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Faire du vélo à Sartrouville : les zones redoutées des cyclistes

On l’a vu dans le premier article, Sartrouville a du pain sur la planche pour sécuriser les trajets en vélo ! Alors, pour donner un coup de main, je me suis dit que ça serait intéressant de recenser les sites à aménager en priorité. Et là : bonne nouvelle ! Je n’ai pas eu à le faire moi-même car « Parlons vélo » propose une carte des endroits jugés les plus dangereux par les cyclistes :

Vous pouvez retrouver la carte interactive sur le site Parlons Vélo.

Les points rouges sont les zones que vous ressentez comme dangereuses et en vert, ce sont celles où vous avez senti des améliorations. Ces dernières sont quasiment invisibles et se situent uniquement sur la piste des quais de Seine.

Voici les points que vous (cyclistes) avez pointé du doigt comme étant à sécuriser en priorité :

Le carrefour de l’église St Martin

Les cyclistes se jettent au milieu des voitures sur une intersection à 5 voies. Pas de feu, pas de passage cyclable protégé.

Toute la nationale D308

Qui n’est toujours pas aménagée sur sa partie sartrouvilloise. On notera en particulier :

  • Le pont de Maison-Laffitte, trop étroit pour les vélos, surtout en cette période de travaux. Là aussi une voie matérialisée en dur serait la bienvenue.
  • Le pont de l’avenue de Tobrouk souvent encombré, qui est totalement dépourvu de sécurité. Ici, les véhicules s’arrêtent fréquemment sur la bande cyclable qui n’est pas matérialisée en dur, et les accidents sont monnaie courante. De plus, une passerelle serait utile pour la traversée du pont.

L’avenue Jean Jaures :

Avec en particulier les carrefours du pont de la gare qui bien qu’en plein centre, ne bénéficie pas d’aménagement.

Un peu de pédagogie

En l’absence d’aménagements, il faut bien se rendre compte qu’un cycliste n’a pas la même appréhension de la route qu’un conducteur de voiture. Si vous le frôlez à 30 à l’heure, il peut tomber. Laissez lui de l’espace, ne lui mettez pas la pression pour gagner quelques secondes. Ne le klaxonnez pas parce qu’il est au milieu de la route : souvent, il laisse un espace avec les voitures garées pour éviter les portières.

Bref, que vous soyez en voiture ou à vélo, faites preuve de bon sens et d’empathie : circuler en vélo à Sartrouville n’est pas chose facile (c’est même plutôt courageux).

Nous sommes nombreux à attendre que la ville fasse la promotion des circulations douces, j’espère que ça viendra.

Faire du vélo à Sartrouville (ouh là)

Bonjour à tous ! Voilà un moment que tout exaspéré que je suis, je voulais faire un article sur le vélo à Sartrouville. Car à Sartrouville, les infrastructures de vélo se résument globalement à… peau de zob.

Bon, je suis un peu méchant car en vrai, il y a quelques équipements :

  • une pompe à vélo à la gare (à l’initiative de la communauté de communes)
  • une pompe à vélo au parc du dispensaire (à l’initiative de la communauté de communes)
  • une quinzaine de parkings à vélos qui se ne cessent de se remplir au fur et à mesure que les gens adoptent la petite reine.

Et… voilà, c’est à peu prés tout ce que j’ai constaté.

J’ai l’impression, en tant que sartrouvillois, que si la communauté de commune des Boucles de Seine a en stock des idées sympas, elles ne voient pas le jour à Sartrouville (lire leur brochure du plan vélo).
On sent qu’il y a un blocage à la mairie : peut-être quelqu’un qui s’est frité avec un cycliste étant petit, ou quelqu’un qui a loupé le mémo sur le réchauffement climatique, ou encore un vilain lobbyiste de chez Total qui s’est introduit sournoisement dans l’administration de la ville. Allez savoir… Quoi qu’il en soit, le résultat est que je n’emmènerai pas un gamin parcourir la ville en vélo.

Il y a pourtant des aménagements simples et pas chers qui pourraient voir le jour pour commencer :

  • des sas vélo aux feux rouge
  • des panneau de céder le passage cycliste (M12)
  • brider la ville à 30 km/h hors départementales (surtout dans les zones résidentielles)
  • aménager les routes pour la sécurité des cycles (faire des voies propres) et sécuriser les carrefours

Pour vous donner une idée des pistes actuelles en ville, il suffit de regarder la carte que la mairie elle-même partage et de repérer les portions vertes :

La mairie indique elle-même que « Sartrouville compte à l’heure actuelle plus de 16 kilomètres de pistes, bandes cyclables et axes partagés répartis sur le territoire. « 

Malheureusement, un axe partagé n’a rien d’une voie cyclable. C’est simplement une route sur laquelle on invite les voitures à arrêter d’écraser sauvagement les piétons et cyclistes. Et une bande cyclable c’est à peine mieux. On va donc oublier ces viles tentatives pour booster les stats et admettre qu’il y a en fin de compte très peu de solutions pour les gens en vélo. Et de toutes façons, 16 km, c’est ri-di-cule.

Pour être tout à fait juste, les vélos ont droit à un nouveau chemin, une sympathique coulée verte de 1 km. Mais comme partout en France, les ingénieurs ont du mal à interconnecter les voies de circulations douce. La sortie de la coulée verte en est un exemple flagrant : la voie de vélo se jettera sur la D308, chasse gardée des voitures.
C’est d’ailleurs étrange : la D308 est pourtant indiquée comme « à aménager » (en rose sur la carte) et pourtant, le tout nouveau carrefour est complètement dépourvu de solutions pour les vélos. Je pensais d’ailleurs que c’était obligatoire sur tout nouvel ouvrage sur une départementale. Mais je me trompe sûrement, c’est peut être juste du bon sens en fait.

