complètement a-politique, avec une démarche scientifique plutôt que philosophique:
      Je suis donc vegan pour le vivant.

      Si je suis votre façon d’analyser: être vegan n’exclu pas consommer d’autres produits issus de l’industrie. Donc, pour moi, cela revient au même: tuer le vivant. Devenir responsable, c’est vivre en conscience de nos actes.

      Et honnêtement, vous nous mettez des bâtons dans les roues, nous, les informateurs, avec des idées bien arrêtées comme celle-ci, et une propension à mettre tout le monde dans le même bateau:  » les vegans  » ne sont pas une race à part, non de non, mais font parti du vivant, comme tout le monde, et sont des êtres humains qui ont une prise de position personnelle, suite à des raisons toutes aussi personnelles.

      Il me semble qu’il ne faudrait pas uniformiser une pensée propre à vous-même.

  11. flo masselot dit :

    Hello Spi,

    Je suis très contente que tu ai écrit cet article et ça a l’air de faire plus ou moins l’unanimité dans les 2 camps.
    Tu as très bien résumé pas mal de choses et je nous félicité (mes amis vegans/ végétaliens /végétariens et moi même) d’avoir réussi a susciter une réflexion si constructive.
    A toi, merci. Et merci d’être si ouvert d’esprit et d’intervenir si régulièrement dans les débats.
    Je ne peux souhaiter qu’une chose, c’est qu’il sera lu et partagé de nombreuses fois 🙂

    A très vite 🙂

  12. Salut les plantovores!

    Moi je suis du genre vachovore… pour preuve, je suis en régime en ce moment : Le régime dukan, donc à vos yeux, je dois passer pour le bon SS de base 🙂

    Cependant, j’ai lu l’article et il est super intéressant. Franchement, même si je passe ma journée à bouffer de la viandasse, j’ai conscience que c’est mal. C’est pas très bon pour le corps, ni pour la planète, ni pour les pauvres futures tranches de jambon. Du coup, je me suis dit – vous n’imaginez pas combiens ça me coûte -, pourquoi pas moi? Pourquoi ne pas arrêter de bouffer de la merde (non pas que les poulets soient des merdes en puissances hein ^^)?

    Franchement, commencer à manger de la camomille H24, ça ne me débecte pas. Seulement, je ne sais pas par ou commencer. Pourriez vous m’indiquer des sites sérieux pour que je puisse entreprendre (en douceur), un régime alimentaire plus simple, voire si j’y arrive, vegan.

    Merci à tous et à toutes!

  13. Ouah, merci beaucoup, ca va me faire de la lecture!

  14. karmai dit :

    je trouve les points de vues de viandard un peu caricaturaux. Genre la viande cuite a aidé au développement du cerveau???

    Par exemple, on aurait pu mentionner d’autres arguments :

    je mange de la viande parce que c’est bon et que mes sens me disent que c’est bon.
    je mange de la viande parce qu’on a domestiqué des animaux pour ça et que ces animaux n’existeraient pas si ce n’était pour qu’ils soient mangés
    je mange de la viande parce qu’il y a des espaces qui ne sont absolument pas valorisables autrement (genre prairies de haute montagne) et dont une partie de la biodiversité est dépendante (certains oiseaux sont dépendants des prairies pour leur lieu de ponte)
    je mange de la viande car j’accepte d’être un animal prédateur comme il en existe plein d’autres dans la nature

    • Spi dit :

      Hello karmai,

      je pense que ces arguments seront malheureusement démontés par les vegans. Croyez moi, j’ai déjà essayé. 😉

    • Dominique Py dit :

      Euh, vous connaissez beaucoup de prédateurs qui élèvent leurs proies dans des bâtiments industriels, les tuent à la chaine dans des abattoirs avant de vendre leur cadavre sous plastique en grande surface?

      • karmai dit :

        Ça c’est un autre débat, c’est débattre de la manière dont on élève les animaux. Ce n’est pas directement relié au fait de manger de la viande ou non. On peut se poser cette question indépendamment de cela.

        • Dominique Py dit :

          C’est le fait qu’on les élève tout court, dans le but de les tuer et de les manger, quel que soit le mode d’élevage. Aucun prédateur ne fait cela. Essayer de vous nourrir uniquement des animaux que vous aurez prédatés (comme le font le lion, le dauphin ou l’aigle, hein: sans outil, sans rien utiliser d’autre que votre propre corps), et on en recausera.
          La réalité c’est que nous ne sommes plus des prédateurs depuis bien longtemps – à part peut-être les dernières tribus de chasseurs cueilleurs qui survivent encore – et que l’argument de la nature ne tient pas.

      • Robin dit :

        Euh, vous en connaissez beaucoup des animaux qui construisent des avions, des ordinateurs, etc?

        Cessons d’en construire, nous sommes les seuls à pouvoir le faire! 😉

    • sylvainpv dit :

      je mange de la viande parce que c’est bon et que mes sens me disent que c’est bon. –> les junkies se shootent parce que leurs sens leur disent que c’est bon

      je mange de la viande parce qu’on a domestiqué des animaux pour ça et que ces animaux n’existeraient pas si ce n’était pour qu’ils soient mangés –> donc tu manges des chats et des chiens ? le bétail n’est pas domestiqué, 80% des poulets ne voient jamais la lumière du jour et il n’y a aucun contact humain. Ça et les hormones de croissances impactent le développement cognitif des animaux.

      je mange de la viande parce qu’il y a des espaces qui ne sont absolument pas valorisables autrement (genre prairies de haute montagne) et dont une partie de la biodiversité est dépendante (certains oiseaux sont dépendants des prairies pour leur lieu de ponte) –> et si on laissait les vaches brouter sans les tuer, les découper et les manger après ? de toute manière le bétail nourri à l’herbe est complètement minoritaire aujourd’hui

      je mange de la viande car j’accepte d’être un animal prédateur comme il en existe plein d’autres dans la nature –> peu de gens seraient prêt à accepter tranquillement de tuer eux-même à mains nues un boeuf.

      J’ai essayé d’argumenter contre un végétarien l’année dernière. J’ai perdu.

      • Delhauteur dit :

        De plus, les rares espèces d’animaux qui semblent avoir un comportement d’esclavagiste sont peut être dans l’erreur aussi, non ? L’erreur n’est peut être pas qu’humaine. Peut être, peut être…

    • Nicolas C dit :

      1/ le benzène et le cyanure ont une délicieuse odeur d’amande, je m’en remettrais pas à mes sens exclusivement pour dire ce qui est bon.

      2/ Pour l’élevage, ça a déjà été répondu. Et l’utilitarisme des animaux, c’est un peu léger, « achetez absolument mes produits car je les ai fait ». Si on prévoyait de vous faire naitre/grossir/tuer le plus rapidement possible, vous ne passeriez pas votre tour ? Je veux bien que des éleveurs essaient de se convaincre que le veau dirait « merci pour ce passage rapide dans la vie », mais sérieusement, non.

      3/ Est-ce que tout doit absolument être « valorisé » « monétisé » ? A croire que s’il n’y avais plus d’élevage les arbres pousseraient jusqu’au ciel dans toutes les prairies. L’entretien bénévole des espaces existe …
      On se plaint de ratiboiser l’amazonie (pour l’élevage français en grande partie, soit dit en passant) et il faudrait encore donner les moindres terres à l’élevage, qui pompe déjà 2/3 des terres émergées au monde pour la majorité).
      La comparaison avec les grandes fortunes qui en veulent toujours plus n’est pas très loin.

      4/ Ca, c’est a mi-chemin entre l’indien qui remercie sa viande et le lion qui mange la gazelle … Sauf que quitte a copier le comportement des prédateurs, pourquoi ne pas le faire pour tous les comportements ? les lions se reniflent le cul pour se dire bonjour, et butte les enfants du précédent mâle avant de se taper la femelle, ce serait top niveau comme punchline de séduction. Aucune femme ne se roule dans la rue par terre en attendant que les mâles se battent pour l’avoir. Donc se rapporter aux -vrais- prédateurs est un peu … hasardeux.

      Et nous réduire à « animal prédateur » est un peu réducteur pour l’agriculture végétale.

      Et quitte a se comparer a des indiens, autant choisir les autres, ceux dont la philosophie se résume a « n’être violent envers aucun être vivant » (ce qui n’exclut pas de se défendre en cas d’attaque pouvant être mortelle, on va pas chipoter)

      Chasser, on l’a fait a une époque où les calories n’étaient pas abondante. Elever, on l’a fait a une époque où on se comprenait pas encore notre nutrition, là « l’élevage » est au delà de tout entendement et n’a plus qu’un sens risible tant c’est voler les céréales aux pauvres … pour engraisser le bétail … pour le goût.

      1 milliards d’humains meurent de faim quand on a de quoi nourrir/tuer 50 milliards d’animaux qui engloutissent bien plus de végétaux que des groupes d’humains entiers. Même des réductions minimes permettraient de nourrir des millions de personnes.

      Pour tout le reste, voir le premier commentaire.

      • karmai dit :

        1 – En ce qui concerne l’alimentation, j’ai remarqué par expérience que c’était tout à fait robuste, ce qui est tout à fait logique puisque des êtres humains qui auraient trouvé bon des aliments mortels n’ont probablement pas fait beaucoup d’enfants…

        2 – On ne peut pas me faire naitre, grossir et tuer impunément car je suis un être de droits à qui on reconnait des droits. On peut décider que les animaux sont des êtres de droits, mais il va falloir alors empêcher le lion de tuer des gazelles au nom de ce meurtre. Ca me semble un simple soucis de cohérence. Si on ne peut pas tuer le lion au nom du respect de sa vie, pourquoi lui aurait un droit à s’astreindre de cet interdit?

