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Brancher un vieil ampli sur une TV récente.

Je ne suis pas un spécialiste, mais je vais partager mon montage pour la simple raison que je n’ai pas trouvé exactement les informations que je souhaitais sur le Grand Internet.

Déjà, faisons le point de l’installation, nous avons :

  • Un lecteur BluRay
  • Une TV récente
  • Un ampli Dolby Digital / DTS des années 2000
  • Un kit d’enceintes en colonnes

Tout irait pour le mieux si l’ampli était une de ces bestioles récentes blindées de ports HDMI. Dans ce cas, vous brancheriez le lecteur BluRay en HDMI à l’ampli puis l’ampli à la TV et on n’en parlerait plus. Mais voilà, on va devoir se tordre un neurone pour comprendre comment avoir enfin son home cinéma 5.1. 🙂

Les branchements

Notre ampli est un beau dinosaure, un Yamaha RX-V440RDS qui ne possède pas moins de 0 ports HDMI (pas plus non plus) : il va donc falloir le connecter à l’ancienne. C’est alors notre TV qui va servir de concentrateur et sur laquelle on va brancher tous les ports HDMI.

Le cul de l’ampli, sans port HDMI mais avec 6 entrées RCA, une entrée numérique coaxiale et surtout une entrée optique.

Tout d’abord, la partie classique : on branche les périphériques (ici juste le lecteur BluRay) sur la TV en HDMI.

Ensuite, la partie moins évidente : brancher la TV à un ampli. Ce dernier ne dispose que d’une entrée un peu moderne et commune avec la TV : une entrée optique (TosLink), c’est donc elle qui sera notre planche de salut. Pensez donc à vérifier vos propres entrées / sorties.

Voilà, c’est branché, on va s’occuper maintenant de la partie rigolote : les formats audio et les contraintes techniques !

BitStream et PCM

Ces noms barbares désignent des modes de transmissions audio sur vos liaisons (HDMI, optique…). Détaillons :

Le PCM

En numérique, l’audio est… numérisé et le PCM est un format plutôt brut de numérisation audio, sans compression. Par conséquent, il occupe pas mal de place.

Le BitStream

Le BitStream est un flux de données tel qu’il est enregistré sur la source, et la source est rarement en PCM : sur les BluRay, les données audio sont la plupart du temps compressées en Dolby Digital ou le DTS pour gagner de la place.

Choisir son format

Entre le PCM non compressé et le BitStream qui fait transiter DTS ou Dolby, que choisir ?

Pour la liaison BluRay HDMI vers TV ?

D’après ce que j’ai lu, je dirais peu importe, c’est au feeling car le HDMI supporte les deux formats : soit vous transmettez le PCM et donc des données décompressées à la TV, soit du BitStream et ce seront les données natives du BluRay qui transiteront. Ecoutez et faites-vous votre idée.

Et pour la liaison optique entre la TV et l’ampli ?

Un câble HDMI 2.0 sait transmettre des données à la vitesse fulgurante de 18 Gbps par seconde. Un câble optique Toslink est à 250 Mb par seconde, soit 72 fois moins rapide.

Sachant cela, voyons si un signal PCM gourmand peut passer par un câble optique. Partons sur un très bon son en 7.1 (donc 8) canaux en 192 Khz 24 bits (un CD étant en 44,1Khz 16 bits). Ca nous donne 8 canaux x 192 000 Hz x 24 bits = 368,64 Mbps. Yep, on est manifestement au-dessus des 250 Mbps.
La solution qu’ont trouvé les constructeurs ? Conserver le format PCM, mais le « downgrader » en stéréo. Naze, on oublie tout de suite. Notre dernier espoir : le BitStream. La TV transmettra donc un format compressé en Dolby / DTS à votre ampli.

Super, mais les formats aussi ont changé !

Dans les années 2000, on écoutait nos DVD en Dolby Digital ou DTS 5.1 et ce sont les formats gérés par notre vieil ampli.

Evidemment, les normes ont évolué et on trouve désormais du Dolby True HD et du DTS HD Master qui sont (ô joie) généralement rétro-compatibles. Pour citer un forum :

  • L’ampli décodera seulement le DTS core du DTS HD donc tu te retrouveras avec une piste DTS plein débit déjà très bien.
  • Avec le Dolby Digital True HD si le Dolby Core est dedans tu te retrouveras avec du Dolby 5.1 AC3, sinon ce sera en stéréo.

En gros, dans la plupart des cas vous conservez le son multi-canal.