Une dernière preuve de cette étrange tendance anti-vélo ? Voyez cet arrêt de bus de la rue Turgo :

Des travaux récents ont ajouté un terre-plein à la place des zébras jaunes, forçant les vélos à faire un écart sur la route. Dans ce cas, faire sauter la piste aurait presque plus de sens…

Forts de ces exemples (non exhaustifs), vous vous doutez que Sartrouville n’a pas obtenu de bons résultats dans le palmarès des villes cyclables, et vous avez raison. La ville écope d’un score de F (sur G) dans le comparatif des villes cyclables. Et même d’un « G » dans les efforts de la ville, c’est dire comme mon intuition est partagée.

C’est une des pires villes du coin (mais évitez Argenteuil ! ^^) :

Sartrouville semble bloquée à l’ère pré-COVID. Ce temps où les voitures étaient reines. Exemple édifiant : comme vous pouvez le lire sur le site de la ville, les PV de stationnement sont rabaissés à 30€ au lieu de 35.

Je ressens la communication de Sartrouville comme du greenwashing. Des p’tits animaux qui viennent mignonnement brouter au lieu de mettre de l’insecticide, des quais ouverts le dimanche, des animations… Mais quand il faut libérer la ville des contraintes et de la pollution des voitures, on ne voit pas beaucoup d’efforts.

Je ne suis affilié à aucune association de vélo et je ne connais ni fréquente l’équipe municipale. J’ai bien tenté de leur poser des questions, mais en vain sur le sujet. En revanche, au vu des aménagements, on sent que la ville n’est pas favorable au vélo. Alors je lance ma petite pierre citoyenne pour faire bouger les choses en vous interpellant, vous, cyclistes, qui êtes de plus en plus nombreux à réclamer des aménagements : manifestez vous. 🙂 Et évidemment, si la mairie passe par ici, je l’invite grandement à prendre conscience que notre avenir n’est plus dans la voiture et qu’il faut nous aider à nous déplacer autrement. Merci par avance. 🙂

Edition du 15/10/2023 : nouveaux parkings à vélo à la gare de Sartrouville

Depuis la rédaction de cet article, la ville a mis à disposition de nouveaux abris à vélo côté place de la gare. J’ai d’abord cru qu’il s’agissait de places supplémentaires, mais malheureusement c’est une simple rénovation avec toutefois des piliers qui permettent maintenant d’accrocher un antivol en U.
Pas de places supplémentaires donc, alors que les parkings vélos sont saturés et que des scooter viennent se garer sans être verbalisés. Dommage.

Cette place dispose pourtant d’espaces qui pourraient être aménagés. C’est sûr qu’un toit au-dessus de son vélo c’est cool, mais ce n’est pas indispensable. La place dispose de suffisamment d’espace pour créer d’autres emplacements comme rue Lamartine par exemple :

Voici les anciens emplacements à vélo :

Évaluer facilement son impact écologique

Il y a entre 2 et 4 français sur 10 qui ne croient pas au changement climatique. Si vous avez besoin de voir la lumière, lisez cet article. Sinon, vous vous demandez sans doute comment commencer à moins pourrir la planète. Moi aussi. Mais on a beau savoir que notre avenir sera chaque année plus compliqué, on reste des flemmards d’êtres humains. 😉

Le commencement de la démarche, c’est la prise de conscience.

Alors prenons conscience

La question est : êtes-vous un gros porc énergivore ?

Quand les choses arrivent toutes cuites dans notre bec, on ne se pose pas de question : l’eau, le gaz, l’électricité nous semblent acquis et éternels. Mais quand on doit pédaler pour allumer une ampoule, on se rend compte de l’effort à produire. Pensez donc à l’énergie nécessaire pour chauffer votre café du matin.

C’est bon, vous l’avez la prise de conscience ? Vous savez que vous consommez trop d’électricité ? Vous avez honte ? Alors on continue, place à votre auto-évaluation !

Évaluez votre propre consommation

Pour réaliser combien notre impact est important, je vous propose de passer en revue trois outils simplissimes :


Carbo est une appli qui se connecte à votre compte en banque et évalue votre nuisibilité en scrutant vos achats. C’est conseillé par la Société Générale, donc c’est assez sûr.

Le graphique ci-dessous compare (en jaune) l’impact carbone des membres au mien (en bleu).

Mon impact carbo, basé sur mon compte en banque.

Évidemment, c’est une estimation mais c’est assez représentatif : vous pouvez voir notre honteux voyage en avion crever le plafond.

Le site est ici : https://www.hellocarbo.com/


Geco Air se base quant à lui sur les données de votre téléphone et sur des services de proximité (météo, pollution…). Dans les captures d’écran ci-dessous, on peut voir qu’un quart de mes trajets se font encore en voiture, que je ne suis pas mauvais en éco-conduite et que mes déplacements du 5 septembre était mignons. Par contre, vous voyez encore une fois que le retour des vacances en avion est catastrophique.

L’appli se choppe ici : https://www.gecoair.fr/


EcoJecko : un outil de mesure de votre consommation électrique. J’ai trouvé ce petit machin assez révolutionnaire car pour moi, il apporte 3 grosses nouveautés :

  • Il n’est pas invasif et n’entraîne pas de travaux coûteux, il suffit de poser un boitier sur le disjoncteur.
  • Il utilise une IA pour distinguer les appareils qui consomment sur votre courbe de consommation.
  • Il n’est pas cher. A 199€ l’appareil, c’est presque raisonnable, par contre en location à 7,99€ / mois, c’est peanuts.

Après quelques temps, il sera capable d’analyser votre consommation et de vous proposer des pistes d’économie.


Voilà, avec ça, nous n’avez plus d’excuse pour ne pas évaluer votre consommation, que ce soit à des fins d’économies ou d’écologie. 😉

#BalanceTonPorcEnergivore

Ca chauffe sur Terre, on va tous mourir*.

* Offre soumise à condition, peut être altérée par le résultat de l’élection présidentielle 2022.