        3 – Je ne parlais pas de monétiser. En tout cas, sachez qu’il existe de nombreux écosystèmes qui n’existeraient pas sans l’élevage et les prairies qu’elles entretiennent. L’élevage étant pluri-millénaire, des espèces s’y sont adaptés et pourraient disparaitre en leur absence. L’Amazonie, c’est encore un problème de manière de faire de l’élevage. Il y a eu de l’élevage dans l’histoire des hommes sans déforestation de l’Amazonie.

        4 – Il y a des comportements de prédateurs extrêmement divers, je ne vois pas pourquoi je devrais me couvrir de ridicule juste pour coller à l’image absurde que vous vous faites des prédateurs 🙂 Partager une caractéristique commune avec d’autres animaux ne m’oblige aucunement de m’approprier toutes ses caractéristiques. Le sophisme est flagrant. Sinon je ne me réduit pas à être prédateur, je note juste que cela semble être dans les habitudes humaines depuis que l’homme existe.

        Globalement, je faisais juste savoir qu’il y avait d’autres arguments à prêter à des gens qui pourraient être carnivores, sans forcément chercher à convaincre quiconque. J’espère avoir montrer que les arguments contre ou en faveur sont également censés.

        Mon point de vue personnel est que les morales humaines sont forts relatives et que, même si on peut supposer une morale absolue, nous ne la connaissons pas encore à ma connaissance. Il n’y a donc pas plus de raison de manger ou de ne pas manger des animaux, l’univers est probablement très indifférent à ces considérations. Ni paradis, ni enfer et ce quelque soit la décision de chacun.

        • Nicolas C dit :

          Toute votre histoire de moralité subjective m’a juste fait penser a une chose, ce dessin :
          https://www.facebook.com/vegansidekick/photos/pb.450350651726063.-2207520000.1414925227./634306846663775/?type=3&permPage=1

          Ou celui-là même
          https://www.facebook.com/vegansidekick/photos/pb.450350651726063.-2207520000.1414925227./706052326155893/?type=3&permPage=1

          Invoquer « l’univers » ou « dans cent ans on sera tous morts » n’interdit pas de tenter d’être moins violent soit-même, si on veut se faire passer pour un être décent et civilisé.

          Les lions sont -réellement- carnivores et n’ont pas de système de lois (droits ….. et devoirs), nous si. Il n’y a pas de sophisme, c’est de la mauvaise foi caractérisée car tout en vous réclamant de droits, vous justifiez un comportement venant d’êtres qui n’en ont pas, à la nature physiologique différente.

          Quant aux habitudes « depuis que l »homme existe », je m’en remettrais pas trop à vous a moins que vous soyez anthropologue. Les vg partent dans des débats stériles à ce sujet parfois,

          Quand on demande des droits pour les animaux, on demande pas celui pour une poule d’aller à l’université, mais juste celui qu’elle vive sa vie pour elle-même. Ce que le système prédateur/proie est ensuite, il peut l’être sans l’homme.

          Le problème est exactement monétiser et tout rentabiliser, l’élevage n’est pas bénévole a ce que je sache, et « chacun ayant sa petite bête d’élevage » à notre niveau actuel me semble … infantile comme plan.

          Je vais me répéter, mais les prairies de montagne peuvent exister sans élevage.

    • tissier dit :

      Lol: pour comprendre comment le goût se développe, il faut avoir quelques notions neurologiques: effectivement, seule notre construction cognitive, résultante de l’expérience de vie, nous fera distinguer le  » bon « , du  » mauvais « . ( pour vulgariser: le goût est formaté. )

      Pour la raison de l’existence des animaux… J’hésite à expliquer, tellement… Bref, un petit cour sur le rôle de l’interdépendance dans les écosystèmes, qui permet la biosphère ( sans la quelle le vivant ne pourrait se développer… dont les êtres humains. ) serait judicieux.

      … Si l’être humain, par contre, n’existait pas, tout les espaces seraient valorisés. ( reprendre le cour sur les écosystèmes… —> et aller voir aussi, du côté des causes et conséquences des changements climatiques… Quels rapports: je vous laisse le découvrir. )

      Un lion ( animal prédateur ) va tuer les petits de la femelle avec qui il va procréer, si ceux-ci sont la progéniture d’un autre mâle. ( qu’il aura tué aussi ). La prédation ne peut s’appliquer au genre humain sans une régression évolutive de quelques millénaires.

      Du reste, les seuls animaux qui dévorent leurs proies mortes et non tués par eux-même, sont les charognards.

      Donc, il faut accepter d’être un charognard, comme il en existe quelques uns.

      Perso, je pense que manger de la viande, c’est comme fumer: le faire en connaissance de cause. ( mais quand on en connait réellement toutes les répercutions sur l’humanité, sans même mentionner la question de l’éthique, il me semble que c’est un sujet que nous nous devons d’aborder avec intelligence et responsabilité. )

      Chris.

  15. sylvainpv dit :

    Cet article reflète exactement ce qui m’est arrivé. Je suis passé végé il y a 6 mois précisément parce que j’étais tombé sur un article de Moby (http://www.huffingtonpost.com/moby/moby-meat_b_5889850.html). J’ai voulu préparer un contre-argumentaire pour lui expliquer qu’il avait tort et que la viande c’était cool. Le problème, c’est que non seulement mon argumentaire ne valait pas un clou, mais en plus en me documentant sur le sujet je me suis rendu compte que ouais, l’argumentaire végé était solide. J’étais mal informé tout simplement.

    Chose importante : si je devais classer par ordre d’importance les arguments qui m’ont convaincu, le droit des animaux serait en dernier après l’impact humanitaire, l’impact écologique et la santé. Je mets l’impact humanitaire en premier parce que peu de gens ont conscience que anger de la viande ne tue pas seulement des animaux mais aussi des humains ! Car des pays où l’on observe des famines depuis des générations et milliers de morts chaque année sont aussi exportateurs de céréales pour aller nourrir le bétail dans les pays riches. Oui, une vache vaut plus qu’une vie humaine dans ce monde de merde. Quelques exemples bien concrets :

    – Le Brésil a été contraint d’augmenter de 400% ses exportations de Soja entre 1977 et 1980, alors que dans le même temps 10.000 enfants y mourraient de faim chaque année, et qu’on y dénombrait, officiellement ( !), 38 millions de sous-alimentés…

    – Au Sénégal, la culture d’arachide pour le bétail se fait aux dépends des cultures familiales et vivrières (haricot, mil, sorgho,…), et, de 1980 à 1988 plus de 65.000 enfants sont morts de faim chaque année, pour une population de seulement 4,54 millions d’habitants…

    – En Thaïlande, 90% de la production de Manioc, principale ressource du pays, sont exportés pour nourrir les bêtes, destinées à l’alimentation des occidentaux non-végétariens. En parallèle, les associations humanitaires estiment que 50.000 enfants meurent de faim chaque année en Thaïlande, pays qui compte seulement 5,1 millions d’habitants…

    – Par sa grande consommation de farine de poisson, 60% de la production occidentale de boeuf industriel mobilisent les ressources de la Pêche Chilienne et Péruvienne. Entre 1980 et 1985, 48.000 enfants au Chili, et 90.000 enfants au Pérou, sont morts chaque année directement ou indirectement de la faim.

    Je sais pas vous mais moi, lire ce genre de trucs m’a direct coupé l’appétit. J’ai arrêté du jour au lendemain et je n’ai aucun problème de carence jusqu’ici (à noter toutefois que je consomme toujours des produits laitiers). Ma forme n’a pas changé et je ne me sens pas plus faible (il y a des grands athlètes qui sont végétariens vous savez).

    Je comprends que les végétariens soient mal considérés, trop allumés ou trop pénibles. Mais je vous le dis en tant que ex-carnivore pendant 24 ans : j’ai été con. Documentez-vous, débattez avez d’autres végéts si vous en connaissez. Vous serez surpris de voir le nombre de préjugés qu’on peut casser un par un.

  16. En france on a MagicJack. (youpi.)
    Aux USA ils ont Gary…

    Pa

    • Nicolas C dit :

      Oui non mais ça c’est habituel,
      Dans Game of Throne, ils ont Peter Dinklage pour jouer Thirion
      D’ailleurs, Peter Dinklage est végan et mange des saucisses véganes à l’écran en portant de la fausse fourrure/cuir.
      (pour les autres acteurs, c’est triste, mais eux c’est des vraies)

      En France, on a Mimi Mathy, Joséphine ange gardien et le dernier flop des Enfoirés.

