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La Terre est plate (si si)

Prenez le temps d’imaginer quelques instants que ce que l’on vous apprend à l’école est faux. Ouvrez votre esprit, soyez réceptif à des idées déviantes qui pourraient vous sembler saugrenues au premier abord : acceptez en particulier que la Terre puisse être plate.

Remarquez maintenant que vous n’avez jamais vérifié vous-même qu’elle était un globe. Vous avez été modelés pour croire sans jamais être critique à l’égard de la sacro-sainte Science. D’ailleurs, avez-vous déjà vérifié les calculs des scientifiques ? Vous n’avez pas vous-même de preuve de l’alunissage de l’Homme n’est-ce pas ?

Ca y’est, vous vous posez des questions, c’est un bon début. 😉

L’éveil

L’Internet libérant l’information, vous avez peut-être eu l’opportunité de visiter l’un de ces sites qui tentent de dévoiler la vérité aux masses abruties par l’information scientifique. Ils abordent de nombreux sujets qui nous amènent à douter de ce que l’on tient pour acquis :

  • L’Homme a marché sur la Lune ? Bullshit, c’est un film de Universal Studio !
  • La Terre est ronde ? Et ta mère ?
  • Les aliens ? Tous ces films (Iti, Star Traique…) sont des documentaires visant à faire accepter leur existence pour le jour J !
  • Les reptiliens ? Ils attendent leur heure dans les vivariums de Jardiland !
  • L’énergie infinie ? L’avenir que les groupes pétroliers tentent de nous voler !
  • La Terre creuse ? Jules Vernes et The Rock avaient tenté de nous prévenir !
  • Le Président ? Un reptilien illuminato-maçonnique dont le but est de nous contrôler !
  • Les chemtrails ? Des déchets d’hôpitaux balancés dans le ciel par les avions.
  • La Matrice ? Vous y êtes ! Prenez la pilule bleue (oui, c’est ça, le xanax).

C’est vrai, quand je laisse ça pèle-mêle, ça semble sot. Mais pourquoi ne pas porter un peu d’intérêt à ces théories ? Après tout, faire preuve d’ouverture d’esprit permet toujours (enfin souvent, parfois… Enfin c’est arrivé…) d’apprendre des choses. Regardez, ça a bien marché avec les véganes… 😉

Bande annonce :

Aujourd’hui, on va se concentrer sur la théorie de la Terre plate. Voyons de quoi il s’agit.

Depuis toujours, nous cherchons à comprendre notre environnement. Naturellement, en jetant un premier coup d’oeil à droite et à gauche, on pense d’abord que la Terre est plate et on imagine son petit monde en fonction. Mais assez vite, des « scientifiques » comme Pythagore se penchent sur la question, observent le monde et commencent à conclure que la Terre pourrait bien être ronde. Nous sommes alors en 500 avant J.C. et comme dirait feu Steve, « c’est une révolution ». Et le problème des révolutions, c’est que ça fait chier : quand vous avez déjà tout bien rangé et qu’il faut tout recommencer, tout le monde n’est pas prêt à suivre.

Cette guéguerre se poursuit inlassablement à travers les âges pour finalement s’essouffler à la fin du XXème siècle avec la présentation de preuves scientifiques « irréfutables » d’une Terre « globique ». Voilà, c’est terminé, un camp a enfin gagné. Pourtant, le feu se ravive en 2004 « grâce à » Daniel Shenton qui ressuscite l’organisation « Flat Earth Society » grâce à Internet. Et vous le savez, Internet est un fabuleux vecteur de communication qui permet de partager sa connaissance, qu’elle soit bonne ou… très bonne.

Nous voici donc avec le retour des débats qui aujourd’hui ne portent plus sur un échange d’arguments et de preuves mais sur le fait que la « Science » nous ment éhontément pour nous cacher la Vérité vraie.

Pourquoi nous le cacher ?

Pourquoi ? Les puissances maçonniques ont leurs raisons :

  • Pour maintenir une certaine légitimité. Car pendant la guerre froide, les gouvernements ont monté de toutes pièces le premier alunissage. Ils auraient eu l’air bien cons perdu leur légitimité ensuite à expliquer qu’il ne pouvait pas aller sur la Lune parce que « y’a un dôme qui les en empêche ». Imaginez l’effet dévastateur qu’une telle révélation aurait eu sur vous, pauvre créature apeurée.
  • Pour cacher la vérité de la Bible. Probablement pour la décrédibiliser, mais j’avoue je ne sais pas trop pourquoi.
  • Pour la puissance et l’argent ! En siphonnant le budget d’un prétendu programme spatial et en interdisant au monde de profiter des ressources de l’Antarctique, on garde tout pour soi comme de bons petits grippe-sous. Bon, il faut quand même prévoir un budget com’ pour falsifier des photos et vidéos de la NASA mais ça a l’air avantageux quand même.

