Category Archives: Contenu original

Les pires tweets de NorthGate 5

Parce que c’est facile et ça va vite à faire, voici la cinquième compilation des tweets du site.

Il faut que je meuble un peu car sinon l’image de gauche est mal calée. Là, ça devrait être mieux maintenant. Ah, pas encore tout à fait… Là ! Voilà. Ah non, mais j’y suis presque. Tenez encore un petit moment… Ayé !

Et si vous aimez ceux du jour ci-dessous, les précédents sont par ici.

Je peux me mettre au burkini moi aussi ?

Salut les enfants, moi aussi je vais semer ma petite graine moisie dans le jardin de l’intolérance. C’est parti. 🙂

A titre personnel et pour employer un euphémisme, je ne suis pas fan des religions. Je vois donc d’un œil méfiant tout ce qui porte soutane, grosse beubar, calot, burkini ou toute apparition me demandant de bouter de l’anglais. Alors quand j’entends des râleries sur des maillots de bains ridicules, à la base, ça me passe au-dessus. Mais voilà, le pays semble se focaliser là-dessus en ce moment alors si vous voulez mon avis, le voici (sinon j’ai moins polémique). 🙂

Pour commencer, se tordre l’esprit à se dire que Saint Pierre (ou cerbère équivalent) va vous interdire l’entrée par un « Nan nan, toi tu dégages, t’as des basquettes », c’est un poil ridicule. Si j’étais un dieu (et j’y travaille), je me baserais sur ce que vous avez réalisé dans votre vie : vous avez creusé un puit pour les petits africains, découvert un vaccin, aidé à limiter le réchauffement climatique, trouvé plus de 200 pokémons ? Non, vous avez juste enfilé un burkini. En ébranlant le combat pour l’égalité des sexes et vous enfermant dans un certain communautarisme, vous n’avez pas vraiment aidé vos petits camarades à mieux vivre. Perso, j’hésiterais même à vous envoyer en enfer.

Cependant, bien que j’aie peu de considération pour une personne qui se déguise en Barbamama, je me demande : à part raviver une phobie de la perte de notre culture chère à Marine, qu’est-ce que ça peut bien nous faire qu’une nana se déguise pour aller se baigner à la mer ? De toute façon, en s’acharnant sur eux vous ne les convaincrez pas, vous les exclurez juste un peu plus de la Société. Des gens qui font des choses qui me semblent connes, il y en a (remerciez dieu que je ne sois pas votre dictateur) : bouffer des Big Mac tous les jours, vendre Tour de Garde à l’entrée des gares, se maquiller en suppôt de Satan, etc. Les gens sont libres tant qu’ils ne nuisent pas aux autres, non ? Si j’étais un terroriste, ça m’amuserait pas mal de nous voir nous engueuler pour une fringue (moche en plus), je me sentirais aussi victorieux que lorsqu’on a annulé la braderie de Lille à cause de moi (la gloire).

Après, on parle aussi de la laïcité : nous sommes en dehors des établissements publiques et rappelons nous que le droit d’exercer sa religion est garanti par la déclaration des droits de l’Homme (suis pas fan de ce passage).

Peut-être que quelque part, on a foiré l’éducation ou l’intégration de ces gens mais on donne probablement beaucoup trop d’importance à cette histoire. En revanche, si ces gens doivent être surveillés car ils se radicalisent, c’est une toute autre histoire.

Bref. Sapez-vous comme vous voulez, topless ou burkini. Juste, si je peux vous conseiller une chose : si les gens émettent des cris de dégoût à votre rencontre, essayez quand même le burkini.

L’authentification par réseaux sociaux, une méthode simple mais pas sans inconvénients…

Dans la série « j’essaye de préserver les pauvres internautes du malin », j’ai déjà écrit deux articles : Evitez d’offrir vos informations perso sur le Net (phishing) ou comment détecter un petit rigolo qui veut vos codes d’accès, et J’ai trouvé pour vous le meilleur anti-virus (et vous le connaissez) ou pourquoi un anti-virus ne vaudra jamais un esprit éclairé.

Aujourd’hui, on va causer de l’authentification via les réseaux sociaux. Ne levez pas les yeux au ciel, c’est simple à piger et vous allez comprendre que s’identifier via votre compte Facebook, Twitter ou Google Plus sur une application tierce peut se révéler nuisible.