  17. TOMASSI dit :

    Bonjour j’ai lu avec beaucoup de sérieux cet article et beaucoup de commentaires (certains très drôles). Ma fille et mon gendre sont végans ( en passant d’abord par le végétarisme) grâce à eux j’ai pris la pleine mesure du manque de respect de l’homme face à la souffrance animal. Alors peut être qu’on pourrait avoir dans l’élevage et dans l’abattage un minimum de respect pour ces animaux qui nous nourrissent. On ne peut pas demander à tout le monde de passer végé ou végane mais juste pour ceux et celles qui aiment la viande modifier la mentalité et ne pas fermer les yeux sur ces dérives affreuses. Et en plus dans l’assiette la viande aurait un goût moins heuuu discutable. Voilà ce que m’a apporté des véganes une connaissance sur la souffrance terrible et non pas des idées de farfelus. Depuis je TENTE de passer végé et je dois reconnaitre que ce n’est pas facile!!! 🙂

  18. Cloclo dit :

    Ce qui me gêne avec certains vegans, c’est qu’ils ne vont pas au bout de leurs revendications. Un exemple tout bête : pourquoi porter du cuir sans se poser de question et refuser de manger de la viande (j’en connais plusieurs…) ? Où est la différence svp ?

    Et ce qui me désole le plus avec TOUS les vegans, c’est qu’avant d’agir pour la cause animale, il y aurait tant à faire pour la race humaine.
    L’élevage de poules en cages, c’est horrible oui, mais la production de fringues par les grandes enseignes de prêt à porter n’est pas beaucoup plus jolie. Sauf que là, ce sont des humains que l’on traite comme des animaux.

    Ou mieux, avez-vous déjà vu comment se déroule la fabrication des produits à la pomme ?

    Mais ça, tout le monde s’en branle, tout le monde achète ça (on parle pas du même budget qu’un steack là)

    Pourquoi choisir de défendre les droits des animaux quand des millions de personnes sont traiter comme des chiens ?

    C’est pas plus difficile à revendiquer pourtant.
    Une question de priorités ?

    • Dominique Py dit :

      1) Un(e) végane ne porte pas de cuir. Le véganisme est le refus de l’exploitation animale sous toute ses formes, il exclut donc de porter du cuir, de la laine, etc. Si vous connaissez quelqu’un qui ne mange pas de viande mais porte du cuir, il est végétarien, il n’est pas végane.
      2) Pourquoi opposer la cause humaine et la cause animale? On peut très bien défendre les deux à la fois et des tas de gens qui sont engagés pour les animaux le sont aussi pour les hommes. Inversement j’en connais plein qui ne font rien ni pour les hommes ni pour les animaux. Lisez bien la réponse de Sylvainpv à 18h08 qui explique en quoi la consommation de viande contribue à la faim dans le monde: le végétarisme est une avancée à la fois en faveur des hommes et en faveur des animaux.

    • Nicolas C dit :

      Vous êtes probablement tombé sur des personnes peu informées.

      Food for life global et plenty food sont deux ONG. Jusque là, ca va, elles distribuent des repas a je crois 20 millions de pauvre chacune. L’astuce ? Ce sont des repas végans, car ainsi ils nourrissent 5 fois plus de gens. Pas du tout pour les animaux, juste parce que c’est moins cher.

      En version courte, avec un régime végan, il est possible de faire BEAUCOUP pour le tiers-monde et les pauvres. Sur votre différence d’aide à l’humain et à l’animal, cet article vous répondra mieux que quiconque :

      http://www.huffingtonpost.fr/kevin-barralon/sauvegarde-animaux-humanite_b_6097050.html

      Et au delà de la philosophie, l’action :

      http://www.vegemag.fr/actualite/des-militants-de-la-cause-animale-distribuent-de-la-nourriture-aux-sans-abri-4794

      « Une trentaine de militants de la cause animale s’étaient donnés rendez-vous samedi place de la République pour participer à une maraude de solidarité populaire dans tout Paris.
      L’occasion de réjouir les nombreux SDF de la capitale en sandwichs vegan, boissons ou vêtements. »

      Donc voilà quoi.

  19. Paul dit :

    Le jour où les gens se rendront compte de la supercherie du bio j’espère qu’ils seront bien accroché à leur fauteuil … Macdo est l’un des premier actionnaire du bio ou encore du recyclage pourtant on sait aujourd’hui que seul 2 produits en moyenne est recyclable dans les foyers …. Tout le reste s’en va dans les pays pauvres, mais si voyons vous savez vous avez déjà dû voir cela : Des enfants payés pour trier des déchets ça ne vous dit rien ? Oh les média ne disent jamais d’où proviennent les déchets ce serait honteux après tout, au lieu de ça consommons bio et inquiètons nous pour les animaux … J’ai l’impression de regarder la télé avec ces conneries … Sans rire, on vous parle chômage, bourse, chômage, et ensuite on vous dit 3 millions d’euro ont été utilisés pour une étude contre les pets de vaches dans les près sans déconner … Devenir vegan Mon Dieu … Déjà que nos pauvres aggriculteur sont à deux doigts d’arrêter toutes exploitations mais allons y rêvons un peu avant d’agir … Je ne donne pas cher de ce métier depuis que la crise est annoncé je dis qu’une crise agricole arrivera bah avec vos conneries ça va bien nous tomber dessus et ensuite vous viendrez vous pleindre que ces gens qui se tuent au travail viennent faire grève, eux s’en foutent au final ils ont la bouffe et vous vous avez quoi ? Leclerc est moins cher qu’intermarche par ici … Réveillez vous ils se produisent aux mêmes grossistes …Et qui dit plus de producteur veut dire aller chercher la viande ailleurs qu’en france qui signifie une hausse du chômage de 20% environ et donc une hausse des différents impôts d’environ 15 % mais pour le moment on s’en fou on a notre assiette bien rempli de bon produits bio alors que seuls 7% des articles bio sont réellement bio !!!!!!! Mon dieu comment cela est il possible ? Oh peut être par ce que le consommateur bio est tellement con qu’il va demander son bio moins chère à leclerc … Mais c’est forcément bio c’est écrit dessus oui comme votre voiture électrique elle polue moins pas vrai ? Et pourtant à la production elle polue environ 25% de plus qu’un diesel par exemple … oh et c’est un marché qui fonctionne donc on va produire 10% de plus qu habituellement et donc je polue moins hein on va leur dire ça de toute façon les gens ne s’intéressent qu’à ce qu’on leur dit et ne cherchent pas le fond des choses par eux même … Lisez, apprenez, renseignez, dégainez … Sur ce comme vous l’avez dit dans votre article personne n’est coupable seul la désinformation l’est.

  20. Terrien dit :

    Le terme « Bio » est en lui-même la preuve d’une récupération commerciale ou greenwashing (dieu qu’on aime les termes symptomatiques et « idéologique » à notre époque)
    Le bio est par définition simplement Naturel, Organique, bref c’est l’origine de tout ce qui pousse et naît sur cette terre, le reste n’est qu’industrialisation et consommation de masse.
    Tu veux bien manger ? Tu veux faire du bien à la planète ? Tu ne veux plus que l’on maltraite les animaux ? (T’inquiètes il restera de la place à la souffrance faite aux hommes)
    Et bien prends ta bêche et ton râteau et va donc cultiver ton jardin, et si t’aimes la viande, tu pourras toujours avoir deux trois poules et ce que bon te semblera …
    Et tout cela sera fait avec Amour, et même tes bêtes tu les tueras avec amour et tristesse, tout en sachant qu’elles participent au cycle de la vie …
    Bref, je pense que l’on créait des idéologies et des petits combats puérils et nombrilistes pour éviter de s’attaquer aux problèmes plus éloquents et concrets face à l’avenir du monde

    • Spi dit :

      Si seulement je commençais par avoir un jardin… 🙂
      Et encore, certains jardins sont pollués par les mines et industries voisines.

  21. Lilly dit :

    Je suis vraiment surprise par ta contre-argumentation (face aux vegans) qui est plutôt faible ! Alors permets-moi de te donner mon point de vue.

    Tout d’abord, je tiens à préciser que je ne suis pas anti-vegan. Je comprends et respecte ceux qui font ce choix. Je tiens juste à relativiser. L’Homme est un omnivore, tout comme le sont d’autres espèces du règne animal (le cochon ou l’ours par exemple). Il y a sur terres des animaux herbivores, d’autres strictement carnivores. Tous sont nécessaires. N’oublions pas que les carnivores permettent d’équilibrer les populations en éliminant les faibles et les malades … Juste pour qu’on n’oublie pas les principes de base. Pour moi, l’Homme s’inscrit dans cette lignée. Il a l’avantage d’être omnivore, ce qui signifie qu’il peut aussi très bien se passer de viande.

    Donc à mes yeux, il n’est pas mal de manger de la viande. C’est juste naturel. La nature est cruelle, mais diable qu’elle est bien faite, équilibrée et savante !

    En revanche, je n’apprécie pas du tout ce que devient la société de consommation dans laquelle on vit. Car il n’y a la plus de respect de l’animal. Il est réduit à l’état de vulgaire marchandise. Je m’élève contre certaines conditions d’élevage qui sont abjectes, où seul le profit compte. Les animaux sont nourris pour être engraissés un maximum dans un minimum de temps. Ils ne bougent pas suffisamment, n’ont pas assez d’espace, parfois ne voient même pas la lumière du jour ! Sans parles des conditions de transport et d’abattage … Alors ça oui, ça me donne envie d’être vegan. Heureusement, tous les élevages ne ressemblent pas à ça !

    Car j’estime que si on mange de la viande modérément, que l’on choisit en fonction du type d’élevage (aussi naturel que possible), du lieu (manger local !), bref, que l’on fait preuve de bon sens, il n’y a absolument aucun mal à en manger. On paie plus cher – et c’est bien normal – mais cela reste occasionnel. Refusons cette méga-industrie de la viande !