Et concrètement, ta Terre plate elle ressemble à quoi ?

Une hypothèse de Terre plate.

Pour commencer, tout le monde n’est pas vraiment d’accord sur la composition de notre univers… On sait juste, essentiellement grâce à quelques expériences personnelles, aux textes saints (bien plus fiables qu’Internet) et à une grande capacité à douter que la Terre est plate, point. Cela dit, un consensus semble se dégager : l’Antarctique ne serait pas un continent fini qui flotterait sur un pôle sud imaginaire, mais une haute barrière entourant nos continents.

Carte de la Terre plate dessinée par Orlando Ferguson en 1893.

Dés lors, il serait impossible de s’aventurer trop loin car en s’éloignant du soleil qui survole notre disque, car fait pas chaud. Mais en théorie, avec un bon Damart, on devrait pouvoir trouver d’autres « bassins aliens ». Allez savoir d’ailleurs si ce n’est pas déjà le cas.

Des preuves !?

Mais mon jeune ami, des preuves il y en a à foison. Cherche donc « Terre plate » dans Google ! Petit florilège :

Le logo des Nations Unies ressemblent à la vraie Terre (la plate)
Un clin d’œil ironique de l’ONU qui signifie en gros qu’ils vous entubent depuis 1945.

Le drapeau de l’ONU.

Les photos sont trop facilement manipulables pour croire que celles de la NASA sont réelles.
Regardez nos preuves à nous :

Une preuve exempte de tout montage.

La gravité est une supercherie !

Souvent, les platistes nient l’existence de la gravité. Il s’agit tantôt d’une histoire de pression tantôt d’une accélération continue du plateau terrestre. Quoi qu’il en soit, la gravité c’est n’imps’.

De ce fait :

  • il est impossible que le centre d’attraction de la Terre soit situé en son noyau.
  • La gravité ne peut donc être que verticale en un point du globe, ce qui fait que les océans ne peuvent pas tenir sur les côtés, ils devraient couler.

La gravité, c’est nawak.

Démonstration par un intellectuel qui prend un vol avec un niveau à bulle…

Selon lui, sa bulle devrait aller d’un côté en suivant la courbure de la Terre. Mais non ! Complot. COMPLOT DE LA BULLE ! Ce serait si simple si on pouvait parler de gravité, mais du coup non et pof, complot.

La terre, la lune, les planètes

L’Univers visible serait un dôme. Les planètes seraient des textures sur ce dôme et même la Station Spatiale Internationale serait une projection de la NASA dessus.

Quant au soleil, ce serait une sorte de spot accroché à la voûte céleste. Et s’il se couche à l’horizon c’est un simple effet d’optique. Cocasse quand on sait que le même « effet d’optique » est vu comme un complot lorsqu’il est utilisé pour justifier que la Terre est ronde.

Le soleil sur une Terre plate.

 

 

Les gouvernements nous mentent !

Entre deux mensonges sur Roswell et le glyphosate, les Etats prennent quand même le temps de fomenter des histoires dignes de vicieux Netflix, dans le but de nous faire croire que la Terre est toute rondelette. Sont pleins de ressources les salauds, car maintenir le mensonge du Globe nécessite une coopération internationale jamais atteinte ainsi qu’un budget colossal (surtout que la NASA publie des dizaines de médias chaque jour). Ca serait probablement plus simple d’admettre leur crime une fois pour toute via un tour de passe passe façon série de science-fiction : « ça alors, maintenant y’a un dome alors qu’avant y’en avait pas ! Etonnant, non ? »

Ici, pas vraiment besoin de preuve, tout le monde sait que le gouvernement te ment et te surveille (il sait pour cet onglet porno, il sait…).

L’horizon est plat !

Bon, ben là c’est irréfutable, rien à ajouter… A part peut-être que la Terre est vaste. Ce n’est pas parce que tu ne perçois pas la courbure qu’il est plat.

Des scientifiques eux-même affirment que la Terre est plate

Oui, bon, la proportion doit être la même que ceux qui ne sont pas d’accord avec le changement climatique. Mais un jour on se rendra compte qu’ils avaient raison (ou pas).