Pour camper le décor tout de suite, on ne va pas se marrer avec cet article. On va causer du réchauffement climatique et tâcher de convaincre nos amis climatosceptiques que 1. le réchauffement existe et 2. il aura des répercussions importante sur notre vie. On a beau en parler sans cesse, on sous-estime généralement ses effets ou on n’y prête carrément pas attention. J’ajoute donc ma modeste pierre au plus grand challenge qui nous attend dans le domaine : la pédagogie.

Pourquoi cet article ?

J’ai le sentiment que nous sommes dans une urgence écologique que tout le monde ignore, un peu comme un homard dont l’eau de cuisson est portée lentement à ébullition et qui meurt bêtement ébouillanté sans l’avoir senti venir. Ca m’agace.

Nous avons tous une notion de ce qu’est le changement climatique et on suppose que notre futur est parfaitement maîtrisé. On pense que l’hydrogène, les éoliennes et autres hautes technologies comme ITER seront la solution et que nous pourrons longtemps continuer à vivre comme on le fait aujourd’hui. Par exemple, on pense que la voiture électrique va simplement remplacer les modèles thermiques dans nos trajets quotidiens. On se trompe.

J’ignore malheureusement d’où vient cette image qui a fait le tour de Facebook.

C’est déjà demain.

Commençons par faire un état des lieux de ce qu’il nous arrive. 2022 voit la conjonction de plusieurs événements exceptionnels : pandémie, changement climatique, épuisement des ressources fossiles, conflits armés en Europe… C’est l’occasion de réaliser que l’équilibre de notre Société est fragile : tous ces évènement bousculent très concrètement notre vie quotidienne.

Le COVID et la guerre en Ukraine sont conjoncturels et ont déjà un impact qui vous ne aura pas échappé parce qu’il touche directement à votre portefeuille (prix du gaz et de l’essence). C’est certes temporaire, mais ça nous donne déjà une idée des effets relous d’une modification forcée de nos habitudes.

Demain, le climat et la raréfaction des ressources seront de la partie et ils sont eux structurels : les énergies fossiles ne sont plus une énergie durable (elles ne l’on jamais été). Elles s’épuisent lentement mais contribuent toujours au réchauffement climatique, réchauffement qui provoquera un petit lot de catastrophes humanitaires que l’on néglige aujourd’hui.

Réveillez vous ! © 1870 Les témoins de Jéhovah

C’est de ça dont j’ai envie de causer aujourd’hui. Si vous êtes en forme, j’aimerais bien que vous preniez le temps de lire cet article résumant ma compréhension de la chose.
Faites le sans a priori car quand j’aborde le sujet, souvent on l’ignore ou parfois on le tourne en ridicule.

Honnêtement cette incrédulité se comprend : notre économie est relativement stable depuis 70 ans. Nous consommons de plus en plus, sommes de plus en plus riches et cette prospérité ne peut s’arrêter, c’est inconcevable : « ça a toujours été comme ça, pourquoi ça changerait ? »

Et au scepticisme, ajoutons un complotisme très XXIème siècle qui annonce des fins du mondes, les illuminatis francs-maçons lézards, la terre plate creuse, etc. On finit par se demander s’il ne s’agirait pas là d’un énième complot ? Et bien même pas, vous allez voir, j’ai quelques preuves et sources.

Nous y voilà, Nous y sommes. Par Fred Vargas et la voix de Charlotte Gainsbourg.

La pandémie a eu ça de bien qu’elle m’a fait réaliser que notre mode de vie ne tient qu’à quelques fils : si un pangolin peut figer le monde et provoquer des ruées vers le PQ, il est tout à fait envisageable que notre société soit chamboulée à un moment ou à un autre par de nouveaux événements palpitants. Je suis donc allé jeter un œil à ce qui est le plus susceptible de nous arriver sur la gueule et je me suis penché sur : le réchauffement climatique.

En creusant, je me rends compte que nous ne maîtrisons pas du tout notre futur et que nous avons des connaissances minces et faussées sur le devenir de la Planète. Les médias en parlent beaucoup, mais uniquement en surface et les politiciens restent timides sur le sujet (forcément affirmer que « bientôt il n’y aura plus de voitures ou de vacances à Hawaï ! » ne fait pas vendre). Alors j’ai creusé un peu partout et ma conclusion est que si nous ne nous prenons pas en main en anticipant, la transition à marche forcée sera rude pour le monde, pour la France et pour vous.

Je n’ai pas envie d’annoncer la fin du monde, ce ne sera pas le cas. Par contre, j’aimerais que si ce n’est pas déjà le cas, vous preniez le sujet au sérieux. Il en va de notre avenir, mais aussi de celui des générations futures. Envisagez également que nous sommes sans doute la dernière génération qui vivra dans l’ « opulence ». Oui, ça peut faire un choc.

Écrire maintenant me semble d’autant plus important que le sujet est souvent masqué par une actualité plus chaude (la guerre en Ukraine) et que les élections approchent.

Source : 9gag

Écrire ce lignes, c’est aussi sortir de ma zone de confort car lorsqu’on prononce les mots « changement climatique », on s’attend à un : « Et voilà, encore un bobo-écolo-hipster-lopette qui va nous faire chier avec le thermostat alors que les vrais sujets comme le prix du diesel, il s’en tape ! »

Bah nan :

  1. je ne me tape pas de payer 2,30 € le litre, parce que moi aussi je roule à l’essence, et l’électrique c’est cher. Et plus globalement, je ne suis pas contre plus de pouvoir d’achat.
  2. je ne veux pas causer d’écologie ici pour jouer au sauveur de mère Nature, mais pour faire prendre conscience des troubles à venir. Ici, je veux énumérer quelques un des problèmes potentiels auxquels nous allons faire face, et si vous comprenez la même chose que moi, la guerre en Ukraine et votre litre de sans plomb vous sembleront peut-être bien fades.