S’authentifier, une nécessité

Certains sites ont besoin que vous créiez un compte chez eux. C’est généralement légitime car un compte perso, ça permet de garantir votre identité sur un site marchand, de conserver vos préférences, d’envoyer les dernières bonnes affaires, etc. C’est pratique pour vous, c’est pratique pour eux.

Cependant, avec le succès des réseaux sociaux, Facebook, Twitter et consorts se sont dit que proposer d’utiliser leurs systèmes d’authentification pourraient être une bonne idée. Pas faux, utiliser un compte FB pour accéder à un site permet de :

  • n’avoir à retenir que l’identifiant du réseau social pour plusieurs sites (applications),
  • ne pas avoir à se connecter, la durée d’une session de réseau social étant très longue.
  • se connecter en une seconde.

Extrêmement pratique, non ? Oui, mais pas que, ça peut aussi devenir… embarrassant.

Les débordements

Prenons l’exemple d’un grand site streaming musical que nous appellerons Onzer. Si vous prenez la peine de créer un compte manuellement, c’est un poil plus fastidieux mais le site ne sait de vous que ce que vous lui donnerez (une adresse mail et un mot de passe au minimum). Si en revanche, vous vous authentifiez via votre compte Facebook, l’application va réclamer des droits que vous vous empresserez d’accepter car, rappelez-vous le plus grand mensonge du siècle :

J’ai lu et j’accepte les conditions générales de ce site.

Avouez, vous n’avez rien lu, vous servirez juste vos données sur un plateau.

Connexion via facebook

Dans les deux cas, vous pouvez commencer à jouir de votre musique. La nuance, c’est que lorsque vous vous êtes authentifié avec FB, vous avez donné le droit à Onzer d’accéder à vos informations Facebook. Et qu’est-ce que vous stockez sur FB ? Hein ? C’est bien ça, votre vie. Si l’application est un peu taquine, elle peut :

  • récupérer l’ensemble de vos amis,
  • leur envoyer des messages non sollicités,
  • publier vos écoutes sans votre consentement explicite sur votre mur,
  • collecter vos données personnelles,
  • regarder votre vie partir en cendres,
  • etc.

C’est de cela qu’il faut se méfier. FB a beau proposer des règles fines de gestion des droits, vous n’en avez généralement pas connaissance et ne les utiliserez pas. Évitez donc de céder aux sirènes de la facilité et prenez un peu de temps pour créer un compte spécialement pour chaque application.

Limiter les frais

Dés lors que vous avez un abonnement Facebook, vous êtes constamment authentifié et pisté sur les sites qui utilisent les boutons « J’aime ». C’est déjà amplement suffisant sans qu’en plus vous offriez nos données personnelles à des applications, tout en ne sachant rien de ce qu’ils vont en faire. Vous pouvez faire confiance à FB, mais allez savoir ce que Onzer fait de vos données. Fut un temps, ils publiaient systématiquement vos morceaux écoutés sur votre mur Facebook sans vous en informer, et perso je n’ai pas trop envie que tout le monde sache que j’écoute du Jul en cachette…

Testez la réalité virtuelle pour 2€

Google Cardboard est un projet de Google qui permet à tout possesseur de smartphone d’expérimenter la réalité virtuelle. J’ai testé le machin et bien que ce soit un « pauvre truc en carton », c’est extrêmement bien pensé. Ce carton est équipé de deux lentilles, d’un aimant faisant office de bouton (ingénieux), et d’un support pour votre téléphone. Le tout donne un casque de réalité virtuel d’une qualité relative mais qui vous permet d’expérimenter l’immersion dans des univers en relief, et surtout permet à Google de démocratiser la technologie pour le prix d’une botte de radis (pour les radis malins).

C’est toujours difficile de décrire la VR, alors si vous êtes curieux, faites l’expérience vous-même. Vous pouvez acheter la Cardboard chez Google (à partir de 14,99€) ou par exemple chez Ali Express (2,70€).

cardboard

J’ai testé l’oculus rift il y a deux ans, et c’était rigolo. J’avais juste regretté la définition trop faible de l’écran. Aujourd’hui, j’ai testé le bouzin avec mon téléphone qui a l’avantage d’avoir une définition de 2560 x 1440 (1920 × 1080 pour l’Oculus) et le rendu est très très acceptable. Bien sûr ne prenez pas ce jouet pour ce qu’il n’est pas : un vrai casque de VR que vous utiliserez tous les jours. Il est en carton, donc peu durable et peu confortable. C’est simplement une petite prouesse qui vous plongera dans des univers virtuels pour pas cher et ça, ça n’a pas de prix. 😉

Une fois votre Cardboard reçu, téléchargez l’application éponyme sur le store (allez ici si vous avez un iPhone car oui, même vous, vous avez le droit d’être moderne). Et nettoyez bien vos lentilles.