Des vidéos sur Internet !

Vu que le retour des platistes est dû à Internet, il est bien naturel qu’ils citent sans arrêt YouTube. Le problème est toujours le même : on remet en cause la crédibilité de ce qu’on apprend à l’école (ce qui est bien) pour accepter sans vérifier les théories aux provenances obscures. Généralement, leurs raisonnements se tiennent à peu prés si l’on ne creuse pas, mais assez vite, à part une volonté farouche de croire, je ne comprends pas ce qui peut bien les convaincre.

Au final…

Le platiste reproche à la Science d’être biaisée et ne tient aucun compte de cette biatch (à part pour poster des vidéos sur YouTube, là, la science c’est bien). Il avance donc des preuves qui ne sont jamais vérifiées scientifiquement. Il vous demande juste d’y croire… religieusement.

On se retrouve alors dans un état assez marrant dans lequel :

  1. les preuves affûtées au fil des ans des scientifiques ne sont que des « montages grossiers »
  2. les arguments platistes…
    • n’ont pas besoin d’être prouvés (Dieu Inside),
    • sont vérifiés par des démonstrations approximatives,
    • sont des théories (mais déjà meilleures que celles de « concons » comme Darwin) donc on n’a pas encore toutes les clés

Preuve qu’il n’y a pas de satellites.

En gros l’argumentaire c’est un peu :

Hmm, le soleil c’est un spot lumineux, pourquoi ? Parce que ça nous arrange, Dieu est d’accord. Et aussi, ta gueule.

Du coup, ça donne des modèles de Terre plate très rigolos avec des dômes, des fuites d’eau, des projections nocturnes de l’ISS, des murs façon Game of Thrones, etc. Difficile de justifier tout ça, sauf à avoir la foi bien accrochée.

Comme vous le voyez, je ne suis pas très convaincu. Autant mettre en question le « système » c’est bien, autant se montrer aussi léger avec les arguments, c’est dommage. Vous pouvez mieux faire les gars. 🙂

 

 

Les blockbusters de 2017 à ne pas manquer

Pour tous ceux qui n’ont pas vu passer la flopée de bandes-annonces de ces derniers jours, voici un petit tour d’horizon des bons gros blockbusters qui sortiront d’ici la fin de l’année et qu’il faudra absolument aller voir. 😉

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2

26 avril 2017 – Starring : le bâton le plus mignon de l’univers.

Alien : Covenant

10 mai 2017 – « Vous en re-voulez ? Ca tombe bien, y en re-n’a » Ridley Scott.

Pirate des Caraïbes 5 : La Vengeance de Salazar

24 mai 2017 – Terminus du train.

Transformers 5 : The Last Knight

28 juin 2017 – Castorama présente…

Spideman : Homecoming

12 juillet 2017 – Encore un homme araignée, mais traité par Marvel cette fois. 🙂

Valerian

26 juillet 2017 – Le Cinquième Élément en plus cher (et probablement en moins bien).

Ça

20 septembre 2017 – IL est re-revenu.

Thor 3 : Ragnarok

20 octobre 2017 – Quand le Thor tue (merci).

Star Wars 8 : Les Derniers Jedi

13 décembre 2017 – Où l’on verra probablement Luke (et un peu la princesse Leia, mais pas beaucoup plus).

Allez, il est temps d’aller engraisser l’industrie du film !

La petite reine contre le reste du monde

Chère madame le Maire de Paris,

Jusqu’ici, j’essayais de ne pas passer les portes de Paris en vélo. Mais voilà, nécessité fait loi et je déambule maintenant quotidiennement dans votre belle cité. C’est une expérience particulière et laissez-moi vous dire que je me sentirais plus en sécurité bâillonné, nu et enduit de marinade au milieu du tournage d’une émission gastronomique de Jackie et Michel.

La raison ? Vos parisiens conduisent fort mal, madame (je généralise si je veux), mais ce n’est pas uniquement leur faute. Tel des cafards soumis aux contraintes de leur environnement et faute de limites claires, ils s’adaptent, ils mutent. Et l’environnement madame le maire, c’est vous qui en avez la charge. Alors il va falloir s’expliquer maintenant : pourquoi les voies cyclables de la capitale sont elles si pourraves ? Au XXIème siècle, alors que nos voisins nordiques sont à donf sur le vélo et que notre pays vient de défendre le projet de la COP21, il est grand temps d’agir pour donner à la petite reine sa vraie place (ou au cheval, à la trottinette, au bouzin électrique, aux panards, etc.).