Concrètement, qu’est-ce qui nous pend au nez ?

Bienvenue au Cybercafé Erudito sur le forum Assassin's ...

Ah ! Il y a deux grand axes d’emmerdes :

  1. Le réchauffement climatique
  2. La fin des ressources fossiles

Deux, c’est beaucoup, mais paradoxalement, leur conjonction peut inciter plus facilement les gouvernements à la transition. L’anticipation de la fin des ressources fossiles est un argument économique audible, le réchauffement moins concret l’est moins.

Détaillons :

Le réchauffement climatique n’est plus vraiment discuté

Le réchauffement fait consensus, selon le GIEC :

  • « le réchauffement du système climatique est sans équivoque »
  • « l’influence de l’Homme sur le système climatique est clairement établi »

Qui sommes nous pour remettre individuellement en question les milliers d’études scientifiques qui vont dans ce sens ?

Pour illustrer tout ça, voici un graphique de l’évolution des températures mondiales depuis 1850 :

En gris, la période pré-industrielle. Coïncidence ?

Vous pouvez constater que la hausse est bien plus rapide qu’avec un cycle naturel et que le phénomène colle étonnement à la période industrielle.

Donc, on est d’accord maintenant, ça chauffe, et il est plus que probable que ce soit à cause de l’effet de serre causé par nos émissions de CO2.

La fin des ressources fossiles

Pour faire bonne mesure, le changement climatique est accompagné de la raréfaction des gisements d’énergies fossiles. On nous a toujours dit que les puits de pétrole allaient s’assécher, mais évidemment, plus on avance dans le temps plus c’est réaliste. Et le fait de s’attaquer aux ressources contenues dans le schiste qui sont beaucoup plus dures à extraire tend à prouver que l’on a déjà bien épuisé les poches les plus accessibles. La date la plus pessimiste du déclin du pétrole se situe aux alentours de 2025, mais c’est purement théorique. Ce qui est certain, c’est que la demande va croitre. Je vous laisse tirer vos propres conclusions, notamment sur les prix.

Cerise sur le gâteau, en Europe nous avons peu de ces ressources : nous les importons. Et les importations, on le voit, sont légèrement perturbées par les conflits ou la demande concurrente. Nous sommes dépendants de la bonne volonté de pays extra-européens.

Tout cela incite notre bon vieux continent à se tourner vers l’autonomie énergétique. Quelles sont nos options ?

  • Extraire du charbon ? Sûrement pas : le charbon émet 3 fois plus de CO2 que le fioul.
  • Trouver des ressources chez nous ? On en a peu et les pays producteurs prenant conscience des enjeux climatiques stoppent même l’extraction.
  • Produire de l’électricité verte ? Pourquoi pas, mais on en produira jamais autant qu’aujourd’hui.
  • Accompagner l’électricité verte de nucléaire ? C’est une énergie qui émet peu de carbone et un peu de déchets, mais ils ont mauvaise presse. Ce sera cependant notre probable planche de salut. Malheureusement, ça ne sera pas suffisant pour retrouver le niveau de production actuel. Il faudra faire des choix.

Quels impacts ?

A présent, vous avez une idée du caca dans lequel on se trouve des contraintes qui vont s’imposer à nous. Retenez également que le réchauffement, ce ne sera pas seulement pour les autres, et ce ne sera pas juste plus de crème solaire à Saint Barth.

Lorsque la machine Terre s’emballe, c’est tout le système qui change :

Le calcul est simple : si on ne réduit pas nos émissions de CO2, la température augmente et les risques avec. Voyez ce récap issu du site du ministère de la transition écologique (qui s’il était à la solde des méchants capitalistes aurait sans doute minimisé ces chiffres déjà passablement effrayants) :

Probabilité des catastrophes en fonction de l’augmentation de la température mondiale.

A l’avenir l’image d’un port à la limite de la submersion sera plus fréquente :

Photo d’une grande marée au Crotoy. Bonne nouvelle : ces marées seront de plus en plus impressionnantes.

Les risques listés ci-dessus sont assez « directs ». Il y aura aussi des effets de bords par rebond :

  • des guerres pour la maîtrise de ressources.
  • des déplacements massifs de populations et leur accueil dans des pays plus chanceux comme la France.
  • des investissements énormes pour compenser les catastrophes climatiques.
  • etc.

Des risques très mal compris et trop peu de mesures

Ne croyez pas que les politiciens sont mieux informés que nous. Ils sont dans une logique contre productive et court-termiste pour satisfaire les « caprices » de leurs concitoyens. Eux aussi ont besoin de pédagogie. Quelques exemples qui m’agacent personnellement :

  • Berck-sur-mer refuse l’implantation d’éoliennes offshore parce que… c’est moche.
  • Plutôt que de militer pour la fin de la voiture thermique, les candidats à la présidentielle poussent vers l’allègement des taxes sur le carburant, y compris les plus à gauche. Et c’est sans parler des plus populistes qui sont à vomir de démagogie et abordent à peine le sujet.
  • Les maires ne font pas la promotion, ni même ne laissent la place aux circulations douces dans leurs villes. Pour prendre un exemple qui me concerne, Sartrouville n’enorgueilli d’avoir 16 km de pistes (et encore, souvent partagées avec des voitures ou piétons : il doit rester 1 Km de vraie piste). Naze.
  • etc.

Heureusement, il y a du positif et un peu de changement :

Mais pour l’instant on ne s’attaque pas aux problème en profondeur, notamment parce qu’on ne réalise pas le taff que la transition énergétique représente.

Est-ce que nous allons réussir à ne pas céder au populisme et à anticiper les changements ? J’espère, car si ce n’est pas le cas ça changera tout de même sans que nous soyons aux manettes pour atténuer les effets du réchauffement et des pénuries.

