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Retour sur ces enfoirés de véganes

Dites donc les enfants, c’est que l’article Et si ces enfoirés de vegans avaient raison ? vous aura intéressé bien au-delà de tout ce que j’aurais pu imaginer ! Après sa publication, le bouzin a été repris par plusieurs blogs véganes (j’ai appris l’orthographe du mot entre temps) jusqu’à faire le tour des sites où le tofu est roi, mais pas que. On le retrouve aussi sur d’autres sites moins engagés mais curieux. C’est là que c’est étonnant : l’article a capté l’attention de gens qui comme moi sont intéressés par le sujet et qui cherchent des infos sans vouloir se faire traiter systématiquement de charognards. Il faut croire qu’il y a une vraie niche à satisfaire à ce niveau.

Résultat : en une semaine l’article a reçu plus de 20 000 « j’aime » et des dizaines de milliers de vues alors que mon dernier record devait être de 30 « likes ». Même si je ne cours pas après les lecteurs, j’admets que ça fait plaisir. Dire que j’aurais pu gagner 3,76€ si j’avais mis de la publicité… 😉

Pourquoi tant d’amour ? 

Aucun doute, ma prose est loin d’être seule à l’origine de vos visites. Ce sont nos amis vé[géta[r|l]iens|ganes] qui ont mis le feu aux poudres en partageant l’article sur Face de Bouc. Je pense que ce qui leur a plu, c’est tout simplement qu’un carnivore arrive à la conclusion que la (sur)consommation de viande, c’est mal.

Mais si les amis des topinambours ont été intéressés par mon petit compte rendu, ce ne sont pas les seuls. On a pu constater le passage de beaucoup de carnivores ou de bicurieux qui se sont reconnus dans l’analyse. Le plus fort, c’est que certains sont en passe de se convertir.

Je suis le messie des véganes, qui veut me toucher ?

Spi, humilité personnifiée.

Quant aux carnivores purs et durs, ils sont passés mais ont toujours des difficultés à exposer des arguments convaincants (pourtant très bien écrits). Qu’à cela ne tienne, je reviendrai vers vous avec les réponses d’un grand groupe.

Mais quelque soit votre bord, j’ai été vraiment content de constater qu’il y a eu beaucoup de réactions civilisées (comme quoi tout arrive) :

Vos commentaires n’étaient pas si pourris

Mexican Troll

Trololololo lololo lololo

Dans les commentaires, vous avez posté des compléments documentés et éducatifs sans trop déverser de fiel. Et ça c’est terriblement cool et je vous en remercie. Bon, j’admets que sur la fin, des petits trollolos sont venus mettre un peu d’ambiance, mais que voulez-vous, liberté d’expression tout ça…

Profitant de votre bonne volonté, pour faire avancer le schmilblick et le synthétiser un peu, je voudrais reprendre quelques unes des idées que vous avez exposées et y ajouter mon grain de sel :

  • Nous, c’est le goût
Burger

CouiiiiiIIIiiic !

On m’a dit que parmi mes arguments pro-viande, je n’avais pas mis le goût alors que c’est quand même « fichetrement bon, la viande ». Oui, c’est vrai, c’est le seul argument sensé que je voie, mais c’est très subjectif et l’opposer à la souffrance me semblait disproportionné (j’allais clairement me faire latter les c…), alors je l’ai remballé. Mais vous avez raison, j’aurais pu le mettre. 🙂

  • Le bio c’est de la merde

Le bio (ou agriculture biologique), c’est théoriquement l’absence d’engrais ou de pesticides chimiques de synthèse ainsi que d’OGM. Il existe depuis le début du XXème siècle et n’est pas juste un effet de mode moderne repris par les entreprises (pas que). Si le bio « c’est de la merde », que dire de la culture intensive ? Si vous n’avez pas de jardin, c’est encore l’alternative qui semble la plus saine. Et puis, il reste quelques labels pour se rassurer.

De deux maux il faut choisir le moindre.

Roman de Renart.

  • Le cri de la carotte
Les légumes ont-ils une âme ?

Les légumes ont-ils une âme ?