Pour cela, il faudra  peut-être limiter les nuisibles, et pas juste les diesels parce qu’on vient juste de se rendre compte qu’ils sont vilains.

Deux roues, mais plus de pollution

L’Etat a autorisé la conduite de mp3 (scooters à 3 roues) dont la motorisation est supérieure à 125 cm3… Pourquoi une telle hérésie ? Probablement pour préserver les emplois d’une entreprise qui a utilisé un vide juridique pour implanter ses machines de mort (comme avec Coyote). Choix fort judicieux qui a contribué à la croissance du nombre de scooters dans Paris et transforme la ville en une calamité pour les cyclistes et les piétons.

Aujourd’hui, les scooter parisien, c’est :

  • la possibilité d’utiliser des scooters à 3 roues de plus de 125 cm3 sans formation (nos fameux mp3),
  • l’utilisation des voies de bus (à contre-sens s’il vous plaît),
  • le barrage des sas cyclistes aux feux (« ah ben si on doit se compliquer la vie avec ça », authentique),
  • la mise en danger des cyclistes (dépassements, frôlement… Sur leurs voies réservées, tant qu’à faire),
  • la mise en danger des piétons (roulent sur les trottoirs),
  • les incivilités,
  • des comportements imprévisibles pour les voitures (sortent de moustiques en plastiques qui virevoltent de-ci de-là),
  • une pollution accrue,
  • des accidents accrus.

Alors il est peut-être temps de pousser nos amis vers les vélos électriques ou les transports en commun.

Taxi !

Personne ne sait m’expliquer ce que font les taxis sur les voies de bus. Il s’agit a priori d’une tolérance de la ville qui n’a aucun sens. Un taxi ne fait pas partie des transports en commun et n’encourage pas du tout les transports verts. Si son utilité occasionnelle n’est pas à remettre en cause, sa présence sur les voies de bus empruntées par les cyclistes l’est, elle, très légitimement. Il serait donc bien normal de retirer ce privilège qui leur est uniquement accordé « parce que sinon on fout le feu »)

Cyclistes

Les cyclistes parisiens et des grandes agglomérations sont en permanence sous pression car le danger est omniprésent. Il est donc impératif de réserver de larges bandes clairement délimitées pour les vélos et de bannir autant que se peut les engins à moteurs. Mais il est tout aussi important de les considérer comme il se doit :

Pour être honnête, depuis le début de la rédaction de cet article, j’ai découvert le plan vélo 2017 de la ville. Un mieux, j’ai hâte de voir si ça porte ses fruits.

 

Liens :

  • Geovelo : site de calcul d’itinéraire sécurisé pour cycliste

Un clip Rainbow Six qui devrait vous plaire

Comme ce petit clip a plu à des non-initié(e)s, je vous le partage. Il s’agit toujours de nos sessions hebdomadaires de R6 auxquelles Freddy apporte un peu de dynamisme.

C’est fait maison, c’est pas vilain, enjoy. 😉

Raspberry Pi 3 et Serveur Plex : le transcodage

Le Raspberry Pi 3 est récent et beaucoup d’entre nous se sont posés des questions quant à sa capacité à faire un bon serveur Plex. Le bousin a beau être plus puissant que son prédécesseur, il reste loin d’un PC classique.

Petite vérification par moi-même de ses capacités (car pas facile de trouver des réponses claires sur le Net) :

Mon montage

Ces derniers temps, je me suis amusé à faire un petit montage sympa qui répond à quelques unes de mes (vos ?) questions. Je vous propose de partager les réponses, et j’étofferai au fur et à mesure.

Pour faire des économies d’électricité, je ne me sers plus de mon PC et de ses centaines de Watts comme serveur là ou un petit truc consommant 5W et un disque réseau peuvent suffire. J’ai donc sur mon réseau :

  • Un player Freebox Revolution connectée à la TV
  • Un mobile sous Android avec l’appli Plex
  • Un Raspberry Pi 2 connecté sur une autre TV
  • Un Raspberry Pi 3 hébergeant un serveur Plex (sous Raspbian)

Le Pi 3 est-il capable de faire du transcodage à la volée ?