    L’élevage intensif est mauvais pour notre planète … pas l’élevage tout court. Tous les excès sont à proscrire. Ne pas manger du tout de viande, c’est peut-être faire l’excès inverse (d’accord, là, je provoque un peu !)

    Nous faisons partie du règne animal et nous sommes des prédateurs … qu’on se le dise. Les prédateurs sont un « mal nécessaire ». Après, à nous de rester fidèles à nos convictions, et de refuser la surconsommation que nous offre notre société, de veiller à la provenance de la nourriture (et pas seulement de la viande), d’être cohérents, quoi.

    Compte tenu de tout cela, je refuse de culpabiliser parce que je ne suis PAS vegan. Manger de la viande n’est pas mal en soi. Tout est dans la MANIERE 😉

    On a toujours le choix. Le choix de ne pas manger de viande. Le choix aussi d’en manger à condition que certains critères soient respectés. Le choix de dire non à la surproduction, à ces méthodes d’élevage barbares.

    • Lilly dit :

      Je complète : il est vrai que l’homme ne fait pas de sélection naturelle en faisant de l’élevage. Seuls les chasseurs le font. Hélas, ils ne choisissent généralement pas les faibles et les malades, mais le beau gros mâle en pleine santé … que les lois de la nature laisseraient en vie justement 😉 Mais c’était juste pour dire que manger de la viande fait partie du cycle de la vie.

    • Spi dit :

      Nous sommes très nombreux à penser que la surproduction / surconsommation est une mauvaise chose.
      Mais est-il juste possible aujourd’hui de donner de la viande à tout le monde sans industrialiser ? J’ai peur que tout le monde ne puisse jamais consommer « bio ».

      • Lilly dit :

        Ah, nous sommes trop nombreux, c’est un fait. Justement une raison pour ne pas en manger trop souvent. Perso, 1-2x/2 semaines …
        C’est juste également que c’est un luxe … mais pas tant que ç : mieux manger 1 fois de la viande de bonne qualité qu’on paie plus cher que tous les jours de la viande industrielle : au finale, ça ne coûte pas plus cher !
        De plus, je me méfie du bio : c’est tellement à la mode que tout et n’importe quoi est taxé bio … et coûte plus cher ! Je préfère acheter local chez un paysan du coin, pas forcément au label bio, que du bio en grande surface, qui provient de contrées lointaines et dont la certification n’est pas toujours garantie …

    • Dominique Py dit :

      « Il n’est pas mal de manger de la viande »
      Sauf qu’avant de manger de la viande, il faut tuer l’animal et c’est là que des questions morales assez embarrassantes commencent à se poser. De quel droit est-ce qu’on tue un être sensible, qui ressent la douleur et le plaisir exactement comme vous et moi ? Il y a quelques siècles, on pensait encore que les animaux ne ressentaient pas la douleur et que leurs cris étaient purement des réflexes. Aujourd’hui on sait pertinemment que les mammifères non humains ressentent la douleur et le stress comme nous, plus personne ne peut le nier. Alors de quel droit est-ce qu’on infligerait la mort à un animal (euphémisme: des milliards d’animaux chaque année) dès lors que rien ne nous y oblige et qu’on peut très bien s’en passer? Pourquoi fait-on des lois qui protègent les chats et les chiens, qui envoient en prison ceux qui les maltraitent, alors qu’on tue sans vergogne des millions de vaches et de cochons dont la sensibilité au stress et à la douleur est exactement la même? Il n’y a aucune raison morale qui puisse justifier cela. Et quel que soit le mode d’élevage, parce que même si l’animal est à peu près correctement traité durant sa (très courte) vie, l’abattoir est le même pour tous, bio ou industriel.

      • Lilly dit :

        Le loupe tue la biche, le lapin ou sa proie, idem pour le lion et tous les prédateurs … C’est la loi de la nature. Après, on peut faire en sorte de faire souffrir un minimum … Le pire dans les abattoirs, c’est l’attente de l’animal : il sent la mort et sait ce qui l’attend. Sans compter le stress lié au transport, la rudesse du personnel pour les amener d’un endroit à l’autre …
        J’ai de la chance : en Suisse (où j’habite), il existe les éleveurs peuvent abattre eux-mêmes leurs bêtes (pour autant qu’ils soient équipés pour). C’est rare mais ça existe.
        Pour le reste, 100% d’accord : un animal a droit au respect, ce n’est pas parce qu’il va finir dans notre assiette qu’on ne lui doit pas une belle vie. On surprotège nos animaux de comagnie alors qu’on ne se soucie guère de ceux destinés à être consommés … Ne mélangeons pas les débats !
        Comme je l’ai dit, les conditions telles que l’élevage industriel me donnent envie d’être vegan, sans aucun doute. Je tente juste de modérer les propos, et de faire remarquer que ce n’est pas contre-nature de manger de la viande, bien au contraire. Ce qui est contre-nature, c’est la manière dont on le fait de nos jours ! Ne même plus voir l’animal qui se cache derrière la jolie barquette emballé sous cellophane : on l’achète comme on achèterait une friandise, alors que c’est de la viande, donc un être vivant qui a donné sa vie pour nous.

        • Sunalee dit :

          Nous n’en avons pas absolument besoin. Point 🙂

        • Dominique Py dit :

          « Le loup tue la biche, le lapin ou sa proie, idem pour le lion et tous les prédateurs … C’est la loi de la nature. »

          Oui c’est la nature. Et alors? Le lion tue les petits de la lionne avant de s’accoupler avec elle, faut-il légaliser l’infanticide parce que c’est la loi de la nature? Le meurtre le viol et la torture sont courants dans le monde animal, faut-il les excuser au motif que c’est la loi de la nature? On ne peut pas piocher les exemples qui nous arrangent dans la nature en oubliant tous les autres et excuser les atrocités au motif qu’elles trouvent leur origine dans la nature.

          « Pour le reste, 100% d’accord : un animal a droit au respect, ce n’est pas parce qu’il va finir dans notre assiette qu’on ne lui doit pas une belle vie.  »

          Précisément, le problème est que l’animal d’élevage n’a jamais une belle vie : il est tué dans les premières semaines de sa vie, dès qu’il atteint sa taille adulte, voire avant. Ils ne vivent jamais que le dixième ou le vingtième de ce qu’ils pourraient vivre (40 jours pour un poulet, 6 mois pour un porc, 3 mois pour un poulet), et cela quel que soit le système d’élevage, industriel ou pas.

          « On surprotège nos animaux de compagnie alors qu’on ne se soucie guère de ceux destinés à être consommés … Ne mélangeons pas les débats ! »

          Je crains que ce ne soit vous qui mélangiez les chose en confondant nature et morale, qui n’ont rien à voir. Je rapproche la souffrance d’un mammifère comme le chien, le chat ou le cheval, avec la souffrance d’un mammifère comme la vache, le mouton ou le cochon, et je ne vois aucune différence entre les deux. Pourtant on protège les uns alors qu’on tue et mange les autres par millions. Où est la logique là-dedans?

          « Je tente juste de modérer les propos, et de faire remarquer que ce n’est pas contre-nature de manger de la viande, bien au contraire.  »

          Ce n’est pas contre-nature, c’est contre la morale et l’empathie que nous devrions avoir pour les animaux. S’il ne fallait agir que comme la nature alors on laisserait mourir les vieux et les malades au motif que la maladie et la mort font partie du cycle de la vie, et que soigner les malades ou atténuer les souffrances des mourants, c’est contre nature. On a inventé la médecine et les hôpitaux, c’est contre nature. On a des lois qui répriment la violence, elles sont contre nature. On fait des choses contre nature tous les jours et heureusement, sinon la société ne tiendrait pas longtemps. Pourquoi est-ce qu’on n’étendrait pas notre empathie aux animaux d’élevage, alors qu’on l’a déjà étendue aux animaux de compagnie? Je ne vois aucune raison sérieuse de ne pas le faire.

          « Ne même plus voir l’animal qui se cache derrière la jolie barquette emballé sous cellophane : on l’achète comme on achèterait une friandise, alors que c’est de la viande, donc un être vivant qui a donné sa vie pour nous. »

          Au passage, il n’a rien donné du tout, hein: on lui a pris sa vie, et contre son gré, évidemment, parce qu’il n’a jamais eu envie de mourir et de finir dans une assiette.

  22. Tempete Degrelle dit :

    Personnellement je suis végan et nazi, comme quoi on peut combiner les deux qualités.

  23. Sun dit :

    Techniquement, l’Homme est omnivore.
    Mais si l’on veut utiliser un terme pour designer ceux qui apprécient un bon steak, on devrait plutôt parler de charognards (Un charognard est un animal qui se nourrit de charogne, c’est-à-dire d’animaux morts qu’il n’a pas tués lui-même.) que de carnivores.
    Car peu de gens tuent les animaux qu’ils consomment, la majorité se contentent de manger ce que d’autres ont tués.
    Le terme nécrophage est lui aussi plus approprié que carnivore puisque carnivore est un terme très générale qui englobe les mangeurs de viande fraiche et vivante.

    L’Homme ne peut digérer la viande fraiche, seule la viande faisandé est digeste.

    Bien sûr, le mot carnivore est plus glorieux, car il rappel l’image du lion, alors que le mot charognard rappel plutôt le vautour ou la hyène, ce qui semble beaucoup moins glorieux, et pourtant…

    Pour le reste,
    le problème n’est pas le fait de consommer de la viande (quoi que, si l’on s’intéresse a la spiritualité, c’est discutable, mais c’est un autres sujet qui n’est pas du tout traité dans l’article), le problème est la surconsommation de viande qui induit l’industrialisation de sa production, qui, elle même, induit beaucoup d’autres problèmes.