Les solutions

Le Monde sans fin de Jean-Marc Jancovici et Christophe Blain.

D’ici 2030, la France devra avoir réduit ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55% par rapport au niveau de 1990. Les solutions il faut les mettre en place ou les inventer, mais quoi qu’il arrive, nous devrons vivre plus sobrement, et non plus dans une frénésie de consommation. Nous serons donc nous-mêmes des acteurs majeurs, individuellement.

Étonnamment, la sobriété n’a pas l’air mal acceptée par les citoyens. Concrètement, ce sera :

  • de moins en moins de voyages en voitures, plus de transports alternatifs et légers.
  • la fin des voyages intérieurs en avion.
  • des circuits courts.
  • etc.

Il faut aussi que l’État nous guide et soit très pédagogue pour faire accepter les réformes nécessaires.

Pour en savoir plus, Le monde sans fin de J.M. Jancovici et Christophe Blain tente de proposer des solutions basées sur leur Plan de Transformation de l’Économie Française (PTEF).

Conclusion

Comme vous avez pu le voir, le réchauffement climatique n’est pas une lubie bidon ou un complot. Il existe, ça se joue en ce moment et on sous estime son impact. La prochaine élection jouera un grand rôle dans l’orientation de la politique écologique, réfléchissez bien. 😉

Je ne suis pas un expert climatique, je m’informe et je tire des conclusions comme vous. J’ai peut-être juste un peu plus creusé ce sujet que le pékin moyen. Vous n’êtes pas obligé de prendre ce que je dis comme argent comptant, mais dans ce cas étudiez par vous-même auprès de sources qui vous semblent fiables. En l’occurrence, les liens de cet articles pointent vers des sites variés et a priori respectables.

J’espère avoir suscité de l’intérêt et pas trop de peur, notamment auprès de ceux avec qui j’ai abordé le sujet dans la vraie vie sans grand succès. En tout cas, vous avez tout ce qu’il faut pour être convaincus maintenant. 😉

Bisous. 🙂

Brancher un vieil ampli sur une TV récente.

Je ne suis pas un spécialiste, mais je vais partager mon montage pour la simple raison que je n’ai pas trouvé exactement les informations que je souhaitais sur le Grand Internet.

Déjà, faisons le point de l’installation, nous avons :

  • Un lecteur BluRay
  • Une TV récente
  • Un ampli Dolby Digital / DTS des années 2000
  • Un kit d’enceintes en colonnes

Tout irait pour le mieux si l’ampli était une de ces bestioles récentes blindées de ports HDMI. Dans ce cas, vous brancheriez le lecteur BluRay en HDMI à l’ampli puis l’ampli à la TV et on n’en parlerait plus. Mais voilà, on va devoir se tordre un neurone pour comprendre comment avoir enfin son home cinéma 5.1. 🙂

Les branchements

Notre ampli est un beau dinosaure, un Yamaha RX-V440RDS qui ne possède pas moins de 0 ports HDMI (pas plus non plus) : il va donc falloir le connecter à l’ancienne. C’est alors notre TV qui va servir de concentrateur et sur laquelle on va brancher tous les ports HDMI.

Le cul de l’ampli, sans port HDMI mais avec 6 entrées RCA, une entrée numérique coaxiale et surtout une entrée optique.

Tout d’abord, la partie classique : on branche les périphériques (ici juste le lecteur BluRay) sur la TV en HDMI.

Ensuite, la partie moins évidente : brancher la TV à un ampli. Ce dernier ne dispose que d’une entrée un peu moderne et commune avec la TV : une entrée optique (TosLink), c’est donc elle qui sera notre planche de salut. Pensez donc à vérifier vos propres entrées / sorties.

Voilà, c’est branché, on va s’occuper maintenant de la partie rigolote : les formats audio et les contraintes techniques !

BitStream et PCM

Ces noms barbares désignent des modes de transmissions audio sur vos liaisons (HDMI, optique…). Détaillons :

Le PCM

En numérique, l’audio est… numérisé et le PCM est un format plutôt brut de numérisation audio, sans compression. Par conséquent, il occupe pas mal de place.

Le BitStream

Le BitStream est un flux de données tel qu’il est enregistré sur la source, et la source est rarement en PCM : sur les BluRay, les données audio sont la plupart du temps compressées en Dolby Digital ou le DTS pour gagner de la place.

Choisir son format

Entre le PCM non compressé et le BitStream qui fait transiter DTS ou Dolby, que choisir ?

Pour la liaison BluRay HDMI vers TV ?

D’après ce que j’ai lu, je dirais peu importe, c’est au feeling car le HDMI supporte les deux formats : soit vous transmettez le PCM et donc des données décompressées à la TV, soit du BitStream et ce seront les données natives du BluRay qui transiteront. Ecoutez et faites-vous votre idée.

Et pour la liaison optique entre la TV et l’ampli ?

Un câble HDMI 2.0 sait transmettre des données à la vitesse fulgurante de 18 Gbps par seconde. Un câble optique Toslink est à 250 Mb par seconde, soit 72 fois moins rapide.

Sachant cela, voyons si un signal PCM gourmand peut passer par un câble optique. Partons sur un très bon son en 7.1 (donc 8) canaux en 192 Khz 24 bits (un CD étant en 44,1Khz 16 bits). Ca nous donne 8 canaux x 192 000 Hz x 24 bits = 368,64 Mbps. Yep, on est manifestement au-dessus des 250 Mbps.
La solution qu’ont trouvé les constructeurs ? Conserver le format PCM, mais le « downgrader » en stéréo. Naze, on oublie tout de suite. Notre dernier espoir : le BitStream. La TV transmettra donc un format compressé en Dolby / DTS à votre ampli.

Super, mais les formats aussi ont changé !

Dans les années 2000, on écoutait nos DVD en Dolby Digital ou DTS 5.1 et ce sont les formats gérés par notre vieil ampli.