Ca c’est rigolo. Saviez-vous que les végés ont leur point Godwin à eux ? Il s’agit du point Carotte selon lequel toute conversation avec un végane déviera à un moment ou à un autre sur la souffrance des légumes (mais pas ceux en fauteuils roulants, attention).

Si c’est amusant sur le coup, à force vous me les énervez. Pour jeter définitivement cet argument aux orties (et en faire un excellent purin), sachez qu’en l’état actuel de nos connaissances, on peut difficilement affirmer que le légume ressente la douleur, simplement parce que : pas de système nerveux, pas de douleur.

On pourrait s’arrêter là mais il est tout de même intéressant de se demander : et si ce foutu radis ressentait sa découpe en fines lamelles et contenait son cri de douleur en lui ? Et bien dans ce cas, rappelons que notre bétail consomme bien plus de ressources végétales que nous ne le ferions en nous passant de viande :

Un agriculteur peut nourrir jusqu’à 30 personnes pendant un an sur 1 hectare, avec des légumes, des fruits, des céréales et des graisses végétales. Si la même surface sert à la production d’oeufs, de lait ou de viande, le nombre de personnes nourries varie de 5 à 10. 4. Alimentation Responsable.

Le viandovore fait donc plus souffrir les radis que le laituevore. Sachant cela, libre à vous de n’éprouver d’empathie ni pour les petits veaux, ni pour les petits concombres.

  • Le cri des p’tites bêtes

Dans les débats, on parle rarement de la position à adopter face aux insectes. Pourtant, si l’on accepte que les insectes sont nos amis (et qu’il faut les aimer aussi) se pose encore une flopée de questions éthiques comme : « ai-je le droit d’en manger en tant que végane », ou « puis-je marcher sur la pelouse ? ».

Ces questions sont encore plus taraudantes lorsque vous vous demandez ce que vous devez faire en présence d’une souris. Si des solutions pacifiques ont été apportées dans les commentaires (cf. Nicolas et ses cages non-létales), je vous invite à méditer sur cette phrase : Peut-on quand même accepter de tuer des animaux lorsqu’on est végétarien ?

« Je n’ai aucun problème avec les moustiques. D’abord, je ne suis pas sûr qu’ils soient sensibles à la douleur et, même dans ce cas, une claque rapide réduit au minimum sa souffrance. Ensuite, il n’a pas de conscience développée de soi, il n’est pas un être capable d’envisager son future d’une façon ou d’une autre. Donc s’il m’empêche de me concentrer sur ma lecture et menace de me piquer… »

Peter Singer, végétarien.

L’attitude adoptée par chacun d’entre nous face à ces choix sur la valeur de la vie animale varie :

  • Des véganes, des véganismes

Ce que j’ai appris en vous lisant, c’est qu’il n’y a pas un seul courant végane. D’une simple curiosité à l’intégriste le plus complet, vous représentez tout un panel de sensibilités et de raisons qui mènent à changer de régime. Vous devenez végane par compassion, pour sauver le monde, pour être en meilleure santé ou que sais-je encore… Il ne s’agit pas d’adhérer à un parti et d’en suivre les lignes mais de décider soi-même de ce qui est bon pour vous, pour nous, pour les animaux, pour le monde. De cette variété d’opinion semble naître quelques dissensions dans le mouvement, on l’a vu. 😉

Je me pose tout de même une question : que ce passerait-il si nous adoptions le « animal first » ?

  • Nous les humains, nous sommes trop nombreux sur cette Terre qui ne pourra pas tous nous nourrir

C’est une bonne raison de consommer directement des végétaux qui sont produits en utilisant moins de ressources naturelles. Mais est-ce que ce sera suffisant tant que la croissance démographique perdurera (en 2050 nous serons 10 milliards) ?

On a beau se répliquer comme des sauterelles, la croissance démographique est un des moteurs de la croissance économique, elle est donc défendue car pas touche au grisbi ! Difficile de savoir où tout cela va nous mener mais beaucoup d’hypothèses sont pessimistes. Pas forcément pour la planète, mais pour nous : vous reprendrez bien un peu de famine ?