    Mais le consommateur « moyen » s’intéresse bien plus au prix qu’a la manière dont est produit sa nourriture, et pas que la viande… (d’ailleurs, c’est valable pour tout ce que nous consommons, mais c’est un autre sujet)

  24. bearbecue dit :

    Ouais, mais bon dans votre liste d’arguments vous oubliez le principal:
    C’est que la viande, c’est quand meme foutrement bon. 🙂

    • Nicolas C dit :

      Sauf que prendre le goût pour justifier la viande est aussi indigne que prendre le plaisir pour justifier le viol. Donc si ça ne reste que le « principal », c’est qu’il ne reste plus grand chose comme excuses.

      Pourquoi vous l’avez violée ?
      Bah parce que le sexe c’est foutrement bon !
      Ah ben alors ça va !

      C’est pas par manque de goût que j’ai arrêté, ni même pour ma santé.

      • bearbecue dit :

        C’est effectivement un argument imparable ! Apres le point godwin, le Joker « viol » fait enfin son apparition !!
        d’ailleurs les vegetaux sont egalement dotes de sensibilite.
        je vous souhaite un excellent appetit devant votre repas mineral, et beaucoup de plaisir devant la douceur de l’interieur de cette merveilleuse calebasse.

        Et sinon, non, ce n’est pas indigne. A quel stade considerez vous que c’est comparable au viol? la vache? le chat? le rat? le grillon? le mais? la cellule clorophylienne? la bacterie?
        apres tout, peut-etre fatasmez vous une societe cannibale ou effectivement les deux choses auraient un quelconque rapport?

        Vous devez ma foi bien detester les poules, cochons, herissons, blaireaux, souris, ours, putois, mouettes, poissons, et autres especes omnivores.

        On cherche souvent a presenter les amateurs de viande (ou gens qui ont juste un regime equilibre sans preferences ideologiques) comme cherchant a convaincre les vegan/vegetariens qu’ils ont tort, mais j’ai l’impression que c’est l’inverse. tous les non-vegetariens que je cotoie supportent tres bien le fait que certains preferent brouter des legumes. Vous par contre, semblez vous croire meilleurs que tous les autres, et detenir la verite.

        Je ne vous jette pas la pierre parceque vous adorez vous nourrir de ce massif de delicieux geramiums. Ne me jettez pas la pierre parce que j’adore me nourrir des steaks extraits de cette delicieuse vache. Vous presupposez que nous ne sommes pas cappables d’apprecier ce que cela represente, de voir plus loin que le bout de nos nez respectifs, et par la meme, que nous sommes inferieur a vous. et c’est cela, qui est revoltant.

        • Nicolas C dit :

          Vous connaissez décidément des mangeurs de viande en or.
          En tous cas, aucuns de ceux qui postent ça :
          http://levegetarismematuer.tumblr.com

          ou aucuns de ceux qui font subir ça aux membres de leur entourage végétarien :
          http://grenier.veggiepride.fr/2011/livret_végéphobie_pour_lecture.pdf

          Ni aucuns des nombreux collègues qui passent leur temps a commenter ce que mange le végétarien, voire a faire un humour a peine aussi sarcastique que le votre (vous croyez qu’on vous voit pas venir).

          Vraiment, vous semblez avoir un cercle de gens super, je peux être votre ami ?

          A part qu’après vous être comparé à une autre espèce (le lien la gazelle), mettre au même plan une bactérie et une vache, faire le cri de la carotte en un paragraphe, vous vouliez faire un super combo de débilités ? Si pour vous c’est « très bien supporter », vous êtes loin du compte vous les avez toutes faites.

          Parce qu’en plusieurs années, ça se résume à ça vos « principaux arguments » :
          http://a397.idata.over-blog.com/2/27/92/67/3/bingo.jpg

          Je le maintiens, si vous n’avez que le plaisir gustatif pris sur la vie de quelqu’un d’autre, c’est tout à fait comparable au plaisir du violeur sur le corps de quelqu’un d’autre.

          Je présuppose rien du tout, donc votre gentil complexe d’infériorité, vous pouvez vous le garder. On ne devient pas meilleur parce qu’on devient végétarien, pour ma part je suis toujours autant un gros con qu’avant.
          Peut-être qu’au prochain post vous allez essayer de faire culpabiliser les végétariens de vivre dans la même société que vous :/ C’est quand même fort, ce sont les mêmes qui traitent les végétariens de rétrogrades qui parlent les premiers d’âges sombres type société cannibale. Vos fantasmes de besoin absolu de tuer, vous pouvez aussi vous les garder.

          • vince dit :

            C’est vrai que vous avez un discourt bien aiguisé mais franchement tant que vous serez aussi agressif et réducteur de la pensée que vous considérez comme ‘adverse’ vous n’aurez pas beaucoup de poids dans le débat… Je me sens insulté par votre argumentation du coup je l’ignore. A peut-être un autre jour cher ami !

          • Nicolas C dit :

            Oh vous savez, on adhère a une cause parce qu’elle est juste, pas parce qu’on s’est fait sucer très fort pour faire semblant de prêter une oreille. Je ne tiens pas un stand sur un marché, je n’ai rien a vendre.

            Si un jour vous deviez vous sentir concerné par quelque chose, ce sera par vous-même.

            Je ne suis pas du tout dans l’optique de « faire changer », si on devais compter sur les gens pour percuter (dont acte). Par contre, démonter du raisonnement caduque, ca c’est possible.

            Et oui être « agressif » (là vous n’avez rien vu si vous trouvez mes posts d’ici agressifs) sur ce qui est l’acceptation commune des pratiques les plus cruelles et intolérables « du moment que c’est pas cher » pour venir se plaindre qu’on nous refuse une augmentation ensuite … Comment dire ? Refuser les injustices passe aussi par les refuser pour tous. Autrement, ca reviendrait a « de la justice, j’en donne pas mais j’en veux ».

            Vous pourrez « ignorer », j’y survivrais.

      • Propro dit :

        Ahah j’adore le mec qui vient troller sur un sujet sur le véganisme et qui pique une crise parce qu’on répond à son argument « la viande c’est bon, LOL ».
        Hop, un petit point cri de la carotte, les végétaux sont des êtres sensibles, brouteurs de légumes, mangeurs de géraniums (c’est une première, bravo).
        Ce qui est révoltant c’est qu’on élève et qu’on massacre des milliards d’animaux dans des conditions ignobles, qu’on ravage des forêts et des océans, qu’on laisse crever de faim et de soif une partie de la planète parce que « la viande c’est bon, LOL ».
        C’est ça, qui est révoltant.
        Pas l’ego blessé d’un troll. Qu’on ne doit pas nourrir, d’ailleurs, pas même de géraniums 🙂

  25. JeremyWA dit :

    Je suis moi-même végan et je trouve cet article excellent, tu as choisis l’humour et la neutralité pour passer ton message et c’est selon moi le meilleur moyen. Par contre je ne crois pas que l’homme soit omnivore mais bel et bien herbivore:
    – Nos canines ont la même taille que nos autres dents comme les herbivores
    – Nous sommes obligés de cuir la viande pour éviter les risques de maladie ou problèmes de digestion contrairement aux carnivores et omnivores.
    – Si tu compare notre anatomie, tu te rend compte qu’on a rien des omnivores ou carnivores (acidité de l’estomac, taille de l’estomac, le foie, la longueur de l’intestin grêle, les ongles, urine alcaline comme les herbivores, le colon, les reins etc…)
    On a tous notre libre arbitre et pour prendre les bonnes décisions il faut à priori avoir les bonnes informations, c’est le meilleur moyen de transformer un mangeur de viande en végétarien, le partage 😉

    • vince dit :

      MAis franchement, une bonne p’tite bavette à l’échalote, non ?

      • Nicolas C dit :

        Naturellement, c’est avec une pensée aussi philosophique que patrick sebastien et aussi originale qu’un gendarme de st tropez a noel sur tf1 que vous vous illustrez. Et après vous vous étonnez.

        Si c’est comme ca que vous pensez « peser lourd dans le débat », vous avez l’égo mal placé par contre.

  26. Nathalie dit :

    Etre vegan cela veut-il aussi dire que c’est meilleur pour notre santé ? Je me pose la question avec maintenant les OGM. Les animaux sont nourris de farines (qui peuvent contenir des ogm) mais avec le lobbying de Monsanto je ne suis pas sûre que les céréales ou les légumes puissent être meilleurs pour la santé.

    • Dominique Py dit :

      Si on veut éviter les OGM, il vaut mieux se passer de produits animaux en effet…
      Les principaux OGM alimentaires cultivés dans le monde sont le maïs, le soja et le colza, destinés à l’alimentation du bétail. Il n’y a aucune traçabilité pour le consommateur, c’est-à-dire qu’il est impossible de savoir si la viande qu’on achète a été nourrie avec des OGM ou pas. Mais sachant que l’essentiel du soja importé du Brésil ou d’Argentine pour nourrir le bétail en France est OGM, il y a de fortes probabilités pour que ce soit le cas.
      En revanche, il n’y a quasiment pas de végétaux OGM autorisés en France pour l’alimentation humaine. Et les OGM sont interdits en agriculture biologique.