Est-ce que ça ne vaudrait pas le coup d’investir dans un ampli neuf ?

Je ne sais pas vraiment, mais j’ai lu que la différence de qualité sonore n’est pas très flagrante entre du DTS et du DTS HD. Il faut déjà un bon équipement pour s’en rendre compte. En revanche, un ampli neuf vous évitera les prises de tête des formats puisque :

  1. Le débit HDMI est suffisant pour transmettre tous les formats.
  2. Il suffit qu’un des périphériques sache décoder les pistes audio pour envoyer le signal PCM à l’ampli.

Personnellement, je vais rester sur mon sympathique ampli. Juste parce que ça m’évite de dépenser 300 boules dans un nouveau. 😉

Les blockbusters de 2017 à ne pas manquer

Pour tous ceux qui n’ont pas vu passer la flopée de bandes-annonces de ces derniers jours, voici un petit tour d’horizon des bons gros blockbusters qui sortiront d’ici la fin de l’année et qu’il faudra absolument aller voir. 😉

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2

26 avril 2017 – Starring : le bâton le plus mignon de l’univers.

Alien : Covenant

10 mai 2017 – « Vous en re-voulez ? Ca tombe bien, y en re-n’a » Ridley Scott.

Pirate des Caraïbes 5 : La Vengeance de Salazar

24 mai 2017 – Terminus du train.

https://www.youtube.com/watch?v=BP3Si2NacVI

Transformers 5 : The Last Knight

28 juin 2017 – Castorama présente…

Spideman : Homecoming

12 juillet 2017 – Encore un homme araignée, mais traité par Marvel cette fois. 🙂

https://www.youtube.com/watch?v=mJQ4u-kXoGc

Valerian

26 juillet 2017 – Le Cinquième Élément en plus cher (et probablement en moins bien).

Ça

20 septembre 2017 – IL est re-revenu.

https://www.youtube.com/watch?v=NBxt2ZqEy6g

Thor 3 : Ragnarok

20 octobre 2017 – Quand le Thor tue (merci).

Star Wars 8 : Les Derniers Jedi

13 décembre 2017 – Où l’on verra probablement Luke (et un peu la princesse Leia, mais pas beaucoup plus).

Allez, il est temps d’aller engraisser l’industrie du film !

Merci Patron !

J’aurais fait un bien piètre journaliste car je vais vous parler d’un film tout droit sorti des salles (pas « en » salle car il n’est plus diffusé). Du coup, ce sera difficile de le voir au cinéma mais nul doute que vous le retrouverez vite sur votre plateforme de VoD préférée (plus ou moins légale).

Je vous présente donc Merci Patron ! Attentions aux âmes sensibles, il n’y aura pas de sang, pas d’action, pas de héros en armure ou en collant. Pas non plus de philosophie obscure sur la pomme de terre slovaque primée à Cannes. Du tout, il s’agit là d’un reportage de François Ruffin – sorte de Michael Moore français – sur la vie après LVMH, après le départ de leurs usines de la région d’Amiens.

Le film se penche sur la famille Klur, dommages collatéraux qui se retrouvent sur la paille et menacés de saisie, faute de travail. Lorsque l’ami François découvre leur situation, il décide de les aider en leur proposant de faire chanter se faire aider de LVMH qui, après tout, est la source de leur malheur. S’en suit alors une histoire rocambolesque sur les tractations obscures du groupe avec cette famille qu’il espère bien cantonner au mutisme. Mais François est là !

Pourquoi il ne faut pas le manquer ? Parce qu’il déterre quelques ordures de Bernard Arnault, un grand riche symbole du capitalisme aveugle, et que ça fait du bien. Parce que vous découvrirez que l’image d’un groupe a bien plus de prix que ses employés. Parce que ce sera votre heure d’indignation de la semaine. 🙂

Une ch’tite bande annonce pour vous finir ?

La dictature de la bien pensance

Il y a quelques jours, je suis tombé sur un article de Kombini assez intéressant : Pourquoi l’affiche des Visiteurs 3 crée la polémique. Ce post est à mon avis assez caractéristique de l’état d’esprit de la presse bien pensante bobo-hipsterisée : « le racisme c’est mal, dénonçons le dés que nous croyons le voir (ouh lala) ! »

Alors évidemment, loin de moi l’idée d’affirmer que le racisme, l’homophobie, le sexisme ou l’aquariophilie sont de bonnes choses, mais dans le bien comme dans le mal, il faut savoir s’arrêter au bon moment, avant d’être emporté par son cœur et ses tripes dans des délires persécutionnistes (oui, je sais que ce mot n’existe pas).