Transcodage, conversion, optimisation : tout ça désigne la même chose : ré-encoder le fichier en un autre format compréhensible par le logiciel de lecture. C’est une opération qui nécessite une puissance de calcul conséquente et il est difficile pour des petites machine de réaliser cette conversion aussi vite que le film est lu. Pour un Pi 3, la question se pose légitimement :

Réponse : et bien oui et non. Plex sait manifestement transcoder jusqu’à un certain point. Pour la lire la vidéo ci-dessous (en 576×240) sur Chrome (qui grosso modo ne supporte que le H.264) ou sur l’app Android, notre courageux petit Pi se lance tout de même dans le transcodage :

Transcodage en direct avec Plex

Pour lire le fichier sur la freebox en revanche, pas de problème de conversion, la lecture est directe sans altération :

Plex lecture directe

Dans ces exemples, il n’y a aucun problème car soit la vidéo est déjà encodée au bon format et elle est lue directement (direct play, seconde image), soit elle est petite et ne nécessite pas une puissance plus importante que ce que peut fournir le Pi (première image). Mais il ne faut pas se leurrer, certains fichiers plus gros ne pourront jamais être transcodés en live.

Alors point de salut sans transcodage pour les gros fichiers ?

Les plus exigeants d’entre-vous voudront au minimum des fichiers en full HD (1080p) et en 5.1 (AC3). Problème, ces formats peuvent nécessiter une conversion et là, le Pi montre ses limites. Il ne transcodera pas assez vite la vidéo. La solution, c’est soit avoir un player compatible avec ces formats (direct play), soit la conversion en tâche de fond :

Le Pi peut transcoder en arrière plan grâce à la fonction « Optimiser » qui se trouve sur chaque film. Vous choisissez la qualité et vous cliquez sur « Optimiser ». Quelques temps plus tard, vous pourrez le regarder sur votre mobile par exemple en live et sans saccade. Sauf que vous vous doutez bien que ça prend du temps : un film en full HD et en AC3 de 2h m’a pris 7h à convertir. Vous voyez là pourquoi le temps réel est impossible sur un Pi sur des fichiers full HD.

Optimiser une vidéo avec Plex

Optimisation d’une vidéo avec Plex.

Dans le détail : les niveaux H264

A noter aussi, particulièrement pour le lecteur Android : le format H264 utilise des niveaux qui sont des limitations sur un certain nombre de paramètres qui permettent aux décodeurs de limiter les ressources mémoires et calculatoires nécessaires pour décoder une vidéo. Or, ces limitations du lecteur vont forcer le serveur à transcoder la vidéo. Il faut donc trouver le meilleur compromis entre :

  • avoir un niveau le plus élevé possible jusqu’à ce que le téléphone ne puisse plus supporter la lecture de la vidéo (tant au niveau bande passante que décodage processeur)
  • avoir un niveau trop bas qui provoque un transcodage du serveur Pi

Cela étant dit, ce type de transcodage est passé comme une fleur avec mon film HD (cf. capture en bas d’article).

Sur Android, vous pouvez définir ce niveau dans Paramètres / Avancé / Lecteur /Niveau maximum H264. Par défaut il est à 40 (4.0)

Petite expérience avec un film HD / AC3 :

Le film a pu être lu tel quel (direct play) sur :

  • la Freebox Revolution
  • mon client RaspPlex (Raspberry Pi2)

Et a nécessité un transcodage qui a mis à genoux le Pi sur :

  • mon application Plex Android
  • le site Plex.tv

Plex : serveur pas assez puissant

Après optimisation pour mobile, la vidéo s’est lue sans soucis sur l’app Android (mais pas Plex.tv, je ferai un nouveau test pour lui).

Sur Plex.tv, vous pouvez même choisir votre version. Sur mobile il prend logiquement celle optimisée pour… mobile.

Plex choix de version

Les bons formats

Je conclue que pour être lues partout, il vaut mieux que nos vidéos soient en HD et en H264 (niveau 40) / AAC. Ou au pire, on « optimisera ».

Pour les exigeants fans de HD, il faut que votre player prenne en charge les codecs pour passer en direct play (sans transcodage). Là, c’est à vous de vous renseigner sur les codecs pris en charge.

Screenshot Civil War

La version transcodée pour mobiles tourne maintenant parfaitement en direct play.

Screenshot Zootopia

Attention, même en H264, la lecture peut nécessiter un transcodage (ici toutefois supporté correctement).