      Après, si une alimentation végane est meilleure pour la santé ce n’est pas lié aux OGM mais tout simplement au fait qu’une alimentation équilibrée, basée sur les végétaux est bénéfique à l’organisme, alors que les produits animaux sont trop gras et pauvres en fibres, entre autres.

    • Nicolas C dit :

      55 % des pesticides ingérés le sont par les viandes.

      Sans compter métaux lourds, dioxines, PCBs, etc.

  27. […] L’article [que je n’ai pas lu] part d’un bon sentiment mais est à côté de la plaque. Je suis vegan et je fréquente des dizaines de vegans qui sauteraient au plafond en lisant ça. D’abord, il y a une confusion regrettable entre vegan et végétarien (le mot « végé » étant par ailleurs confusionniste puisque personne ne le définit pareil : vgr + vgl + vgn pour certains ; seulement vgr et vgl pour d’autres). Le végétarisme est un régime alimentaire, pas un mode de vie global qui exclut l’exploitation animale de notre consommation (alimentation végétalienne, boycott des produits testés sur les animaux nonhumains, du cuir, de la laine, des zoos, cirques avec animaux NH, etc.). De plus, le végétarisme tue des animaux dans la mesure où il s’agit d’ovo-lacto-mielo-végétarisme. Pour avoir du lait, on insémine une vache chaque année et on lui retire son veau. Le veau est ensuite engraissé puis tué si c’est un mâle ; il aura la même misérable vie que sa mère si c’est une femelle. Quant aux œufs, même bio, on broye, gaze, jette directement à la poubelle (au choix) les poussins mâles… Le végétalisme, qui lui aussi est un simple régime alimentaire n’exclut pas non plus l’exploitation animale. Un végétalien peut très bien assister à une corrida et porter de la fourrure (par exemple). Bref, il y a l’exploitation animale et le véganisme. Il n’y a PAS DE TROISIEME OPTION. Par ailleurs, le véganisme est philosophique et POLITIQUE et on n’est pas vegan par compassion (ou du moins ce n’est pas la raison première). On est vegan car par JUSTICE. On reconnaît l’égalité en droits fondamentaux des animaux SENTIENTS (humains et nonhumains). Tous ont un égal intérêt à être traités comme des personnes et non comme des biens, des (MARCHANDISES). Concernant les arguments santé et environnement, ce ne sont pas non plus la raison déterminante pour devenir vegan. Certains omnis se portent très bien et on est pas vegan pour ne pas polluer. On est vegan POUR LES ANIMAUX. Concernant la comparaison avec les camps de concentration ou l’esclavage, je pense qu’il vaut mieux les éviter car on ne lutte pas contre une oppression en en invoquant une autre. L’oppression systémique qu’est le spécisme et le massacre inutile de milliards d’animaux chaque année sont suffisament injustes pour justifier que les gens deviennent vegan. Maxime Ginolin n’a pas compris cela puisqu’il est « human first » et donc spéciste. Il a organisé un happening utilisant une tête de veau et cautionne les marquage au fer rouge d’humains, ce qui discrédite le mouvement vegan. Enfin, manger bio ou être « flexitarien », c’est rester omni et ça ne sauve pas d’animaux. C’est juste hypocrite. Prôner le « Chacun son rythme », c’est oublier les victimes et rester dans nos privilèges d’oppresseurs. C’est indécent quand on connaît le sort des animaux et l’urgence qu’il y a à devenir vegan pour eux. […]

  28. mouton-noir dit :

    Je suis tout à fait d’accord sur le fond et surtout la conclusion. …J’ai réduit drastiquement ma consommation de viande, je suis très écolo et j’ai toujours eu de l’empathie pour les animaux. J’ai, sur papier, toutes les qualités pour devenir végan, et dans une autre vie, j’aurais même pu le devenir …

    Malheureusement les vegans sont les premiers à saboter leur discours. Ils agissent en prosélytes avec un discours de jugement casi religieux plus que flippant.

    L’argument massue de la comparaison avec les centre de concentration nazie s’associent parfois avec cette phrase immonde : les nazi au moins eux, ils ne mangeaient pas les juifs … (authentique). Ce qui démontre à quel point certains vegans ont perdu toute compassion et toute empathie envers leur propre espèce ; ce qui est quand même un comble.

    N’est-ce pas leur idole gary youkousjesais pasquoiqui souhaitait le viol aux humains pour que ceux ci comprennent enfin le vaches ? Non mais sérieusement. Prétendre avoir de l’empathie pour toute les espèces sans distinction, et mépriser ensuite ses propres co-humains en leur souhaitant de crever ou en leur refusant de l’aide parce « les animaux souffrent plus qu’eux » c’est toucher les bas-fonds.

    De plus les vegans ne s’arrêtent pas à la consommation de viande, mais pour eux vous méritez le bûcher si vous mangez des oeufs. Oui même les oeufs de vos poules, même si vous les choyez, même si ce sont des poules de réformes sauvées amoureusement, même si elles ont 5 hectares chacune. Non, vous n’êtes un bâtard esclavagiste … Et qu’importe si ça côté vous êtes végétarien tout bien comme il faut. Non, non, c’est tout ou rien. Marche ou crève.

    Ils sont tellement fanatisés qu’ils ne se rendent pas compte que finalement, ils n’œuvrent pas pour le bien des animaux comme ils le prétendent mais pour « la sainte cause » jusqu’à maudire les défenseurs des droits des animaux qui se battent pour leur accorder plus de bien être …

    Pourtant il est évident tous nous baissons notre consommation de viande, la planète et les animaux en seront gagnants. On ne court jamais avant d’avoir appris à marcher n’est-ce pas? Mais non. Le bien-être des animaux ne les intéresse pas en réalité. Ce n’est pas ce que l’allégeance à la cause » demande.

    Ils se comportent comme des religieux. Ils infiltrent sur le net tous les forums et groupe fb écolos, végétariens, permacoles… ils font leur nid, s’arrangent pour avoir la main et ensuite ils matraquent les autres de leur préceptes végans.

    Aucun type agissant de la sorte ne peut être pris au sérieux. Dès lors comment s’étonner qu’ils soient pris pour des bouffons ?

    • flo dit :

      O_o j’ai qu’un truc a repondre à ça: vous étés sérieux??! Parce que là, j’ai du mal à croire ce que je lis…
      Je suis désolée mais pas d’accord. Si le veganisme est une secte alors s’en est une qui prône l’amour, l’empathie, la paix. Et franchement, je préfère largement ça a quelconque religion soit-elle. D’ailleurs, on ne me l’avait jamais faite celle là.
      Vous avez sur le papier, toutes les qualités pour devenir vegan? Je ne crois pas non. Parce que les qualités, c’est dans le coeur qu’il faut les avoir. Et ce n’est visiblement pas votre cas puisque votre seule excuse pour ne pas le devenir, c’est votre (fausse) opinion d’eux.
      Qu’on soit végétariens/végétaliens ou Vegan, on le fait pour la planète, pas pour soi. Et pas pour des qu’en dira t-on en croyant que ça vous colle une étiquette.

    • Céline dit :

      « J’ai réduit drastiquement ma consommation de viande, je suis très écolo et j’ai toujours eu de l’empathie pour les animaux. J’ai, sur papier, toutes les qualités pour devenir végan, et dans une autre vie, j’aurais même pu le devenir … »

      Je n’ai pas compris. Vous avez soit-disant de l’empathie pour les animaux, mais vous les mangez ? Vous êtes très écolo alors que vous cautionnez, soutenez, et financez l’industrie la plus polluante de la planète, à savoir, l’élevage ? Vous avez donc peur de prendre conscience du monde qui vous entoure au point de remettre le véganisme à une autre vie ? Êtes-vous sérieux-se ?

    • Nicolas C dit :

      Vous, vous avez croisé des abolitionnistes durs de durs. Pour vous rassurer, ceux-là s’engueulent même avec les végans qui ne sont pas d’accord avec eux. Donc ne prenez pas votre cas pour une généralité.

      Pour mieux comprendre et ne pas faire semblant d’accuser le véganisme en bloc, vous avez le livre de melvin josse : http://www.scienceshumaines.com/militantisme-politique-et-droits-des-animaux_fr_31395.html
      Où vous verrez qu’il y a ces abolitionnistes que vous mettez en accusation, les abolitionnistes-réformistes, qui multiplient les approches (cas de L214 et de ses campagnes), et enfin les welfaristes, ceux pour qui c’est super bien de tuer si l’animal a été câliné avant.

      D’un côté, « les abos » n’ont pas tord de dire que lorsqu’on veut qu’une activité s’arrête, on ne la finance pas, et non, passer du Mozart aux veaux avant de les égorger n’est pas du bien-être.
      « bien-être animal », ce sont peut-être les mots les plus galvaudés de la langue française, prononcé à tout va par ceux qui en font le moins.

      Là où ils sont trop rigides, c’est que ces exemples de poules sauvées attirent l’attention et de voir des poules « bio » déplumées après leur année « enpleinair » fait un peu se poser des questions aux gens qui n’y ont jamais réfléchi.

      Par contre l’aspect conspirationniste, je relève même pas vu la rhétorique « faire leur nid, bouffons » que je met sur le compte de ce qui a dû vous être dit.