Dans l’article publié lors de la sortie des derniers (espérons) Visiteurs, sur neuf des protagonistes présents à l’affiche, seuls huit ont leur nom gravés en haut de celle-ci. Le neuvième ? C’est l’excellent Pascal NZonzi que personnellement j’ai découvert dans Le Crocodile du Botswanga et que l’on a revu dans Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu. Problème ? Pascal (ne nous voilons pas la face) est noir. De là à dire que Gaumont qui produit le film est raciste, il n’y a qu’un pas que tout un pan de la sphère Internet a franchi sans vérifier l’information. Pourtant il s’agit d’un simple problème contractuel : l’agent de Pascal n’a tout bêtement pas demandé la présence de son nom à l’affiche.

Ce qui me fâche (tout rouge), ce n’est pas tant que les internautes se soient émus de l’absence du nom de Pascal NZonzi à l’affiche (on les connaît, les coquins), mais que Kombini, emporté par son élan se soit permis d’écrire à l’égard de Gaumont :

Interrogée par Challenges, l’entreprise cinématographique française a nié toute intention raciste, en désignant la polémique de “démente”. Elle tient aussi à rappeler qu’elle a produit le film Chocolat, avec Omar Sy. Un argument limite, qui rappelle ce bon vieux cousin criant à qui veut l’entendre qu’il n’est pas raciste, puisqu’il a un ami noir.

Petit phrase assassine qui jette le discrédit gratuitement sur Gaumont sans autre forme de travail journalistique que la collecte de tweets.

Bien entendu, cet article partant d’un bon sentiment ne sera pas sanctionné. Pourtant, on aimerait (enfin, moi j’aimerais) que sur le sujet de la discrimination comme sur tous les autres sujets, les journalistes sachent s’en tenir aux faits.

Le vendredi, c’est Short Movie : Code 8

Hello tout le monde. Ça fait longtemps que je ne vous avais pas mis un petit film du vendredi alors je vais me rattraper en vous faisant découvrir Code 8. Il s’agit d’un court-métrage futuriste mettant en scène un jeune homme doté de pouvoir (façon X-Men) devant faire face à une police militarisée.

Ce qui est d’autant plus enthousiasmant, c’est que ce short est un PoC qui débouchera sur un véritable film. C’est un fait acquis puisque la campagne de financement participatif a largement rempli son objectif. Et vu le résultat actuel, on est certains qu’ils ont les moyens de faire quelque chose de bon, de très bon. 🙂

La vidéo n’existe malheureusement pas en français, il faudra donc que vous mettiez les sous-titres manuellement.

J’ai vu : Nous trois ou rien.

Ca faisait un moment que je ne vous avais pas causé film. J’aurais peut-être dû vous inviter à aller voir le très bon Spectre ou le dernier Hunger Games, mais vous savez déjà à quoi vous attendre. Alors je vais plutôt vous proposer de découvrir Nous trois ou rien, un film de l’humoriste Kheiron, que vous connaissez sans doute à peine pour ses apparitions dans Bref.

C’est là une première réalisation pour l’acteur dont j’attendais un premier long métrage instructif mais maladroit… Bon, ben je me suis trompé : le film est très bien réalisé et est une excellente surprise ! Kheiron a pris le parti d’en faire une comédie dramatique au cours de laquelle vous alternerez entre rires et larmes. Vous suivrez le périple de Hibat Tabib de son combat contre le Shah à son intégration en tant qu’immigré en France et dont l’ « histoire vraie » renforcera vos sentiments envers des personnages. Personnages, servis d’ailleurs par des acteurs excellents dans leurs rôles (Aaaah, Gérard Darmon. 🙂 ).

Bref, une très bonne découverte, profitez-en tant qu’il est encore projeté dans quelques salles !

Et pour en savoir plus :

 

J’ai vu Aladin, je vais essayer de vous en préserver.

Aladin, les Mille et une nuits, les 40 voleurs… Autant de contes orientaux qui ont marqué votre mémoire de jeune turelupin ! Vous vous souviendrez aussi longtemps des nouvelles aventures d’Aladin,  mais pas pour les raisons auxquelles vous pensez. 

Le film me disait bien : la bande annonce promettait un casting sympa composé d’acteurs bien connus (Eric Judor, Michel Blanc, Jean-Paul Rouve), une mise en scène propre et de bons effets spéciaux. Il ne restait plus qu’à saupoudrer une histoire qui a fait ses preuves d’un bon humour franchouillard et c’était gagné, j’allais passer une bonne séance.