  • Certains animaux ont été à ce point domestiqués qu’ils disparaîtraient sans l’Homme

Et ben ça, c’est intéressant. Il est vrai que les vaches d’aujourd’hui, n’ont sans doute que peu en commun avec leurs ancètres. On ne sait pas ce que deviendrait une vache moderne sans la protection des Hommes. Ce n’est pas (plus) un modèle de force et de souplesse. Si elles survivent, nul doute qu’elle se réadapteront à la vie « sauvage ».

  • Manger de la viande n’est ni bien ni mal, c’est ainsi.

Est-ce mal si Jean-Kevin, votre petit dernier est acheté et dégusté avec des fèves au beurre par Hannibal Lecter ? Manger des enfants n’est ni bien ni mal, c’est ainsi. De façon plus réaliste, supporteriez-vous de manger du chien ? Trouveriez-vous ça bien ou mal si quelqu’un en commandait à votre table ?

La morale ne devrait peut-être pas s’appliquer qu’à ceux avec qui nous vivons ?

  • Nous sommes des prédateurs !

Ca fait belle lurette qu’on ne prédate plus rien du tout. A part quelques chasseurs qui (quoi qu’on en pense) méritent plus leur galinette fourrée aux pruneaux que nous.

Sinon, oui nous sommes l’espèce dominante mais comme l’a dit le philosophe Benjamin Parker : « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ». Ce n’est pas parce qu’on peut faire quelque chose qu’il faut le faire.

Convertir par la parole, pas par l’insulte, jamais par la force

Evidemment, en plus du troll carnivore (« là, je mange un bébé veau mort devant mon clavier »), nous avons aussi eu droit au végane de l’extrême qui ne mâche pas ses mots (« réduire sa consommation de viande ne suffit pas, bande de baltringues ! »). Et c’est bien dommage car je le répète : vous nuisez à votre cause quand vous faites ça. On ne fait pas comprendre les maths à un enfant en lui tapant dessus avec un bottin (ni avec une chaise, n’insistez pas). On lui explique patiemment, on prend le temps de le convaincre.

J’ai découvert dans vos commentaires qu’il y a de nombreux véganes modérés qui plutôt que de vous engueuler, vous aideront à initier une démarche vers moins de viande. Et ça, c’est déjà une très bonne chose.

Chose amusante, j’ai constaté que l’article avait mené au moins deux impies à la conversion vers la sainte véganitude. J’attends vos risotos de remerciement devant ma porte. 🙂

Après ces quelques échanges

S’il y a une pression sociale poussant à manger de la viande, il y en a aussi une de la part des véganes envers ceux qui ne sont pas « full-véganes ». Pourtant, plus qu’un mouvement strict, j’imagine qu’il est mieux de voir le truc comme une philosophie. Il y a un minimum de réflexion et de leçons à tirer des discours des véganes, un équilibre à se trouver qui est sans doute quelque part entre la dose quotidienne de barbaque et la consommation exclusive de fruits tombés à terre.

J’ai été impressionné par le nombre de vos partages et je me sens obligé de vous remercier. Merci à vous. Merci d’avoir répondu à mes questions de carnivore avec patience, merci pour vos commentaires constructifs. Je vais faire une pause sur le sujet veggie maintenant. 😉

A bientôt pour de nouvelles aventures, Spi.

PS : J’en profite pour remercier Rak qui a assuré la modération pendant mes vacances.
Crédit illustration : julia-caramelina.

Et si ces enfoirés de vegans avaient raison ?

Connaître des vegans n’est pas de tout repos. Le vegan considère que tuer un animal équivaut à tuer une personne. Il vous parle de spécisme et vous explique que maltraiter n’importe quelle espèce, c’est mal. Il va jusqu’à comparer les abattoirs aux camps de concentration : une vision des choses qui nous parait tellement disproportionnée qu’elle nous choque. Pas eux.

troll_thinkingA force de côtoyer ces hurluberlus, un jour vous aurez le choix :

  1. vous arrêtez de leur parler,
  2. vous allez les troller,
  3. vous écoutez.

Pour ma part, j’aime les débats alors j’ai joué le jeu et j’ai écouté avec cependant la quasi-certitude d’être dans le vrai : pour moi, le véganisme était une « préoccupation de riche occidental qui avait satisfait tous ses besoins primaires et s’attachait maintenant à satisfaire ceux des animaux ». Un truc de bobo hipster lopette, quoi.