  29. […] donc les enfants, c’est que l’article Et si ces enfoirés de vegans avaient raison ? vous aura intéressé bien au-delà de tout ce que j’aurais pu imaginer ! Après sa […]

  30. Cyril,,, dit :

    Du fait de tuer

    C’est le problème du fait de tuer, et non pas simplement des bêtes pour s’en nourrir. Un homme n’est pas vertueux parce qu’il ne mange pas de viande ou ne l’est pas moins parce qu’il en mange effectivement. Le dieu de l’esprit mesquin est également mesquin. Sa petitesse se mesure à celle de l’esprit qui dépose des fleurs à ses pieds. Le problème dans son ensemble recouvre les nombreux problèmes apparemment distincts que l’homme a crées à l’intérieur et à l’extérieur de lui-même. Tuer est véritablement un problème aussi vaste que complexe.

    Voulez-vous que nous le considérions ?

    Il y a diverses façons de tuer, n’est pas ? On peut tuer d’un mot ou d’un geste, tuer par peur ou par colère, tuer au nom d’un pays ou d’une idéologie, ou tuer pour une série des dogmes économiques ou de croyances religieuses. D’un mot ou d’un geste vous pouvez détruire la réputation d’un homme et le liquider par le biais de la diffamation, du ragot, du mépris. Et ne peut-on tuer par la comparaison ? N’est-ce pas tuer un jeune garçon que de le comparer à un autre qui est plus habile ou plus doué ? L’homme qui tue sous l’emprise de la colère ou de la haine est considéré comme criminel et on l’exécute. Et pourtant l’homme qui décide de faire lâcher des tonnes de bombes sur un pays et son habitant fait figure de héros et croule sous les décorations. La tuerie se répand sur la terre entière. Pour la sécurité ou l’expansion d’une nation, on en détruit une autre. On tue les animaux pour s’en nourrir, ou pour les vendre, ou par soi-disant sport. On pratique sur eux la vivisection pour le « bien-être » de l’homme. Le soldat n’existe que pour tuer. On fait des progrès extraordinaires dans la technologie permettant d’exterminer un nombre incalculable d’individus en quelques secondes et à très grande distance. Des nombreux savants se consacrent à cela, et les prêtres bénissent les bombardiers et les vaisseaux de guerre. Et nous détruisons aussi les choux et les carottes pour les manger ; nous tuons les insectes et les nuisibles. Comment déterminer la ligne au-delà de laquelle nous ne devons pas tuer ?

    Alors le problème dont nous parlons n’est plus simplement de savoir s’il il faut ou s’il ne faut pas tuer les animaux, mais concerne plutôt la cruauté et la haine qui ne cesse de croître dans le monde et en chacun de nous, car là est le problème, n’est-ce pas ?

    • Nicolas C dit :

      Concrètement si vous ne faites pas la différence entre éplucher une carotte et égorger une vache, je ne vous confierais jamais aucun être vivant.

      Le tout en utilisant une rhétorique voulant vider le sens du mot « tuer ». Avant de s’appeler abattoirs, les abattoirs étaient nommés par leur « tuerie », la pièce où l’on tue les animaux.

      Balancer toute une théorie du langage pour une réponse à une problème aussi simple que le choix de ce qu’on met dans notre assiette, pour finir dans le brouillard philosophique vaporeux déresponsabilisant de « mais c’est pas moi c’est la cruauté dans le monde », c’est quand même abuser.

      • Robin dit :

        Qu’est-ce qui est pire entre: tuer un animal sans qu’il ne souffre (ou à peine le temps de sentir une douleur) ou tuer un animal en le faisant agoniser?

        • Nicolas C dit :

          Le pire est évidemment de le tuer.

          L’étourdissement par la percolation dans la tête n’est pas la seule méthode, l’asphyxie au CO2 et l’électricité sont deux moyens. Quand il s’agit de tuer, c’est vraiment là où l’humain est créatif <3.

          Choisir « c’est quoi le pire » entre deux pratiques où ils sont de toutes les manières terrorisées bien en amont …
          Si c’est parce que vous parlez du halal, vous trouverez ce que vous cherchez avec cette vidéo récente :
          http://www.animalaid.org.uk/h/f/CAMPAIGNS/blog//4//?be_id=450

          La vraie euthanasie, c’est l’injection létale. Je ne vois pas de chat ou chien être euthanasié d’une perforation du crâne puis suspendu et enfin égorgé pour qu’on se dise « ça a été fait humainement 😀 ».

  31. cédric dit :

    L’article est agréable à lire, ne condamne personne et est saupoudré d’humour… tout au contraire de la majorité des commentaires postés ici ou donnés lors de discussions IRL ou via claviers interposés. A chacun de faire ses choix et de respecter ceux des autres. Point.

  32. F.Duberuil dit :

    Non, le régime VEGAN ne me convainc toujours pas ! Je respecte le choix de ne faire plus d’emprunte carbone que nécessaire, mais c’est un peu vite mettre toute « élevage » dans le même sac. Par exemple, les viandes sur pâturages n’ont presqu’aucune emprunte carbone, puisque ces pâturages ne sont pas cultivé. Ces même pâturage entretienne beaucoup mieux la diversité écologique (les animaux mange ce qui pousse) la ou une « culture » va l’appauvrir !

    http://www.amazon.fr/Le-Mythe-v%C3%A9g%C3%A9tarien-Lierre-Keith/dp/2916721541

    Concernant les carences, quand est ce que vous parlez des B12, cette vitamine qu’on trouve EXCLUSIVEMENT dans l’alimentation carnée.

    http://www.societevegane.fr/documentation/sante/ce-que-tout-vegane-doit-savoir-sur-la-vitamine-b12/

    Concernant le spécisme, les végétarien en font aussi. Ne se meuvent-ils pas? Avec leur grande patte? Mince alors, le nombre d’insecte qui meurt dans d’atroce souffrance…
    …a noter que si le sort des insecte leur est égale, ils peuvent les manger, (ouioui, ça reste « carné » des insecte, et c’est très saint…). Par ailleurs, en l’absence de régime « carné », je ne vois pas pourquoi on s’encombrerait de race non naturelle! Mouton, vache, tout ces races à viandes sont dégénéré, non naturelle, cloné, et prennent des niches écologiques ! Dans tout les cas, il faudrait alors les tuer pour redonner leur place à de vrais espèces ! Manque de bol, tué pour tué, je préfère qu’elle soit manger par nous (l’autre solution étant : soit les laisser mourir de faim…très humain ça ! …soit les laisser se faire bouffer…c’est tellement mieux que de les tuer « proprement » )

    Je reviendrais pas sur certains faits établis scientifique, du genre :
    -Les carries sont apparues quand on a commencé à manger des céréales
    -L’obésité aussi

    http://www.maxisciences.com/homme-pr%E9historique/il-y-a-15-000-ans-les-hommes-prehistoriques-souffraient-deja-de-problemes-dentaires_art31737.html

    http://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/bien-manger/les-regimes-sante/le-regime-prehistorique/ce-que-mangeaient-nos-ancetres.html

    Enfin…tout ça n’est pas exhaustif..mais vous n’avez pas du bien chercher d’argument ! je respecte les VEGAN, tout comme les végétariens (et je milite pour baisser la part de la viande dans notre alimentation moderne). Je n’ai aucune leçon à leur donner ! Qu’il ne viennent pas m’en donner non plus !

    • Spi dit :

      Bien le bonjour F.

      Je ne suis pas Végan moi-même, et je leur laisserai le soin de répondre. Mais je peux déjà dire ceci :

      Déjà, pas mal de ces problématiques sont (juste) abordées dans l' »autre article » : http://blog.northgate.fr/2015/05/04/retour-sur-ces-enfoires-de-veganes/.
      Sinon, pour répondre directement :

      Le problème des pâturages, c’est qu’ils ne pourront pas répondre à la demande croissante de viande. Rien qu’aujourd’hui, laisser paître 1000 vaches à l’air libre réclame une surface énorme. Et on sait qu’à surface égale, on produit plus d’aliments végétaux que de viande. J’ai peur que la bonne viande de pâtures ne reste un luxe. Ou alors, il faut diminuer la population humaine. 🙂

      Pour la B12, je laisse les autres répondre. Je suis curieux aussi de savoir comment ils se supplémentent. 🙂

      Pour les petits insectes, je donne un aperçu du ressenti de certains sur l’autre article. L’approche est variable. Personnellement, je ne considère pas un vers comme étant sur le même plan de conscience qu’un cerf.

      Concernant les races à viande, c’est un problème qui a été abordé dans les commentaires, et certains véganes sont tout à fait d’accord pour les laisser disparaître naturellement.
      Mais bon, ça fait toujours une espèce qui s’éteint et qui ne sera pas remplacée.

      L’obésité a aussi fait l’objet d’un débat ici, notamment avec le capitaine obèse Paul Watson. J’ai découvert que l’on peut grossir en mangeant végane comme un porc. Et oui.
      Mais à la limite, là on fait le procès des céréales & co alors que ce n’est pas le sujet : on en mange tous. 🙂
      Petite aparté : ce qui est marrant, c’est qu’il me semble qu’il y a un régime préhistorique à la mode en ce moment : « ok, aujourd’hui on a rien attrapé, c’est soupe aux cailloux pour tout le monde » !

      Comme argument, pour l’instant je retiens celui-ci : la B12.

