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J’ai trouvé pour vous le meilleur anti-virus (et vous le connaissez)

Lorsque l’on bosse dans l’informatique, on nous demande fatalement un paquet de fois quel est le meilleur antivirus pour surfer en toute sécurité. Mais ce que l’on nous demande encore plus souvent, c’est de déverminer le PC qui s’est éteint dans un râle d’agonie après avoir affiché un pénis en plein écran, traumatisant au passage Jean-Rudy qui jouait tranquillement à LoL

Des solutions pour se préserver

Ici, vous auriez pu vous éviter de coûteuses séances de rééducation de votre rejeton en étant pro-actifs. Vous aviez en effet au moins deux choix :

  • Installer un bon antivirus bien gras qui cumule les fonctions de firewall, détecteur de malware, sauvegarde, anonymiseur, désenvoûtement, chiffrement des données, anti-spam, alarme incendie, etc. Ce dernier vous rappelant chaque année de cracher au bassinet, généralement après une période d’essai gratuite dont vous n’aviez même pas connaissance.
    Vous serez ravis d’apprendre que ce type de logiciel est généralement pré-installé sur toute nouvelle machine de marque. L’effet attendu par l’éditeur est que, pris de panique à la fin de l’évaluation, vous préférerez payer plutôt que de chercher une alternative.
  • Installer un antivirus gratos light et recourir à « ma » méthode qui est bien plus efficace que Kaspersky, Norton, McAfee et consort.

Là vous me voyez arriver comme un arracheur de dent avec des gros sabots. Mais non, je ne vais pas vous vendre un élixir magique hors de prix. Je vais simplement vous parler de bon sens…

Filtrage et censure d’Internet : voilà, on y est.

Tous pirates !

Je me souviendrai de 2015 comme de l’année au cours de laquelle le filtrage de l’Internet Français a vraiment commencé. Vous aussi vous pensiez que c’était impossible avec un gouvernement socialiste ? Mouahaha ! C’était juste plus facile de faire passer le suppo. Vous ne l’avez pas vu venir, n’est-ce pas ?

Sachez donc que depuis quelques jours, il est possible à la Police Nationale de bloquer des sites Internet sans avoir recours à un jugement équitable :

Lorsque les nécessités de la lutte contre la provocation à des actes terroristes ou l’apologie de tels actes […] ou contre la diffusion des images ou des représentations de mineurs […] le justifient, l’autorité administrative peut demander à toute personne mentionnée au III de l’article 6 de la présente loi […] de retirer les contenus qui contreviennent à ces mêmes articles 421-2-5 et 227-23.

Ceci s’applique directement au niveau des fournisseurs d’accès à Internet mais aussi aux moteurs de recherche qui devront déréférencer dare-dare les sites suspects. Judge Dredd arrive, mais discrètement.

A n’en pas douter, les dessinateurs de Charlie Hebdo seraient ravis que leur mort ait permis de cautionner cette petite loi mesquine qui est le premier vrai pas dans la censure d’Internet. Elle pourrait déboucher bientôt sur le blocage sans jugement des sites de téléchargement illégal, puis pourquoi pas un jour des sites « immoraux » comme ce blog. On en reparle dans quelques mois.

Source : Legifrance.
Lire aussi : La France persiste et signe la censure administrative du Net.

Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en securité tu ne mérites ni l'autre Thomas Jefferson

Je ne signerai pas la pétition de RedList

Tous pirates !

RedListUltimate.be est un site de partage de liens vers des contenus (essentiellement) piratés qui ne sont pas hébergé chez lui. Ils sont uploadés par de vilains pirates sur des sites de partage (genre MegaUpload) qui référencent ensuite leur butin chez RedList. Le site peut alors se targuer de l’argument : « sé panou kon héberge ! ». Argument léger, mais qui reste valide : le site est juste un annuaire et ne contient rien d’illégal. Pourtant, ça ne l’empêche pas de se prendre une BAF dans la chetron par l’ALPA et la SACEM qui ne semblent pas être d’accord. Un léger malentendu qui pourrait coûter jusque 550 000 € au proprio RedArche (que pour l’occasion, je rebaptise « RedArse ». Haha.).

L’espoir des majors, c’est que même si RedArche risque quetchi, le coup asséné fera du mal au site et perturbera le téléchargement illégal (c’est beau, l’innocence). Jusqu’ici, rien de nouveau dans les procédures : le jeu du chat et de la souris perdure. Mais il y a tout de même une petite nouveauté car des membres du site ont mis en ligne une pétition dont voici un amusant extrait :

les liens permettant d’accéder à des fichiers sur les hébergeurs ne sont pas de la responsabilité des sites warez et ne sont en aucun cas contraires à la loi. Faisons de Redlist un exemple pour les prochains sur la liste des ayants droit, élevons-nous maintenant et sans plus attendre contre une politique totalement inacceptable! Faisons en sorte que Redlist continue d’exister en tant que base de données et que Redarche n’ait aucune sanction pour le délit dont on l’accuse injustement et qui est non fondé ! […] Le combat c’est maintenant ! […] Ce combat, ce n’est pas seulement pour sauver Redlist, c’est pour sauver la culture web.