Petit plongeon chez les hippies.

troll noLorsque vous commencez votre incursion dans leur monde, vous ne connaissez pas grand chose à leur concept puisque vous avez très probablement été élevé dans une famille où l’on mange traditionnellement de la viande. On vous aura dit partout que c’était dans l’ordre des choses, que nous étions au sommet de la chaîne alimentaire, qu’on faisait ce qu’on voulait et qu’on pouvait emmerder les bestioles à loisir. Et puis de toutes façons, on est omnivores et remettre en question un mode de vie qui existe ainsi depuis des siècles, ça semble vain (ou au mieux très difficile). Mais bon, OK, on a dit qu’on essayait de comprendre alors on va s’y mettre.

Pourquoi ces gens sont ils vegans ? 

Pour commencer, vous pensez qu’ils ont juste une grosse empathie envers les animaux ; vous comprenez, mais l’empathie c’est subjectif, pas la peine de s’étendre dessus. Alors vous commencez à leur parler plus concrètement de leur régime. Ne vous inquiétez pas ils sont habitués, ils sont armés pour répondre à toutes vos questions (pour peu que vous écoutiez leurs réponses) et ils s’en sortent bien : l’argumentaire des vegans est plus réfléchi que vous ne le pensez et s’articule autour de ces points :

  • Ils font preuve d’empathie à l’égard des animaux.
  • Ils ont une alimentation plus saine.
  • Ils réduisent l’impact environnemental car la viande consomme beaucoup de ressources.

Oubliez donc l’image de cette con**sse de Brigitte Bardot. Rien à voir.

troll_wtf

Les convaincre qu’ils ont tort !

Comme leur raisonnement se tient et va au-delà de « j’aime les chatons, n’en mangez pas SVP », vous êtes pris au dépourvu. Va falloir assurer pour défendre votre morceau de viande. Vous vous préparez donc à aller chercher des arguments aiguisés pour les annihiler dans un petit « pouf » ridicule. Sauf que… Sauf que vous avez un peu de mal à leur opposer des idées qui tiennent la route. Vous étiez pourtant persuadé que ça viendrait tout seul, que vous en auriez des dizaines des raisons valides de becqueter des bêbêtes, mais il vous en reste juste une poignée et en plus elles sont un peu foireuses :

Vous avez l’air fin avec ça, d’autant que les conditions de vie ont changé depuis que votre arrière-arrière-arrière-grand-mère grimpait aux arbres. Votre cerveau est maintenant bien développé (plus que celui de Lucy ou Kevin) et c’est plus dû au fait de cuir les aliments qu’à la viande cuite (semble-t-il). Quant au « on a toujours fait comme ça », vous savez bien qu’on a toujours excisé des jeunes filles et que ce n’est peut-être pas la meilleure chose à faire (peut-être). Je parlerai des carences dans un instant mais on ne vaincra pas par là non plus…

Pas de panique, on peut contre-attaquer : allez jeter un œil à la définition du spécisme dont on vous rabat les oreilles, il y a bien quelqu’un qui vous dira qu’il est normal de différencier les traitements en fonction des espèces… Et bien… Euh… Non. Le spécisme est cautionné uniquement par habitude (lui aussi) et de nombreux savants, scientifiques et philosophes le déconseillent au même titre que le sexisme ou le racisme. Merde.

Et si j’avais tort…?

fffffuuuuVotre confiance en vous vacille. On mange sans doute de la viande en quantité parce qu’on en a besoin. Pourquoi sinon ? On en a besoin car manger uniquement des légumes entraîne des carences en fer et en protéines. Et ça c’est vrai ! Ou pas, crotte. Les végétariens, ne mangent pas que des légumes. Ils doivent varier leur alimentation en incluant des aliments auxquels on ne pense pas : des céréales, des fruits secs, des sources de protéines comme la quinoa, etc. Nous les viandards, on sait que notre alimentation habituelle subviendra à nos besoins, mais on n’a aucune éducation sur comment varier notre alimentation sans viande. Forcément, si vous virez veggie et que vous ne mangez que des haricots, vous êtes mal. Mais si vous vous éduquez sur le choix de votre nourriture, ça a l’air de même pouvoir convenir à des femmes enceintes.