      Enfin, ici, le but n’est pas de donner des leçons mais de découvrir le mode de pensée et de consommation des véganes.
      Et puis c’est aussi d’apprendre, car comme je le dis dans l’article, leurs arguments sont globalement très sensés. 😉

      Edit : J’ai eu ma réponse sur la B12 et c’est très intéressant :

      « La B12 n’est en fait présente par défaut que dans la terre. C’est une bactérie qui la produit. A la base, elle était présente dans beaucoup plus de produits de la terre, à l’époque où l’industrie intensive n’appauvrisait pas les sols et ne les bourrait pas de produits chimiques. Cette epoque où une simple pomme était 100 fois plus nutritive qu’aujourd’hui. De nos jours, elle est produite en labo… Et utilisée en très large majorité (environ 90% selon les sources) pour complementer les animaux de rente. Donc, non, ça ne remet pas en cause l’homme vegan. Ca prouve juste que nous sommes suffisamment débiles pour avoir supprimé dans la nature quelque chose qui est vital. »

      Petite illustration : http://www.insolente-veggie.com/comment-se-supplementer-en-b12/

      Merci à Sophie et Nina pour les réponses.

    • Nicolas C dit :

      Les animaux d’élevage sont complémentés en B12,
      http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article405

      Ce procédé, est autorisé par la loi européenne, y compris en bio.
      http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=OJ:L:2008:250:FULL&from=FR
      Annexe 6

      Manque de bol, les gens prennent leurs nutriments en les filtrants au travers du corps de quelqu’un d’autre, super. Surtout un nutriment d’origine bactérienne et non PAS animale.

  33. Jérôme dit :

    Tout le problème du veganisme, c’est que c’est la même chose qu’une religion : on y croit, ou on n’y croit pas.
    Et surtout, ça démarre par des présupposés qui sont faux ou fallacieusement utilisés.

    Le principal étant de confondre élevage traditionnel et élevage intensif dans le même paquet.

    Il y a une différence énorme entre la ferme des 1000 vaches et un fermier bio qui laisse ses vaches paître toute l’année en plein champ.
    Il y a une différence entre la ferme des 100 000 poules où on sélectionne les poussins mâles et où on les tue pour ne garder que les pondeuses et un élevage où on mange les oeufs très régulièrement et qu’on garde les poussins femelles pour pondre et les poussins mâles pour les manger en tant que poulet.

    La souffrance peut à la rigueur être liée à l’abattage. Là, on peut parler. Pour autant, c’est juste une question de point de vue. Je ne vais pas interdire les hérissons sous prétexte qu’ils tuent les vers de terre.
    Manger et être mangé, c’est la vie.
    Les plantes poussent, des animaux les mangent, d’autres animaux mangent ces animaux-là, jusqu’à ce que tout ça meure et revienne à la terre.
    Pourquoi un lion qui mange un buffle serait différent d’un homme qui mange une vache ?
    C’est donc juste une question de choix personnel.

    Le spécisme n’est plus valide : on sait maintenant que les végétaux ont aussi une certaine forme de conscience. Ils émettent des composés chimiques lors de stress importants par exemple quand ils cassent.
    On savait depuis longtemps, par exemple, qu’une plante réagit aux sons et certains pensent même que la musique peut modifier le métabolisme des plantes.
    C’est donc uniquement une question de positionnement de curseur : les vegans le mettent très bas, les omnivores, plus haut. C’est un choix personnel, comme de croire en Dieu, ou pas.

    Il y a toujours aussi le fait qu’on n’a pas des grosses canines, donc on n’est pas des carnassiers. Erreur aussi : les canines n’ont rien à voir avec la viande, c’est une arme de chasse.
    L’homme n’est pas un prédateur, c’est un charognard. Il n’a jamais dû attaquer à la jugulaire une antilope pour la manger : il attendait que le lion soit parti pour chasser les vautours (qui n’ont pas de canines non plus, comme tous les oiseaux qui pourtant ne sont pas végétariens… mais passons) et manger les restes.
    Il est devenu prédateur en inventant les armes. Sans elles nous serions toujours cachés en attendant que le lion soit repus…

    Le fait de filtrer ses nutriments par le corps de quelqu’un d’autre… j’avoue que celui-là, il me plaît. Je suppose que les vegans n’ont pas d’enfants…

    L’argument de meilleure santé est fallacieux. Les gens qui mangent peu de viande, et de la bonne viande de bonne qualité et beaucoup de légumes sont en meilleure santé qu’un végan qui oublie ses pilules.
    Le régime crétois ou okinawa n’est pas exempt de protéines animales.
    Nous surconsommons de la viande, c’est un fait et c’est dangereux pour notre santé.
    Mais encore une fois, ici, c’est une réaction exagérée à un problème réel.

    On pourrait continuer longtemps car tout ça n’a qu’une seule réalité qui vaut dans les 2 sens : y croit qui veut y croire. C’est tout.
    Donc, pour ma part, je respecte les gens qui font ce choix, sans le comprendre, comme je respecte les gens qui choisissent de consacrer leur vie à un dieu de manière pacifiste comme les bonnes soeurs (incroyable qu’on soit obligé de préciser…).

    • Nicolas dit :

      Le rejet commence aussi par des préjugés hautains visiblement.

      –> trouvez une ferme qui ne retire pas le veau a sa mère pour prendre le lait.
      –> trouvez une seule ferme qui garde les poussins mâles,
      Et si quand bien même vous y arrivez, comparez a la consommation française, et a votre propre consommation, déjà là ca remettra les idées en place.

      Prouvez qu’une plante a un système nerveux et ressent la douleur, vous allez lutter longtemps, une plante réagissant au son c’est bon pour les citadins en mal de contes de fées, mais ca ne tiens pas un instant la route scientifiquement pour relier ca a la douleur et encore pire a la sentience (conscience de soit, avoir ses propres intérêts, se projeter dans le futur).

      Vous ramenez ca a des croyances parce que vous ne voulez surtout pas voir un raisonnement chiffré, logique et rationnel là-dedans, c’est normal cette phobie de la simple pensée ? Vous avez si peur que ca qu’on puisse considérer les animaux de ferme comme des êtres vivants qui ne veulent pas mourir.

      Et il y a un écart entre faire un enfant,

      et manger un clochard bourré pour s’alcooliser, ce qu’on fait avec les animaux ne soyez pas plus bête que vous ne pouvez l’être.

  34. trouduc dit :

    Nul ! A chier ! ! Pourris !! Aucune argumentation !! Envie de gerber

  35. KOBEDKI dit :

    Aaaaaah les débats entre Végétariens et Carnivores, c’est toujours avec des pop-corns que j’en regarde.

    Sérieusement, l’article est très bon. Il peut même se résumer en une phrase :
    « Arrêtez ce débat débile et laissez les bouffer ce qu’ils veulent ! On est omnivore, non ? »
    (ce message est adressé aux végétariens et aux carnivores).

    Un jour, nous aurons l’obligation de manger des insectes. Qu’est ce que vous en pensez ? Vous êtes prêt pour ça ?

    Petite réflexion dans l’article :

    « Les animaux ont une conscience limitée mais suffisante pour ressentir la souffrance physique et mentale. »
    => Les plantes minent de rien ont une conscience aussi : elle réagit quand ont leur donne de l’eau, elle ressente le froid, elle peut être malade. MAIS ! Elle ne montre pas de la souffrance? C’est un peu fin de dire que seul les animaux ressentent de la souffrance. Les plantes n’ont pas de bouche pour s’exprimer…
    #MoitiéD’accordAvecCetArgument

    « Produire de la viande coûte un max en ressources naturelles. »
    => Je dirais même plus : Bien plus que la production végétale.
    #D’accordAvecCetArgument

    « La surconsommation de viande peut entraîner des maladies graves. »
    => Toute alimentation doit être équilibré et VARIÉ pour les carnnivores, les végétariens, les insectivores, etc… Manger que de la viande… non mais mais sérieux…
    #MoitiéD’accordAvecCetArgument

  36. […] Voir cet article très drôle sur les Vegan afin de mieux comprendre . « et si ces enfoirés de Vegan avaient raison ? «  […]

    • francois gastaud dit :

      eh bien non ces enfoires de vegan n ont pas raison… du tout … ce que je ne pourrais jamais tolerer c’est que ces nazis qui se prennent pour des anges veuillent mettre aux pas de leur croyance debile toute la societe humaine… liberte .. liberte .. laissez nous la liberte de gouverner notre vie et merde L 214 et merde les vegans et merde sous leur dehors de liberalisme et d amour universel ils ont une sacree philosophie : il turaient qqun qui n a pas la meme position que la leur et qui turaient plus volontiers un voisin qui ne pense pas comme eux pour l amour de leur petit chien-chien avec dorures et et laisses de chez chanel ou cartier ……..

  37. essayencore dit :

    « La surconsommation de viande peut entraîner des maladies graves » : cet argument n’est pas valide. C’est la surconsommation qui implique des maladies graves, pas la viande en elle même.
    La surconsommation de n’importe quoi peut tuer (même de l’eau c’est bien connu).

    Merci de relire vos classiques (Schopenhauer).

    Cdt

    • Spi dit :

      Un peu de condescendance ne fait pas de mal. Je ne parle pas réellement philosophie mais plutôt faits (d’ailleurs ce passage est sourcé).

      Formulé autrement : nous atteignons plus vite notre limite raisonnable de consommation de viande rouge que celle de l’eau ou des poireaux. Vous avez raison, soyons précis sur les mots employés.

      Et je crois que bien des noyés seront d’accord avec votre exemple sur l’eau. 😉

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