Voili voilou. Je reviendrai peaufiner l’article au fur et à mesure. Il faudrait tâtonner un peu pour connaître les limites du Pi en terme de conversion à la volée. ++ 🙂

Edition du 20 mars 2017 : transcodage et puissance processeur 

J’ai aujourd’hui un peu plus de recul sur le bouzin et force est de constater qu’un Raspberry Pi, même 3ème du nom ne peut pas tout. En effet, si l’on souhaite se passer du transcodage, il faut préparer son film en amont. Or, je cherche à la fois un confort lors de la sélection et du visionnage du film, mais aussi lors qu’il faut l’ajouter dans ma bibliothèque. Et là, vérifier que le film est en mp4, que le son est supporté, que le Plex ne prendra pas l’initiative d’incruster des sous-titres ou de changer le débit (et donc pour tout ça de transcoder), c’est fatigant.

Le Pi supporte certes des transcodages légers (les sous-titres, certains contenus audio), mais ce n’est pas suffisant. Vous imaginez bien que les transcodages Full HD sont tout bonnement impossibles en temps réel et nécessite tellement de puissance qu’il faut un processeur de PC pour les assumer (ou « optimiser » le film pendant plusieurs heures).

Pour avoir une idée de ce qui est nécessaire, Plex se fie au score « PassMark », un comparateur de « puissance de calcul ». Le Raspberry n’est pas intégré, mais on peut imaginer qu’il se trouve quelque part aux alentours de 500. Il vous faut minimum du 2000 pour espérer transcoder du Full HD. Mon fixe (un vieux core i7 4770k) a un score de plus de 10 000, un très vieux Core2 Quad (Q9400 @ 2.66GHz) atteint les 3 400. Moralité, il vous faut un PC, même un vieux, mais un PC.

La légende dit qu’il faudrait un score de 4 000 à 5 000 pour transcoder de la 4k. Je confirmerai peut-être un jour. 🙂

Bref, perso, j’ai retourné ma veste du bon côté et ai pris le parti de la facilité en choisissant de revenir sur un bon vieux PC des familles. Inconvénient : il faut l’allumer et l’éteindre. Le plus : ça dépote du yuka. 🙂

Edition du 24 août 2017 : le réseau

Vous allez peut-être trouvé ça un peu bête, mais ça vaut le coup de le mentionner : vérifiez la bande passante de votre réseau.

Si le processeur faiblard de votre serveur n’est pas en cause, sachez que les CPL et les WIFI n’ont pas forcément toujours un débit suffisant pour diffuser une vidéo en Full HD de 25 Mbps. Damned.

Par exemple, chez moi avec mon débit Internet de 3 Mbps, je ne me posais pas vraiment de question sur la rapidité de mon réseau domestique et on diffusait des vidéos en HD (720 lignes) stéréo au mieux (bêtement car elles sont 3 fois plus rapides à télécharger).
Puis nous avons acheté une télé plus grande et reçu la (sainte) fibre. Nous avons donc voulu diffuser via Plex des vidéos Full HD (1080p / 5.1) et : Mouhahaha, marche pas.

Et pourquoi ? Parce que mon CPL comme mon Wifi ont un débit ridicule : 10 à 20 Mbps. Comme une vidéo full HD peut atteindre facilement un débit supérieur à 20 Mbps sur des scènes riches, ça crée un goulot d’étranglement et hop : bufferisation.

Pourquoi un débit si pourri ? C’est peut-être dû à la configuration des pièces, mais plus probablement à l’encombrement de la bande Wifi des 2.4Ghz (et à l’utilisation normes WiFi obsolètes par mes appareils sur cette fréquence).
J’en déduis ça car des appareils plus récents fonctionnant avec le Wifi de la box en 5Ghz tournent à plus de 150 Mbps.

Voilà qui explique pourquoi (paradoxalement) je pouvais voir la TV Orange en Full HD via Internet et pas mes vidéos sur mon réseau local : le player et la box Orange sont connectés en Wifi ac 5 Ghz alors que mon serveur Plex est rattaché au réseau en vieux 2.4Ghz.

CQFD, il fallait le trouver !

Dans mon cas, j’ai deux choix :

  • changer mon matériel pour être complètement compatible avec les dernières normes Wifi,
  • ou passer au filaire.

Avec l’expérience, après avoir abandonné le Pi pour sa faible puissance, je vais abandonner le Wifi et le CPL pour leur lenteur et câbler la maison en ethernet. Parce qu’à un moment, ça va bien hein.
Si vous avez la possibilité et la volonté de le faire, c’est votre meilleure option. Sinon, il vous reste à mettre à niveau complètement votre équipement WiFi, si possible en norme ac 🙂

Voilà, ainsi se termine le tour de mes mystères mystérieux sur Plex. Mon installation sera bientôt parfaite. 🙂