Un truc me chagrinait toutefois : j’appréhendais la performance de Kev Adams. Ce petit a peut-être réussi à séduire vos affreux gobelins pubéreux d’enfants, mais il n’est jamais parvenu à me faire desserrer les dents, pas même pour un rictus moqueur. Quelle surprise donc de découvrir dans ce film que (attention spoiler) c’est un nouvel échec : pas drôle, non plus. Tout au long, on se demande où sont passées les ficelles du rire et les gags bien huilés qui nous régalent habituellement. Où sont passés les rires, même ? Et c’est quoi ce burlesque vulgos (ventredieu !) ? .

Vous qui entrez dans cette salle, abandonnez tout espoir.

L’ouvreuse

Il reste au moins les effets spéciaux. La boite qui les a réalisés doit se dire : « oh Sainte Mère, on a bossé comme des couillons pour montrer des putains de belles images et ils nous ont tout salopé avec un humour de merde… ». Et, ce n’est pas non plus le jeu d’acteur de Kev, moins charismatique qu’une poule (en nugget) qui vous convaincra.

Car oui, visiteur lambda, sache que si tu as esquissé un sourire lors de la bande annonce, apprends que comme souvent, les meilleures vannes y sont compilées et que tu as déjà vu le « meilleur ». Au moment où je te parle, dubitatif lecteur, sache que la note Allociné de ce film a encore baissé pour passer sous la moyenne car le français n’est pas dupe ! A part un rire gras de temps à autre de mon voisin de droite (Jabba), la salle ne s’est pas vraiment pliée (quoi qu’il me semble que quelqu’un a vomi après une blague de Kev).

Chose amusante d’ailleurs en parlant d’Allociné : ils se sont vus pollués de commentaires tellement foufous de positivité que l’Internet a mis en doute leur probité. Je vois deux explications possibles à ça :

  1. soit une frange de la population a un humour de moule cuite que le reste du monde ne comprend pas,
  2. soit ça sent la tentative de sauvetage maladroite de la part des producteurs du film qui auraient engagé une de ces sociétés spécialisées en image sur les réseaux sociaux.

Bah… N’accablons pas cette oeuvre, partons du principe que je n’ai juste pas pu rentrer dans leur groove et que je suis un vieux con. Il n’est pas impossible que des gens aient kiffé. Peut-être que vous même vous adorerez ? Attendez on va vérifier : imaginez que je vous regarde dans les yeux 10 secondes et qu’ensuite je crie « PROUT ! » Voilà. Maintenant imaginez que je fasse ça pendant une heure et demie. Personnellement ça m’a lassé, j’ai plus ri devant l’Exorciste (vraiment)…

Pour être certain de vous rendre au cinoche en connaissance de cause, voici un exemple de scène :

  • Le Vizir : Rejoins moi du côté obscur de la Force
  • Aladin : C’est où ?
  • Le Vizir : Par là bas…
  • Aladin : Ok, on y va.
  • Le Vizir : Alors écoute, je suis ton père.
  • Aladin : Même pas vrai, j’ai connu mon père. Moi je suis ton père
  • Le Vizir : Papa !

Voilà voilà. Dans Aladin, ça, c’est le paroxysme de la blagounette. Et encore, je crois que je l’ai rendue plus drôle involontairement.
Et je vous épargne le passage désopilant de la flûte dans le cul. J’ai failli me désopiler dessus.

Bref, pour conclure, j’ai l’impression que les réalisateurs pensent que des vedettes et de belles images vont suffire à nous faire oublier l’absence de contenu. Ce film est une insulte à ses spectateurs.

Si vous avez aimé, je m’excuse de vous avoir traité de moule et je vous invite à me dire quel passage était drôle autour d’un café virtuel dans les commentaires. Parce que moi là, je suis déception.

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Cinéconcert : Retour vers le futur (13 juin, Palais des Congrés)

Certains apprécient la musique classique, d’autres préfèrent la pop, de pauvres âmes écoutent Blur, moi je kiffe les BO de cinéma. Voilà, c’est pas hype, c’est pas underground, mais c’est de la bielle musiqu’ madame ! Beaucoup des BO de nos films sont composées pour des orchestres symphoniques ce qui permet (outre une ambiance sonore léchée) de rapprocher le public de la musique classique, avec un petit plus propre au cinéma : vous liez une musique à l’émotion d’un film.  Continuer la lecture de Cinéconcert : Retour vers le futur (13 juin, Palais des Congrés)