Evidemment, les normes ont évolué et on trouve désormais du Dolby True HD et du DTS HD Master qui sont (ô joie) généralement rétro-compatibles. Pour citer un forum :

  • L’ampli décodera seulement le DTS core du DTS HD donc tu te retrouveras avec une piste DTS plein débit déjà très bien.
  • Avec le Dolby Digital True HD si le Dolby Core est dedans tu te retrouveras avec du Dolby 5.1 AC3, sinon ce sera en stéréo.

En gros, dans la plupart des cas vous conservez le son multi-canal.

Est-ce que ça ne vaudrait pas le coup d’investir dans un ampli neuf ?

Je ne sais pas vraiment, mais j’ai lu que la différence de qualité sonore n’est pas très flagrante entre du DTS et du DTS HD. Il faut déjà un bon équipement pour s’en rendre compte. En revanche, un ampli neuf vous évitera les prises de tête des formats puisque :

  1. Le débit HDMI est suffisant pour transmettre tous les formats.
  2. Il suffit qu’un des périphériques sache décoder les pistes audio pour envoyer le signal PCM à l’ampli.

Personnellement, je vais rester sur mon sympathique ampli. Juste parce que ça m’évite de dépenser 300 boules dans un nouveau. 😉

Les blockbusters de 2017 à ne pas manquer

Pour tous ceux qui n’ont pas vu passer la flopée de bandes-annonces de ces derniers jours, voici un petit tour d’horizon des bons gros blockbusters qui sortiront d’ici la fin de l’année et qu’il faudra absolument aller voir. 😉

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2

26 avril 2017 – Starring : le bâton le plus mignon de l’univers.

Alien : Covenant

10 mai 2017 – « Vous en re-voulez ? Ca tombe bien, y en re-n’a » Ridley Scott.

Pirate des Caraïbes 5 : La Vengeance de Salazar

24 mai 2017 – Terminus du train.

https://www.youtube.com/watch?v=BP3Si2NacVI

Transformers 5 : The Last Knight

28 juin 2017 – Castorama présente…

Spideman : Homecoming

12 juillet 2017 – Encore un homme araignée, mais traité par Marvel cette fois. 🙂

https://www.youtube.com/watch?v=mJQ4u-kXoGc

Valerian

26 juillet 2017 – Le Cinquième Élément en plus cher (et probablement en moins bien).

Ça

20 septembre 2017 – IL est re-revenu.

https://www.youtube.com/watch?v=NBxt2ZqEy6g

Thor 3 : Ragnarok

20 octobre 2017 – Quand le Thor tue (merci).

Star Wars 8 : Les Derniers Jedi

13 décembre 2017 – Où l’on verra probablement Luke (et un peu la princesse Leia, mais pas beaucoup plus).

Allez, il est temps d’aller engraisser l’industrie du film !

Peut-on rire de tout ? Finalement, on a la réponse.

Ouuuh, ça fait longtemps que je n’ai pas posté d’articles. Mais je sors du bois juste pour vous faire part d’un léger agacement.

Pour commencer, je vous laisse lire ces articles (ou mes… résumés) :

Un livre pour enfants de Michel Cymes accusé de sexisme

Ces jours-ci, on nous explique un peu partout que le gentil docteur de France Télévision (celui qui vous explique contrairement à Doctissimo que votre herpes n’aura pas raison de vous) est sexiste et raciste (probablement aussi un affreux négationniste qui se touche devant des foetus morts, mais c’est juste sous-entendu). Pourquoi ? Parce qu’il a écrit 12 lignes sur le zizi et seulement 4 sur la zézette. C’est bien la preuve que le sexisme est partout, même dans la bouche d’un médecin encensé. Partout ! Et encore, je ne vous parle pas de mon enfoiré de correcteur orthographique qui reconnaît « zizi », mais pas « zézette » (#complotMasculin).

Accessoirement, c’est aussi très raciste car un enfant noir a un braquemart non dissimulé ! Et pourtant, on ne vous parle pas de taille hein, juste d’érection.

En entrant dans la salle, jamais je n’aurais cru possible de pleurer devant une comédie française mais la dangerosité de ce film a réussi cela.

Le second article porte sur un film dont le « héros » est Kev Adams. Je sais, je sais, intuitivement déjà, vous sentez que ça va mal se passer. Et vous ne savez pas à quel point vous êtes dans le vrai car le film contient… des blagounettes sur le viol. Je cite la presse qui cite le film :

Je te parlais du viol cool. Pas du viol triste où ça chiale, ça crie, ça porte plainte.

La phrase sous-entend que le viol peut être cool et pour citer l’article du Huff :

L’humour noir, surtout pour ce type de sujet, est une arme à manier avec précaution et délicatesse.

Selon ses détracteurs, le film aurait dû retenir ses mots au nom d’une certaine pudeur et d’un certain respect. On ne se moque pas du viol nom de Dieu !.. Et on ne prononce pas le nom de son Seigneur en vain non plus, damned.

Et bien, je ne suis pas d’accord, moi.

Commençons par un « disclaimer » : je ne cautionne ni le viol, ni le racisme, ni le sexisme, et plus trop la pédophilie (je suis du Nord, ne m’en demandez pas trop tout de suite).

Je comprends très bien que les personnes concernées par l’un de ces sujets soient touchées. Mais faut-il pour autant censurer les blagues limites (toutefois légales) et monter au créneau pour un livre pour enfant qui me semble à moi (vil mâle cisgenre) bien innocent. Vous auriez pu ameuter les gens sur un sujet qui prête moins à débat comme l’excision, là j’aurai eu moins de doutes…

Cela dit et en ce qui me concerne, je veux pouvoir faire des blagues sales, vulgaires ou choquantes, et ce même sur Internet. Je veux pouvoir compter sur l’intelligence et le recul des gens. Il y a de toute façon toujours un sujet qui choque quelqu’un : il y a toujours une personne qui s’attristera quand on parlera de chatons car le sien sera mort coincé dix longues minutes dans le garde boue d’une Lada.
Et puis on n’échappe pas à la violence : les manuels d’histoire sont violents, la réalité aujourd’hui en Syrie est violente, les dessins de Charlie Hebdo sont violents. Et il y aura toujours des médecins dégueulasses qui donneront plus de description aux pénis qu’aux frifris (alors pour équilibrer venez tous vous instruire sur le vagin ici).