Bon, les enfants, on a un problème. Personne ne nous donne de raison valide de manger de la viande plusieurs fois par semaine. Et si ces enfoirés de vegans avaient raison ? Ca parait fou. On a toujours mangé de la viande, c’est impossible. Peut-être est-il temps d’arrêter de se moquer et d’écouter.

Le bouffeur de mousse et le viandard

trollEcouter en essayant de rester neutre, c’est important car les confrontations entre vegans et carnivores se résument souvent au même show. Chacun balance des arguments et personne ne cherche à comprendre :

– Z’en avez pas marre d’être des meurtriers ?
– Z’en avez pas marre de nous faire hièch avec vos images dégueulasses de veaux morts ?
– Ouais ben si vous assumiez de manger de la viande vous les tueriez vous-même !
– J’fais c’que j’veux et je te pisse à la raie !
– La raie aussi à le droit de vivre, salop !
– Non, euh…
Etc.

Toujours, un groupe tente de se faire entendre en insistant lourdement, ce qui fait chier l’autre groupe qui se braque. Ca ne fait pas avancer le schmilblick d’un iota.

Si vous participez à cette guerre des tranchées, vous n’en tirerez rien. Au mieux vous vous débarrasserez de quelques amis. Mais si vous abordez le sujet de façon ouverte et constructive, vous allez peut-être découvrir des choses. Des choses qui vous feront mal au fion. Mais ça, je vous laisse le plaisir de le faire.

Et alors ? 

Morpheus: This is your last chance. After this, there is no turning back. You take the blue pill – the story ends, you wake up in your bed and believe whatever you want to believe. You take the red pill – you stay in Wonderland and I show you how deep the rabbit-hole goes.

troll cry

Et alors, il faut bien que je l’admette : il n’est pas impossible qu’ils aient en grande partie raison. Aujourd’hui on sait que :

Alors qu’est-ce qu’on fait ? Je ne vais pas vous dire ce qu’il faut faire, ce serait prétentieux. Juste que ça mérite réflexion.

Vous trouverez plein de documentation sur le Net sur les vegans. Comme d’habitude, sachez prendre du recul et décider de soit : continuer à consommer un burger par jour, diminuer votre consommation de viande en achetant de qualité (bio, de saison), passer au véganisme. Pour le dernier, changer ses habitudes n’est pas facile et les vegans se feront un plaisir de vous aider à assurer la transition. Nous, on a choisi la 2ème en mode petits joueurs. 😉

Aucun animal n’a été blessé durant la rédaction de cet article. Peut-être qu’il blessera un vegan ou un carnivore à sa lecture, tout au plus. 😉

Edition : On revient sur l’enthousiasme suscité par cet article dans Retour sur ces enfoirés de véganes. A lire si vous avez aimé celui-ci. 🙂

« Le Jugement », ou pourquoi vous ne buttez pas vous-même votre viande.

Bonjour les enfants. Aujourd’hui, je vous propose un court métrage de 30 minutes écrit et réalisé par Maxime Ginolin. Ce dernier met en scène M. Carniste, un lobbyiste de l’industrie agroalimentaire jugé par les animaux qu’il a contribué à faire massacrer. Le film est ainsi l’occasion de résumer l’ensemble des arguments vegans.

Comme vous le savez (ainsi que les petits animaux), je ne suis pas du tout vegan et je ne veux pas faire de publicité au mouvement mais j’essaye d’être neutre vis à vis des opinions de chacun sur ce sujet. J’ai donc décidé d’écouter les arguments que MagiCJack expose dans cette vidéo initialement publiée par Flo. Et bien c’est au minimum une bonne surprise sur le plan artistique car j’ai été bluffé par une très bonne mise en scène et une façon très intelligente de mettre en avant la cause animale sur le fond comme sur la forme. Ca vaut le coup de la visionner car pour une fois, elle devrait vous instruire sans froisser les susceptibilités (comme les vegans ont coutume de le faire, faut bien admettre* 😉 ).

Et comme toujours, croiser ses sources et les confronter sur des sujets polémiques est toujours une bonne chose. N’oubliez pas de prendre du recul. 🙂

*: cf. Marcel :