Ouais, ouais, ouais. Baratin. C’est bien beau de défendre une cause, mais encore faut-il ne pas le faire aveuglément. La liberté d’expression, la neutralité du net, l’interdiction du flicage, ok. Mais franchement, défendre un site de warez, parce que la loi est sympa, faut avoir un sacré aplomb, des corones de taureau et la cervelle de Diam’s. C’est juste con, voire contre productif pour des associations comme la Quadrature du Net qui essayent de faire un taff sérieux pour sensibiliser à la libéralisation du partage de la culture.

Moi aussi je trouve dommage que RedList ferme, mais c’est comme quand votre dealer de teusch local se fait mettre en tôle : vous allez manifester devant Fleury-Mérogis ? Ben non, vous cherchez un autre dealer. Donc, une pétition ? Mouahaha ! Allez petit, va ramasser ton savon en prison.

XBox One : Quand le jeu ne t’appartient plus.

Sur XBox.com, Microsoft livre quelques informations sur les sujets qui fâchent (cf. La X-Box One, c’est d’la merde ? Vous reverrez vos positions ^^). Vous allez voir que les différents acteurs poussent méchamment vers un changement de consommation des jeux afin de maximiser les profits. La solution des éditeurs : garder la main mise sur toute la vie d’un jeu en imposant qu’il soit vérifié toutes les 24h.

Fin de la revente de jeux d’occasion :

Avec la Xbox One, vous pouvez jouer hors ligne pendant 24 heures sur votre console principale, ou une heure, si vous êtes connecté à une console différente et utilisez votre bibliothèque de jeux. Le jeu hors ligne n’est plus possible après ce délai jusqu’à ce que vous ré-établissiez une connexion Internet, mais vous pouvez toujours regarder la télévision et profiter du lecteur Blu-ray. [NdSpi: Ce qui vous fait une belle jambe]

En gros, si une « connexion permanente n’est pas requise », pas de connexion pendant 24h et votre console se transformera en un presse-papier de luxe.

Source : Xbox One: A Modern, Connected Device

Le Kinect espionnera votre vie et volera votre âme :

Si vous ne voulez pas que le capteur Kinect soit allumé lorsque vous jouez, vous pouvez mettre en pause Kinect. Pour éteindre votre Xbox One, il suffit de dire « Xbox Off ». Quand le système est éteint, il est seulement l’écoute de la commande vocale « Xbox On », et vous pouvez même désactiver cette option.

Ou pas, donc. Comme attendu, cet argument était ridicule. C’est échelon qui le fera.

Source : Privacy by Design: How Xbox One and the New Kinect Sensor Put You in Control

Microsoft va-t-il tuer le marché de l’occasion ? :

Xbox One va permettre une nouvelle forme d’accès pour les familles. Jusqu’à 10 membres de votre famille peuvent s’identifier et jouer aux jeux de votre bibliothèque partagée, sur n’importe quelle Xbox One.

Admettons.

Attention, langue de bois :

Aujourd’hui, certains joueurs choisissent de revendre leurs vieux disques. Nous avons conçu la Xbox One pour que les éditeurs de jeux puissent vous permettre d’échanger vos jeux chez les vendeurs agréés. Microsoft ne fait pas payer de frais aux vendeurs, éditeurs ou consommateurs lors des transferts de ces jeux.

La Xbox One a été conçu afin que les éditeurs puissent vous permettre de donner vos disques à vos amis. Il n’y a pas de charges à payer pour ces transferts. Deux exigences toutefois : vous ne pouvez donner vos jeux qu’aux gens avec qui vous avez été amis pendant au moins 30 jours [NdSpi : malin, ça va faciliter l’élargissement de ces listes] et chaque jeu ne peut être donné qu’une seule fois.

Bougez pas, j’ai la page qu’il vous faut.

Source : How Games Licensing Works on Xbox One

En résumé : la console devra avoir un accès au Net, et ce sont les éditeurs qui choisiront si vous pouvez revendre ou donner vos jeux. Bonne nouvelle cependant, Kinect n’est pas un portail vers le septième cercle des enfers.

Maintenant, on va attendre les procès des associations de consommateurs. Mais avant, la sortie de la PS4 (dans 2 jours ) qui pourrait bien jouer sur ces « désagréments ». 🙂

Note : les traductions sont faites par moi-même, donc sentez-vous free d’aller lire les véritables textes en suivant les liens vers les sources.

Prenez le shit mais laissez moi ma liberté de voler

Si vous ne l’avez pas remarqué, ce blog est un peu orienté « liberté du Net ». Mais aujourd’hui, je vais pencher un peu côté artistes : j’ai trouvé un petit clip des Rois de la suède qui a le mérite de rappeler qu’être contre la censure, ce n’est pas forcément être pour le piratage. Alors ok, c’est un gros troll, mais il faudra réfléchir à la question quand on aura fini de sauver Internet.

Et ne confondons pas les citoyens inquiets qui défilent contre l’Acta, la SOPA, la PIPA ou l’Hadopi et les « pirates ». Cette petite vidéo fait un raccourcis dangereux. Alors, rappelons l’idée de  base :

  1. Internet est un moyen d’expression qui doit absolument rester neutre et sans filtrage. [in progress]
  2. Les artistes doivent percevoir une juste rémunération pour leur travail [to do].
Le second point va être un bon challenge, on va bien se marrer 🙂
Allez, je lâche le troll, d’autant que leurs autres clips sont sympas aussi :