Vous ne pensez pas qu’un Coluche aurait du mal à vivre de son humour aujourd’hui ?
Spi. Défenseur du droit à l’humour noir.
…Tiens, je vais aller voir ce que fait Timsit en ce moment.

Quelques exemples ajoutés au fil de l’eau :

 

 

Les geeks hériteront de la Terre (Clip, VO)

Voici un petit clip de I Fight Dragons qui va faire évoluer vos idées reçues sur les geeks (pour peu que vous parliez la langue de Dennis Ritchie).

Affrontez la cruelle réalité : on terrasse des boss de fin de niveau alors c’est pas la société qui va nous faire peur (sauf pour ceux d’entre nous qui sont agoraphobes, là c’est foutu… Qui a dit la plupart ??) !

Voilà voilà voilà. Bon, par contre pour la money et les cars, c’est pas encore ça. 😉

 

Raspberry Pi 3 et Serveur Plex : le transcodage

Le Raspberry Pi 3 est récent et beaucoup d’entre nous se sont posés des questions quant à sa capacité à faire un bon serveur Plex. Le bousin a beau être plus puissant que son prédécesseur, il reste loin d’un PC classique.

Petite vérification par moi-même de ses capacités (car pas facile de trouver des réponses claires sur le Net) :

Mon montage

Ces derniers temps, je me suis amusé à faire un petit montage sympa qui répond à quelques unes de mes (vos ?) questions. Je vous propose de partager les réponses, et j’étofferai au fur et à mesure.

Pour faire des économies d’électricité, je ne me sers plus de mon PC et de ses centaines de Watts comme serveur là ou un petit truc consommant 5W et un disque réseau peuvent suffire. J’ai donc sur mon réseau :

  • Un player Freebox Revolution connectée à la TV
  • Un mobile sous Android avec l’appli Plex
  • Un Raspberry Pi 2 connecté sur une autre TV
  • Un Raspberry Pi 3 hébergeant un serveur Plex (sous Raspbian)

Le Pi 3 est-il capable de faire du transcodage à la volée ?

Transcodage, conversion, optimisation : tout ça désigne la même chose : ré-encoder le fichier en un autre format compréhensible par le logiciel de lecture. C’est une opération qui nécessite une puissance de calcul conséquente et il est difficile pour des petites machine de réaliser cette conversion aussi vite que le film est lu. Pour un Pi 3, la question se pose légitimement :

Réponse : et bien oui et non. Plex sait manifestement transcoder jusqu’à un certain point. Pour la lire la vidéo ci-dessous (en 576×240) sur Chrome (qui grosso modo ne supporte que le H.264) ou sur l’app Android, notre courageux petit Pi se lance tout de même dans le transcodage :

Transcodage en direct avec Plex

Pour lire le fichier sur la freebox en revanche, pas de problème de conversion, la lecture est directe sans altération :

Plex lecture directe

Dans ces exemples, il n’y a aucun problème car soit la vidéo est déjà encodée au bon format et elle est lue directement (direct play, seconde image), soit elle est petite et ne nécessite pas une puissance plus importante que ce que peut fournir le Pi (première image). Mais il ne faut pas se leurrer, certains fichiers plus gros ne pourront jamais être transcodés en live.

Alors point de salut sans transcodage pour les gros fichiers ?

Les plus exigeants d’entre-vous voudront au minimum des fichiers en full HD (1080p) et en 5.1 (AC3). Problème, ces formats peuvent nécessiter une conversion et là, le Pi montre ses limites. Il ne transcodera pas assez vite la vidéo. La solution, c’est soit avoir un player compatible avec ces formats (direct play), soit la conversion en tâche de fond :

Le Pi peut transcoder en arrière plan grâce à la fonction « Optimiser » qui se trouve sur chaque film. Vous choisissez la qualité et vous cliquez sur « Optimiser ». Quelques temps plus tard, vous pourrez le regarder sur votre mobile par exemple en live et sans saccade. Sauf que vous vous doutez bien que ça prend du temps : un film en full HD et en AC3 de 2h m’a pris 7h à convertir. Vous voyez là pourquoi le temps réel est impossible sur un Pi sur des fichiers full HD.

Optimiser une vidéo avec Plex
Optimisation d’une vidéo avec Plex.

Dans le détail : les niveaux H264

A noter aussi, particulièrement pour le lecteur Android : le format H264 utilise des niveaux qui sont des limitations sur un certain nombre de paramètres qui permettent aux décodeurs de limiter les ressources mémoires et calculatoires nécessaires pour décoder une vidéo. Or, ces limitations du lecteur vont forcer le serveur à transcoder la vidéo. Il faut donc trouver le meilleur compromis entre :

  • avoir un niveau le plus élevé possible jusqu’à ce que le téléphone ne puisse plus supporter la lecture de la vidéo (tant au niveau bande passante que décodage processeur)
  • avoir un niveau trop bas qui provoque un transcodage du serveur Pi

Cela étant dit, ce type de transcodage est passé comme une fleur avec mon film HD (cf. capture en bas d’article).

Sur Android, vous pouvez définir ce niveau dans Paramètres / Avancé / Lecteur /Niveau maximum H264. Par défaut il est à 40 (4.0)

Petite expérience avec un film HD / AC3 :

Le film a pu être lu tel quel (direct play) sur :

  • la Freebox Revolution
  • mon client RaspPlex (Raspberry Pi2)

Et a nécessité un transcodage qui a mis à genoux le Pi sur :

  • mon application Plex Android
  • le site Plex.tv

Plex : serveur pas assez puissant

Après optimisation pour mobile, la vidéo s’est lue sans soucis sur l’app Android (mais pas Plex.tv, je ferai un nouveau test pour lui).