Vous aurez aussi besoin d’un petit coup de main pour le montage :

++, vous me donnerez votre ressenti si vous essayez.

 

 

90% des messages Facebook

Bonjour le monde ! Allez, je suis en feu(1), deuxième article cette semaine !

Si Facebook est votre outil de procrastination préféré, alors cet article est fait pour vous. Je voudrais ici vous montrer que la plupart des messages n’ont aucune valeur ajoutée (les miens compris, j’en suis bien conscient ^^). J’ai donc regroupé quelques posts bien représentatifs des stéréotypes du réseau social en guise de preuve. Vous allez vous reconnaître à coup sûr dans au moins l’un d’eux (si vous atteignez 4 ou 5, je m’inquiéterais quand même à votre place). 😛

(1) : expression issue de l’anglais « I’m on fire » qui fait très fait naze en français et laisse penser que je fais une combustion spontanée, je vous rassure ce n’est pas le cas, mais je ne l’utiliserai plus.

Allez, c’est parti, top 8 des messages bateaux de Facebook ! N’hésitez pas à en ajouter dans les commentaires.

1. La satisfaction d’ego

Je fais le tri dans ma liste d’amis Facebook, je saurai que tu es vraiment mon ami si tu partages mon message !

Pourquoi c’est mal : parce que tu vas te ridiculiser et vite oublier cette demande.

2. Le message caritatif

Si tu partages ce message, Gaétan atteint d’une maladie dégénérative du scrotum vivra plus longtemps !

Pourquoi c’est mal : parce qu’après 15 ans de diffusion de ces bêtises, le web commence à comprendre que personne n’est assez cruel pour donner 5 centimes par partage à un enfant malade. Je veux dire, vous voyez sérieusement un bienfaiteur dire : « quel dommage, tu es passé à 7 clics de la vie, Nicolas. Tu ne peux t’en prendre qu’aux internautes qui n’ont pas assez liké ta maladie ! » ?

3. Le malheur sur ta famille

Si tu ne partages pas ce message, tu tomberas malade, ton compte en banque sera vidé, tu auras un dégât des eaux, tes enfants de trahirons, tu subiras une attaque de criquets mangeurs d’hommes et ton débit Internet passera sous les 2 megas (liste non exhaustive).

Pourquoi c’est mal : sérieusement ?

4. Le message public mais privé.

J’ai passé une journée de merde mais ne me demandez pas pourquoi.

Pourquoi c’est mal : parce qu’au mieux tu suscites une curiosité malsaine qui rendra les gens heureux de ne pas être à ta place. Au pire on s’en bat l’une sans toucher l’autre.

5. Le partisan d’une cause.

Vous êtes tous des enfoirés de capitalistes homophobes qui tuez des petits animaux !

Pourquoi c’est mal : parce que c’est vrai, mais je n’aime pas qu’on me le rappelle.

6. L’affreux troll.

J’ai mis une photo de mon chat : 100 j’aime ou je l’abandonne devant un restau chinois.

Pourquoi c’est mal : ça ne l’est pas. Y répondre, ça l’est. Don’t feed the troll!

7. L’innocent engagé.

Ouais, j’ai montré des vidéos de gens morts, mais c’était pour la bonne cause !

Pourquoi c’est mal : parce que Gamette, la fille de 13 ans de Liliane est roulé en boule sous son lit depuis qu’elle a vu le visage de Paul Walker après son excès de vitesse, un volant entre les incisives. Parce que les gens t’aiment encore moins maintenant.

8. Le discours de motivation.

Pour soi :

je suis gentil mais si on touche à ceux que j’aime, attention, je m’énerve tout rouge !

Pour les autres :

Il n’y a aucun but que tu ne puisses atteindre si tu te sors les doigts !

Pourquoi c’est mal : parce oui, bon bah, je crois qu’Internet a généré plus de mollusques accrochés à leurs claviers que entrepreneurs ou de grands sportifs. Donc si tu sauves quelqu’un de la dépression sur Internet, je t’offre un biscuit.

plusfb

Allez, likez-moi maintenant !