Sur Plex.tv, vous pouvez même choisir votre version. Sur mobile il prend logiquement celle optimisée pour… mobile.

Plex choix de version

Les bons formats

Je conclue que pour être lues partout, il vaut mieux que nos vidéos soient en HD et en H264 (niveau 40) / AAC. Ou au pire, on « optimisera ».

Pour les exigeants fans de HD, il faut que votre player prenne en charge les codecs pour passer en direct play (sans transcodage). Là, c’est à vous de vous renseigner sur les codecs pris en charge.

Screenshot Civil War
La version transcodée pour mobiles tourne maintenant parfaitement en direct play.

Screenshot Zootopia
Attention, même en H264, la lecture peut nécessiter un transcodage (ici toutefois supporté correctement).

Voili voilou. Je reviendrai peaufiner l’article au fur et à mesure. Il faudrait tâtonner un peu pour connaître les limites du Pi en terme de conversion à la volée. ++ 🙂

Edition du 20 mars 2017 : transcodage et puissance processeur 

J’ai aujourd’hui un peu plus de recul sur le bouzin et force est de constater qu’un Raspberry Pi, même 3ème du nom ne peut pas tout. En effet, si l’on souhaite se passer du transcodage, il faut préparer son film en amont. Or, je cherche à la fois un confort lors de la sélection et du visionnage du film, mais aussi lors qu’il faut l’ajouter dans ma bibliothèque. Et là, vérifier que le film est en mp4, que le son est supporté, que le Plex ne prendra pas l’initiative d’incruster des sous-titres ou de changer le débit (et donc pour tout ça de transcoder), c’est fatigant.

Le Pi supporte certes des transcodages légers (les sous-titres, certains contenus audio), mais ce n’est pas suffisant. Vous imaginez bien que les transcodages Full HD sont tout bonnement impossibles en temps réel et nécessite tellement de puissance qu’il faut un processeur de PC pour les assumer (ou « optimiser » le film pendant plusieurs heures).

Pour avoir une idée de ce qui est nécessaire, Plex se fie au score « PassMark », un comparateur de « puissance de calcul ». Le Raspberry n’est pas intégré, mais on peut imaginer qu’il se trouve quelque part aux alentours de 500. Il vous faut minimum du 2000 pour espérer transcoder du Full HD. Mon fixe (un vieux core i7 4770k) a un score de plus de 10 000, un très vieux Core2 Quad (Q9400 @ 2.66GHz) atteint les 3 400. Moralité, il vous faut un PC, même un vieux, mais un PC.

La légende dit qu’il faudrait un score de 4 000 à 5 000 pour transcoder de la 4k. Je confirmerai peut-être un jour. 🙂

Bref, perso, j’ai retourné ma veste du bon côté et ai pris le parti de la facilité en choisissant de revenir sur un bon vieux PC des familles. Inconvénient : il faut l’allumer et l’éteindre. Le plus : ça dépote du yuka. 🙂

Edition du 24 août 2017 : le réseau

Vous allez peut-être trouvé ça un peu bête, mais ça vaut le coup de le mentionner : vérifiez la bande passante de votre réseau.

Si le processeur faiblard de votre serveur n’est pas en cause, sachez que les CPL et les WIFI n’ont pas forcément toujours un débit suffisant pour diffuser une vidéo en Full HD de 25 Mbps. Damned.

Par exemple, chez moi avec mon débit Internet de 3 Mbps, je ne me posais pas vraiment de question sur la rapidité de mon réseau domestique et on diffusait des vidéos en HD (720 lignes) stéréo au mieux (bêtement car elles sont 3 fois plus rapides à télécharger).
Puis nous avons acheté une télé plus grande et reçu la (sainte) fibre. Nous avons donc voulu diffuser via Plex des vidéos Full HD (1080p / 5.1) et : Mouhahaha, marche pas.

Et pourquoi ? Parce que mon CPL comme mon Wifi ont un débit ridicule : 10 à 20 Mbps. Comme une vidéo full HD peut atteindre facilement un débit supérieur à 20 Mbps sur des scènes riches, ça crée un goulot d’étranglement et hop : bufferisation.

Pourquoi un débit si pourri ? C’est peut-être dû à la configuration des pièces, mais plus probablement à l’encombrement de la bande Wifi des 2.4Ghz (et à l’utilisation normes WiFi obsolètes par mes appareils sur cette fréquence).
J’en déduis ça car des appareils plus récents fonctionnant avec le Wifi de la box en 5Ghz tournent à plus de 150 Mbps.

Voilà qui explique pourquoi (paradoxalement) je pouvais voir la TV Orange en Full HD via Internet et pas mes vidéos sur mon réseau local : le player et la box Orange sont connectés en Wifi ac 5 Ghz alors que mon serveur Plex est rattaché au réseau en vieux 2.4Ghz.

CQFD, il fallait le trouver !

Dans mon cas, j’ai deux choix :

  • changer mon matériel pour être complètement compatible avec les dernières normes Wifi,
  • ou passer au filaire.

Avec l’expérience, après avoir abandonné le Pi pour sa faible puissance, je vais abandonner le Wifi et le CPL pour leur lenteur et câbler la maison en ethernet. Parce qu’à un moment, ça va bien hein.
Si vous avez la possibilité et la volonté de le faire, c’est votre meilleure option. Sinon, il vous reste à mettre à niveau complètement votre équipement WiFi, si possible en norme ac 🙂

Voilà, ainsi se termine le tour de mes mystères mystérieux sur Plex. Mon installation sera bientôt parfaite. 🙂